‹ Athènes (volume 3)Chapitre 170 sur 234 · Xopriyrj;, de yoç^ô^., chœur, et àyw, je conduis · texte numérisé non relu

Xopriyrj;, de yoç^ô^., chœur, et àyw, je conduis

Voy. Lysias, de Muneribus, et Plltarque, de Prudenliâ Athen. » Mais Antisthène, dit Socrate, est passionné pour la gloire, qualité nécessaire à un général. Ne vois-tu pas que toutes les fois qu'il a été chorége, son chœur l'a emporté sur tous les autres? — Par Jupiter! s'écria Nicomachide, autre chose est d'être à la tête d'un chœur ou d'une armée. — Cependant, reprit Socrate, Antisthène, qui ne sait pas chanter, qui est incapable d'instruire des chœurs, a eu malgré cela le talent de choisir les meilleurs artistes. Si donc il sait trouver et choisir les meilleurs soldats, comme il a choisi les meilleurs clioristes, il pourrait bien aussi remporter la palme guerrière. » Xénophon. Méni. sur Socrate. L. III, r. 4.

3. Stuart cite ce curieux fragment de l'un des plaidoyers qui nous restent de Lysias : « Inscrit dans le catalogue des citoyens sous l'archonte Théopompe (411 ans avant J.-C), et nommé chorége pour les tragédies, je tirai 30 mines de ma bourse (2,700 liv.). Trois mois après, pendant les Tliargélies *, j'obtins le prix avec un chœur d'hommes faits, et il m'en coûta 2,000 drachmes (1,800 liv.); plus 800 drachmes (720 liv.) sous l'archonte Glaucippe (410 ans avant J.-C. ), pendant les grandes Panathénées, pour ceux qui exécutèrent la danse pyrrhiciue; sous le même archonte, dans les fêtes de Bacclms, je fus encore chorége, et je remportai le prix avec un cliœur d'hommes faits, dont les frais, avec la consécration du trépied, montèrent à 5,000 drachmes (4,500 liv.). »

4. " Quelle charge jjublique n'a-t-il i)as exercée d'une manière distinguée? Quelle contribution n"a-t-il pas acquittée des ])remi('i's? Quel devoir a-t-il jaiiuiis maïupié à remjilir? l-taut chon'u'c, il fiMiiiiit à la dépense d'un chœur déjeunes garçons, rcniporla le prix et dédia, comme un monnnii'iii ûc sa libéralité, le trépied que vous voyez ici. » Isiâ:. l^ro hœred. Apollod.

«1 Je fus chorége, triérarque; je fournis aux dépenses d'Athènes; jamais je ne manciiiai l'occasion d'une libéralité publique ou privée. » Démostii. Disr. sur In niurounc

'i'Iii'MnistiicIr lui-même comptait parmi ses titres de gloire une victoire iTuqKU'ti'o connue cliori'-ge à l'occasion d'un concours tragique. « Il fit les frais d'vne tragœdie «jui fusl louée publi(iuement, et en aiant gaigné le prix, estant desia l'honneur de vaincre en tel-; ieux fort enuié et chauldeinent i)onr-

FAtR en riioiiii.'ur d'Aiiullon, qiio l'on ci'li'hi-ail \r l\ ri If "; ilii mois ilc llKirHîr'iMn {.jnillel ).

.MONUMENTS CHORAGIQUES. 269

Quelquefois, à défaut de chorége, c'était la tribu inènie. le r^^aoç. (|ui en remplissait les fonctions. Le prix du concours était un trépied de bronze, le trépied choragic[ue que décernaient les magistrats athéniens^. Le chorége de la tribu (jiii avait rempoili'' la victoii'c érigeait ordinairemen(. [xjur en perpétuer le sou\enir. un petit monument sur l('(|ucl était fixé le trépied 2 ; une inscription faisait coimaître les noms du chorége. de la tribu, du poëtc ou du nuisicien, et du joueur de flûte qui avaient droit à une part du triomphe, enfin le nom de l'archonte qui avait présidé au concours. C'étaient ces monuments plus ou moins riches et de formes variées qui portaient le nom de choragiqucs -^ On les élevait presque

suilli à Athènes, il list peindre ccste sienne victoire en vn tableau qu'il dédia et fit atacher en vn temple avec une telle inscription : Themistocles Phrcarien ' en fuisoit les frais; Phrynicus l'avoit composée; Adimantly^s estoit préuot ". » Plltarqle. Vie de Thémistocle.

1. » Un trépied est le prix du vainqueur dans les fôtcs de Bacchus. »

Atiiknke. Deipnos. L. II.

Ces trépieds furent de tout temps la récompense le plus ordinairement destinée aux vainqueurs dans toute espèce de jeu; ainsi, dans ceux qui furent célébrés aux funérailles de Patrocle : « On apporta, dit Homère, pour être distribués aux vainqueurs, du frr brillant, des bassins, des trépieds, des chevaux, des mules, des bœufs au front robuste et des captives ornées de belles ceintures. »

Iliade. L. XXIII, v. 2Gi et suiv.

« Plus loin, des guerriers combattaient, à cheval et sur des chars, pour le prix de la course... Au bout de la lice paraissait un grand trépied d'or, fabriqué par Vulcain, qui devait être le prix de la victoire. » . Hésiode. Bouclier d'Hercule, v. 305.

« J'allai à Chalcis paraître au concours de poésie publié par les ordres d'Amphidamas, qui avait

proposé des prix considérables. J'y remportai pour prix de ma victoire un tré|)icd magnili([iu', que je

consacrai aux muses de l'Hélicon pour les remercier. »

HÉSIODE. I.es Travaux et tes Jours, v. 05'2. Dans les fêtes offertes aux Troyens par Aceste :

Mimera principio anlc ocidos circorpte locantur In medio : savri Iripodes, viridesqiie coronœ, El palmcc, prclium vicloribus, arma(]ue...

Il D'atjord on expose au unilicu du cirque les prix réservés aux vainqueurs, les Ircpieds sacrés, les couronnes vcrtloyantes, les armes, etc. » Virgile. Eniide. !.. V, v. 209.

'2. Il Andocides fut chorége de sa trilMi dans les jrii\ (liili\ rambi([Ufs, et, ayant olilrnu Ir prix, il lit lu dédicace de son trépied dans un lieu ('levé en face du SiliMir dr l'nrus. »

1*1,1 I Mioi i-. Vie des di.v oralmrs.

Cl Xos aïeux ont di'^dii' dans le trni[)le dr ikurhiis IfN trrpieds olilcnus par eux sur Iimu's coniurrriit-commi! choréges et comme vaintiueurs. » Isée. Pro Itœrcd. Dinvmj.

Si l'on en croit Tliéophraste, quelques vaiiii|iiriirs satisfaisaient ;ï l'usage ;\ meilleur marché ; h Si lin tri hnimiii', tlit il, a l'nnpiirli'' li' pii\ il'' la ! rai;'''ilir, il n m sacre à UhtIiiis îles guirlandes ou des bandelettes faites d'écorce de bois, <l il fail graver son iimn sur nu présent si magnil1(jue. »

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