C. .\.\II. ne l'Avarice
3, Il Héliodorc avait écrit un traiii' mit les trépieds clioragiciues d'Mlièiies. »
ll.\iii>()i r. \ I iii\. i.i'.ricoii.
' Du l'iirear, liourt.; ile l'.Vtliquo, voisin du Piréo, d.iiis l.i IriKu I.éimtiile. Ariliiiiiti', l'an 11' .lY.int .!.-('.
AT 11 li NE S.
tous aux doux cotes d'uno rue située au pied et à l'est de l'Acropole et qui eu avait pris le nom d(^ rue des Trépieds, Tpiivoi^s;; elle partait du Prytanée et venait aboutir au tli('àtre de Racchus ^.
Monument cuoiiagique dr Lysicrate. C'est en ciïet sur l'espace autrefois occupé par cette rue que se trouve le |)lus complet et le plus charmant monument de ce geni'e (jui soit parvenu juscpi'à nous. Près de remplacement d'une égiise aujourd'hui démolie, qui sous l'invocation de la Panaçiia Candeli avait, suivant M. Pittakis 2, succédé au temple d'Apollon et de Diane, sur un sol occupé naguère par le jardin d'un hospice de capucins français'^, s'élève un petit édifice''' circulaire vulgairement appelé la Lanterne de Démosthène ^, mais dont le véritable nom
rlan ilii monument tle Lysicrate.
est celui de monument choragique de Lysicrate. C'est une espèce de temple monoptère, haut de r)'",3o compris l'amortissement, et large de
1. « Les Tr(''picds sont \\\w rue qui vient du Prytanée; on lui donne ce nom à cause de quelques petits temples sur lesquels sont des trépieds de bronze, et qui contiennent des statues d'un trèsgrand prix. » Pai:s\mas. Alt. C. XX.
Parmi ces statues était le Satyre de Praxitèle, connu chez les Grecs sous le. nom de, Uî()ipor,To:, le Célèbre (Hesych. Lex. V. "Ovyixwp.),
Quelques-uns de ces monuments étaient en ell'ct de petits temples consacrés à Bacchns cpii iirésidait aux jeux de la scène; mais nous verrons qu'il est impossible; de reconnaître un temple dans le monument de Lysicrate, non plus que dans certains autres monuments chm-aniques.
'J. L'Ancienne Athènes.
3. Quoique le couvent n'existe plus, le terrain r[u'il occupait et, par suite, le monumcMit de Lysicrate sont encore la propriiHé de la France. BiciioN. La Grèse continentale et la .Marée.
i. Noy. piaui'iie \ M.
.^. Tô cpâvapiov xoù Ar,[j.&'jOÉvoy;.
L'origine do cette absurde dénnminaiien est diuis la croyance ([uc c'i'-tait dans ce ri'diiit ([ue Démosthène se retirait pour étudier. Nous verrons ([u'il n'y avait ni iierte ni espace f[ni rendissent cette suppiisliinn possible, Xous u'aeceplei-diis pas davanta^'e j'Iiypnliiése de Spon : n L'erneineut ([ui
MONUMENT CHOUAGIOLK D K i.YSlCRAïE. 271
2'", 80 de diamètre hors œuvre; il est formé de six eoloimes portant un entablement et une calotte, un (hohis, surmonté d'un éléf;-ant fleuron.
L'édicule. tout entier de marbre pentélique. repose sur un soubassement carré à moitié enterré, composé de trois degrés, hauts chacun de O'".oo. légèrement en retraite les uns au-dessus des autres et formés de pierres
Coupe du piéiiestal.
du Pirée. Les joints du piédestal sont accusés par un léger refend; sa corniche de marbre de l'IIymette, haute de 0"\o!2. est des plus simples. On a voulu fouiller ce soubassement et on y est entré par une ouverture pratiquée violemment sur l'une des faces; on n'y a trouvé qu'une cavité irrégulière, haute de 2"', 30. large de 0'",70 à 0"',90. et qui évidemment n'avait été réservée que pour économiser les matériaux. Sui' l'architrave du monument on lit cette inscription :
AïlIKlWTIIi: AVÏIOKI AOV KIKVNEVi: EXOPUrFÎ
AKAMA-NTIl UAlAU.X K M K A O E U N IIVAEI A VII AAHS AHHNAIOi: EAIAAIKE EVAINETOI HPXE
« Lysicrate de Cicj'iic, lils de Lysitliides, était clion'gc.
La tribu Araniantidi; avait remporté le prix du chœur d'enfants.
Théon avait joue de la llùti' ' ; I^ysladc, Athi'iiiiMi, avait composé la musique -;
Kvœnètc était arclionte. »
L'archontat (ri'Aa^iièle l'emoiile à la seconde anniM^ de la .'V' (4yml)iade (oôo avant .l('sns-r,hi'isl). ('|io(|ue <lu passage d'Alexandre en Asie.
est au-dessus, dii-il, l'st eomnu' une lampe ^ trois becs, re i(ui lui a pcul-rln' l'ail donner le imni de lanterne, quoique, apparemment, cela n'ait été mis que pour remliellisscmcut. » (T. Il , p. 17-'.' Ou a parlé aussi ([uelquefois de Lanlernc de Dinijènc, mais alors ce n'est plus ([u'uue simple allusion à la forme du monument et non pas une appellation prétendant pouvoir être justitiée.
1. Le musicien qui accompafînait les clucars avec la double llùte l'tait nommé chornules ou i7ioraula , y opaû),r,;, tandis (|ne cilni ((ni jouait seul de la flûte, le solislr. comme ou dirait chez les modernes, se nonuuait aulœdus, àuXwoô;.
2. Nous savons ([ue, dans les inscriiitions rliora^:iques, on traduit ordinairement le mot èôiSàirxe
il2
Nous sommes donc fixés sur la date de l'édifice qui nous occupe, et nous trouvons en lui le plus ancien exemple que nous possédions d'un monument d'ordre corinthien ^. La base est absolument ionique. Le chapiteau, haiil (le ()"',/i95, est du reste bien dilTérent de celui cjui se trouve aux monuments corinthiens d'époque plus récente. Les six colonnes, auxquelles
Cluipitcau.
deux gradins circulaires formés d'autant d'assises monolithes servent de stylobate, ont leurs fûts également d'un seul morceau de marbre; elles ont 3"\55 de hauteur, compris la base et le chapiteau, et leur diamètre est âc 0"'.o.'^. Les cannelures descendent très-bas sin- le fut et elles se teiminent dans la partie supérieure par une espèce de feuille d'eau dont on cliorrlioi'ait vainement un autre exemple dans l'antiquité. Entre les cannelures et le chapiteau est une bande en creux qui paraît avoir dCi contenir un ornement, sans doute de bronze doré, formant collier. Les colonnes sont presque à moitié engagées dans lui mur circulaire formé d'autant de panneaux de marbre épais de 0"',i7 dont elles cachenl le poini de joiuiioii. De ces panneaux, un seul, celui ((ui regarde le nord, est intact; celui (|iii lui est diamétralement opposé est com})let. mais fendu; h deux autres
par fut, te parle, et que, par extension, on disait oioà<7Xciv 5(jà[j.a, faire jouer une pièce, parce que rauteur montrait aux acteurs comment ils devaient jouer (Ai.exandiii:. Dict. ,7/Tr), le véritaljle sens <lii \(il)(' ôioà'jxd) l'taiit (tmircndre, enseigner. Puisqu'il s'agit ici di' niii^i([ur, il nous semblerait assez juste que sur l'inscription clioragiquc, à côté du joueur do flûte qui accompagnait les chanteurs et leur donnait le ton, on eût fait figurer le compositeur, le maeslro, qui les avait instruits et dirigés, l)lutùt que l'auteur des paroles (jui, en réalité, avait peu contribué à la victoire. Nous trouvons une preuve à Tappui de notre opinion dans une autre inscription choragique (jue nous aurons bientôt occasion de citer. Du reste, Chandler (T. II, p. i'25) paraît s'en rapprocher également lorsqu'il traduit èîtoâTXc par fut l'instituteur.