PAtSANIAS. AU. C. XIV
2. « La course du stade (Hait le plus ancien exercice de ceux qui se célébraient à Olympic; ils furent en partie imités dans ditVérLMits lieux de la Grèce et particulièremcnl ;\ Athènes. On faisait aussi quelquefois dans le stade combattre des animaux. Adrien donna dans celui-ci un combat de millt' bètes féroces en un jour. » Leiioy. liuhies <li's iilns hraiir iiniiiKincnls ilf la (Irèce.
'■\. I/iii|)podrome le mieux conservé est celui de rantii|iie A|)lini(lisias ou \l(''galopolis ! aujdnrd'inii r.neira , dans la Carie, Asie Mineure.
\ny. nos MuniDiients de tous les twitplcs. T. I , pi. W.
STADi';
sil'uit pour la })i'('iiiièi'c l'ois au iiièiiK' lieu cl dans la inènie forme vers l'an 350 avant .li'sus-Chrisl. |)ar roraleur Lycni-}2,ue. lils de Lycoplinm. Cinq cents ans après, il était en Irrs-niauvais (Mat (jnand Ilérode Atlicus. y ayant reçu du peui)le une coinoiine (for, promit, en présence de tous les spectateurs, que la première ivunion aurait lieu dans un nouveau stade construit en marbre du rentéli(|ue ^ ; (pialre ans après, sa pi'omesse était accomplie -.
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plan (lu Stade.
Aujourd'hui, les sièges de marbre, qui paraissent avoir été au nombre de trente et avoir pu contenir environ 25,000 personnes -^ ont tous disparu^, mais la cavea entière ABC, c'est-à-dire le talus en l'ov h cheval que les gradins recouvraient, existe tout entière. On avait pi'ollté |)oiu' l'établir d'un ancien lit de torrent dont les deux ber^-es. fort éle-
1. Nous avons dit que le pore d'Hérode avait légué une mine h chaque ritoycn d'Aihéncs. Son lils, ayant découvert dans sa succession des dettes considérables, les acquitta avec le montant de ce legs. Aussi, lorsqu'il reconstruisit le Stade, dit-on qu'il était h juste titre nommé Panalhénéen, puisque tous les Athéniens en avaient payé jriir part.
'i. L'embellissement du Stade par Hérode Atticus précéda la construction de son Odéon. Ku elTei , si, dans sa description de l'Altiqnr, Pausanias n'a pnint paili', coninic nous l'avons dii, de l'()d<''on qui n'existait pas encore, il a au contraire nientionm'' h- Stade. i< Il serait dillicile, dit-il, de faire, partager, par une simple descri|)lion, le plaisir et l'admiration qu'on éprouve à la vue du Stade de marbre blanc qui e>t. prés de là. \o\c\ ce qui pont faire juger de sa grandeur : siu' li's bords «le l'Ilissus, s'élève un luniil (|iii rdini'' un croissant, doni les deux ('\tri''iiiili''s muiI i-rjonulri- la rJM' du llriuo. l'n Allu'iiji'M iioniinr' l|('i-o(|i' on a fait un sladi' et y a presqui; (''piiist' la carrit'ro du uioiit l'enli'li(pie. n Ml. ('.. Xl\.
it. D'autres spertateni's plos i ibroiix cncon' |iiin\;,ii'nt pr.inli'' |ilarc sur los collinos ((li dominaient le Stado.
i. On voit cnrniv les quati'o ^^l'adins iiilVTi<Mirs sur lo plan il' Viliénrs drcssi' en li'iTd par b's capucins français et n produit par M. I,. do l/dioiilo, dans sou .t^/ic)ic\ nui- W, wi" rt wm' siècles. Mais quand Leroy visita Athènes coni ans plus lard, lo Slade était déjà dans i'ttal où nous le voyons aujoui'd'liui.
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vées, avaient été ré<2;ulai'isées pour recevoir les gradins; mais, aux deux extrémités, ou avait dû suppléer à leur absence par des constructions dont il existe encore des massifs considérables aux deux bouts A G et au au centre B du fei- à clioval.
Vue du Stade.
La longueur de Tarène est de 220 mètres, et par conséciuent de 35 mètres environ de plus que la mesure du Stade olympique, mais cette ditrérence est facile à expliquer. V.n tète du Stade étaient nécessairement (juelques constructions abritant les concurrents, quelcpies salles où ils se frottaient d'huile ou de poussière avant la course ou la lutte ; ces constructions ()criipai(Mit d('jà un certain espace. Les coureurs rangés en avant sur une seule ligne devaient tous avoir la même distance à parcourir; aussi le but qu'ils devaient atteindre était-il. non ]v'is l'extrémité I) (lu Stade, mais la corde ah de l'arc formé par sa i)artie circulaire, la c(p£V(^ov/;. dont nous avons ])aii(\ (le (l(M'nier espace devait donc encore être retranché de la longueur totale, et on ai-rivait ainsi à ne plus trouver ([u'un stade exact pour la partie de Tarène (|ue les coureurs avaient à franchir.
A Test, et vers l'extrf'niitf'' de l'arène, s'ouvre sous les gradins une soiie (le hiimcl l)l'>. dont rentr(''(> (''tait forni('e de constructions pres- ({ue entièrement ('croiih'es. (le |)assage. tailh'' à travers la colline et faisant m) coude, se dirigeait vei's le sud et (h'houchait dans la campagne^. C'était par là, sans doute, ([n'entraient dans Tai^ène les chexaux et les chars (|ui devaient figiu'er dans la pi'ocession (]o<- Panathénées.
1. l'ausaniiiii iiKMitioiiiic itii passage scuibhiljlc ((ai existait au Stade. d'UI\ iiipie.
l'O.NT Sl'H LILISSUS. :Kl3
Pont. Pour l'acilitoi' la sortie de cclto pompe et aussi pour oiVrir un passage coumiode à la foule des si)ectatcurs, en avant, du côté ouvert du Stade, on avait jeté sur Tllissus, également aux frais d'll('rode Atticus, un pont de trois arches, large, suivant Stuart. de 2!2 à !2o mètres, et constriiil eu blocage re\èlu de grosses [)ieires de taille de grand appareil. Sur la vaste plate-forme qu'offrait le tablier du pont, des religieuses avaient élevé un couvent el une église (iiTeiles abaiidonnèrenl lors(|ue les Turcs se furent rendus maîlres d'Athènes^. Le pont lui-même fut dt'ti'uit en 177/| par un gouveriieui' turc ([ui employa les matériaux à diverses constructions, et aujourd'hui il ne reste plus ([ue ([uelques vestiges des deux cult'es. Le pont avec les ruines du couvent se trouve sur le plan des Capucins, et il était encore presque dans le même état au teu)ps de Stuart, qui en a donné un dessin que nous reproduisons à la lin de ce chapitre.
Sur la rivG droite de l'ilissus, de l'autre coté du pont, dans le (juarlier des jardins, y/r^-Koi, s'éle\ail le lem])le (1(\^ Muscs llissiadrs, dont les derniers restes furent encore vus par Spon et \\ heler en 1()7().
Dans le même cpiai-tier se trouvait le temple de Venus dans les juntins, (\n\ renfermait une statue de la déesse, œuvr(^ très-estimée (rAlcamène-.
Sur le sommet des deux collines qui, à l'est et à l'ouest, dominaient le Stade, s'élevaient d(nix nionumenis; le premier était un temple dr la lM)rt(uie-\ dont il ne reste plus de traces; le second était le toml)i>au d"l[('rode Atticus ^
Tombeau d'IIérodk. On sait (pie ce généreux citovcu avait ét('' enterr('> en grande pom[)e près du Stade dont il avait dot(' Mliènes. [.e sommet de la colline où il fut dé|)osé avait ('t(' aplani et lran>f()rni<- en un Icrrepl(Mn soutenu par une muraille dont ou \oil encore (|uel(iues restes. Vu milieu s'élevait le nuLUsoh'c don! (|ucltpies eiilaille-. d,in- le nieiicr iudi- (pient seules l'emplarement.
Tkmim.I': 0I-: Divnk A(;u()Ti-;r. \. DexTudant la eolline du vCAr orii'iital. on traverse un petit ruisseau (|iii. lorsipie par lia-ani il ii e<l pas à sec. va se jiMer dans l'ilissus; c'est ri'lridau. mentioniM'' par Sirabou <•! IVtu-
I. Dk LAiioiiDK. Athènes nu.r w", wi'' ri \\u'' sirilrs. V. 1, l>. 'i^- -1. P.\i SAMVs. Ail. C. MX.
:». Phm (lu Stiulc, G, p. :ilU.
'k Ihiii.. n.
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sanias ^ ; bientôt, sur une a(ili<' collino moins ("Irvéo. à 150 mètres du Stade, 1)11 trnu\e le site qu'occupait uu temple consacré à Diane Agrœaou Afjrotem'^. « Cet endroit, dit Pausanias, est, suivant la tradition, le premier oii Diane ait chassé à son arrivée de Délos ; c'est pourquoi sa statue tient un arc^. » Le tenii)le avait été remplacé aune époque inconnue par une petite église sous l'invocation de saint Pierre crucifié, 2:Taupo'j[x£vo; néxpoç. L'église est ruinée à son tour et a perdu sa façade entière; elle était de style ogival et à une seule nef; ses arcs-doubleaux reposaient sur des tronçons de colonnes de marbre de l'Hymette, provenant sans doute du temple. Sous les décombres qui remplissent la nef. se trouvent aussi quelques restes d'un pavé antique en mosaïque. Chandler dit y avoir trouvé un chapiteau ionique, mais Stuart est plus croyable lorsqu'il avance que ce chapiteau est dorique, puisqu'il en a donné le dessin.
1. « Les fleuves qui arrosent TAttique sont Tllissus et TÉridan, qui porte le .même nom qu'un fleuve (les Gaules * et se jette dans rilissus. » Pausanias. Alt. C. XIX.
« Par exemple, Callimaque, dans son Recensement des fleuves, traite de ridicule ce que dit un poëte, « que les filles d'Athènes puisaient l'eau pure de l'Éridan, » eau dont les bestiaux mômes ne boiraient pas. » Strabon. Géogr. L. IX, c. 1.