‹ Athènes (volume 3)Chapitre 195 sur 234 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

U sud-ouest (l(> r \cr()|)()lc s'élèvent dans l;i plaine (|iiel(|iies collines (loill plusieurs. telles (||K! celles (les \\iiiplies el de Miis(''(\ peil\eiil p|-cs(|i|(> i-i\ aliseu (le liail-

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Tombeau do Muséo.

se l'allacliciil de i;raiids iioiiis. de grands s(iii\eiiii<. el la pins pelilo {\i^ lentes lliin> uappelle ;i la leJS

les pins eni'ienses liadilioiis dv> lenip> ln'TeKines . el Inné (V'<. pins

glorieuses institniions de raiili(|nil('' grec([ii('.

Au |)ie(l et à l'ouest du loclicr de Minerve, se creuse une étroite vallée c|ui contenait un bois et un temple consacrés aux Euménides et aux autres (li\init('s injcnialos'. (Juand tout autre téinoignai^'e nous manquerait, celui de IMu1ar(|ue - sulliiail seul ])our assigner à ce bois et à ce temple leiu- M'ritahle situation. (( Des sacrilèges, dit-il. s'étaient réfugiés dans le l'aiilii'non. l/aiclionte Mégaclès l(>ur persuada de se soumettre au jugement de l'Aréopage : ils y consentirent ; mais potu- conserx'^r l'inviolabilité que leur assurait l'asile, ils attachèreni un lit à la statue de la déesse, et se mirent à descendre de rAcro])ole. se dirigeant vers r\réopage. Ils étaient arrivés près du temple des Déesses vénérables (l'un des noms euphémiques des Furies), quand le fil se rompit de luimême. Alors Mégaclès et ses collègues se saisirent d'eux sous prétexte c[ue la déesse leur refusait sa protection, ei plusieurs furent lapidés. »

AuÉoPAtiE. C'est en ell'et de l'autre côté de la valh'e (|ue s'élève en pente douce une colline au sommet de laquelle se dresse brusquement le rocher de l'Aréopage -^ ainsi nommé, si l'on en croit Pausanias, parce que Mars y fut jug('' le premier^'; mais nous verrons que, suivant

1. » Près de rAréopage est le teni pic des déesses connues à Athènes sous le ui>m du Semiiœ, lejAvai, sévères, et qu'Hésiode, dans sa théogonie, appelle Erinnyes, "Epiwùç. Eschyle est le premier qui les ait représentées avec des serpents enlacés dans leurs cheveux; mais leurs statues, ainsi que celles des autres divinités infernales placées dans le temple, n'ont rien d'ellrayant. Ces divinités sont : Plutdii, j'Mercure et la Terre. Tous ceux qui ont été absous par l'Aréopage, étrangers ou citoyens, oiïi-ent un sucrilici' dans ce temple. Le tombeau d'OKdipe est dans son enceinte; mes recherches m'ont appris qu(^ ses os avaient ét(; aiiportés de Tlièbcs. » Paisamas. Alt. C. XXVIIF.

Dans les Euniénides d'Eschyle, ce temple est promis aux Furies comme compensation de l'absolution d'Orcste. « Votre temple, leur dit Minerve, sera l'objet de la vénération des enfants d'Kreclithée, et les honneurs dont vous combli'ront aux jours de fêtes et les hommes et les femmes, nulle part dans le monde vous n'en obtiendrez de comparables. »

Les Eu))iéni(lies, E0[j.Ev£5£ia, ou fêtes des Seinnœ, Sejj.vôiv sop-rat, se ciMéhraient tous les ans. Les AthiMiieus n'admettaient à ces C('r(''moiiies que les citoyens les plus recommandabies par leurs vertus et li'ur iutégriti', et dix prêtres ou IcpÔTtotot olTraient aux déesses des sacrifices de brebis pleines, des libatioMN df vin et de miel, et des gâteaux pétris par uu jeune homme appartenant à l'une des premières familles de la ville.

i. Vie (le Solo».

.'{. "Apr,;, Mars; ■ni^oç., colline ou nirhcr.

4. « L'Aréopage est aussi au-dessous tir la citadelle; on le nomme ainsi parce que Mars est le premier qui y ait été jugé. » .l//(c. C. XXVIII.

Il Dans le temple d'Esculape, llalinliotiiK, liN de. Xrpluuc, avait, dit-on, fait violence à Alcippe, lille (1(; Mars, et lui tuT' jiar ce dirii, ini'urlre qui (lo\iul Ir sujet d'un procès, le premier de ce genre.»

Ibiil. C. XXI.

Le sophiste Lihanius, (pii vivait au iv'' siècle de notre ère, avait l'cril deux di'rjanialions sur le jugement d'Ilalirrhotius.

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