‹ Athènes (volume 3)Chapitre 225 sur 234 · Voy. le torse do Mitlira du musée d'Arles · texte numérisé non relu

Voy. le torse do Mitlira du musée d'Arles

!•',. BiiETON et DE JoDKKROY. Iiilroduclio» à Vllistoivc de France. PI. VU. '.\. Paisamas. Laron.

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le symbole des révolutions de la lune, des quatre saisons, des quatre yeux (jui, suivant Alcursius. se voyaient au simulacre d'Apullou à Amyclée. Peut-être ces (juatre disques ne sont-ils simplement (jue Texli-émité des huches placées sur l'autel, et ce (pion a pris pour un second abaque n'est-il que le pi-ofil d'autiv^s pièces de bois jilacées en travers. Cette hypothèse, toute prosaïque (|u'elle est, ne me paraît pas dénuée de vraisemblance, d'autant plus que le tout était surmonté d'une flamme, ainsi que rindi({.ue la l'orme même du bas-relief, (|ui se terminait en pointe, et comme ne })ermettent pas d'en douter les divers exemples ({ue nous avons cités.

Dans l'inh'rieur de la citadelle se ti'ouvont ]->lusicnrs citoi-nes do dilT('rentes formes : telle a paru h Dodwell avoir dû être la dcstinalion d'une chambre circulaire creusée dans le roc. et d'une forme analo^^ue à celle de la Trésorerie d'Atrée. Une autre citerne taillée dans un rocher de brèche est revêtue de stuc. Les liomaius ne paraissent pas avoir eu d'établissement à Mycènes, et cependant, tel est l'état de conservation de ce revêtement, qu'on ne sait commentre\pli(iuer après tant de siècles. « Une semblable excavation, dit (:i«rke, s'observe à rAcropDJi' d'Argos; la nature poreuse de la brèche rendait l'emploi du stnc indispensable; ainsi s(> trouve expliquée la fable des Danaïdes, forcées sans doute de remplir la citerne d'Argos. » Dans l'Acropole de Mycènes. on reconnaît, en quelques endroits, des fondements d'habitations. A l'extrémité orientale sont des murs ([ui ont dû former l'enceinte d'un édifice irrégulier; ce sont sans doute les restes du palais des Atrides. Au |)oiut le plus élevé de la colline, (lueUpies substruclions paraissent a|)partenir à un âge moins reculi'; on y a trouvé des monnaies l'oniaini'S. Titc-Li\ei nous apprend (pie le généj-al Qnintius et le l'oi Allale eui-ent ww cnlivNue avec ?\abis. sur le site de Mycènes, avant la réduction d'Argos.

!)(' la Sf^conde porte dont j'ai pai'h'' part encore l'ancien chemin (|ni descendait rapidement dans la ville. D'un cot('. un parapel do pi-^res taillées et parementées en dedans gai-anlit (\('>^ pr(''cipiccs; de 1 autre, s'élèvent les murs de l'Acropole. Dodwell remar(|iie. connue mic exception, ([u'en entrant on avait à gauche les murailles, et il en (diielnt (|ne

1. . Non luin .rAi-ns csl uu ciuliuil :i\'\n-\c .M\ .V.ni(iur, Miimiin,: on .'..iivint .!.■ s'y iviinir.

360 QUATRE JOURS DANS LE PC-lLOPON ÈSE.

le bouclier attarhi' au bi'as gaucho ]K)Uvait protéger l'assiégeaut ; mais que, d'un autiv coti", les assiégés, dans leurs sorties, trouvaient le même avantage pour se défendre des attaques de l'ennemi.

Indiquons encore, parmi les antiquités de Mycènes, la culée d'un pont jeté sur le torrent qui contournait au sud la base de l'Acropole, et à dix minutes au nord-ouest de celle-ci, au milieu d'un champ, une espèce cVallre couverte, composée de quelques assises pélasgiques, sup- . portant trois énormes pierres plates. Ce passage, qui aujourd'hui sert d'abri aux troupeaux, a encore* A. mètres de profondeur, 2 inètres de largeur et 1"\30 de hauteur; il paraît avoir été l'entrée d'un troisième édifice souterrain, dans le genre de la Trésorerie d'Atrée.

A onze heures un quart nous quittons Mycènes, au bas de laquelle se . trouve la plaine d'Argos ; nous traversons celle-ci à son extrémité, et, laissant à droite le sentier qui conduit à Corinthe, nous entrons dans un long défilé, arrosé par une petite rivière qu'à chaque instant nous sommes forcés de franchir à gué pour chercher la rive la moins impraticable, et dont souvent le lit même nous sert de route. Nous remontons son cours ombragé de lauriers-roses, de myrthes, d'arbousiers, d'agnuscastus, etc. L'étroite vallée est formée par deux chaînes de montagnes assez hautes, toutes hérissées de rochers. Des animaux de toutes sortes animent ce beau paysage ; des chèvres bondissent sur les hauteurs ; de nombreuses colombes voltigent d'arbre en arbre, des serpents fuient sous les pieds de nos chevaux, faisant frémir les broussailles; de grosses tortues traînent péniblement leur lourde carapace brune, luisante et trèsbombée, et un gypaète, posé à quelques pas, nous regarde ti'anquillement passer en fixant sur nous son œil tricolore.

A une heure et demie nous faisons halte un moment . auprès d'un moulin à eau entouré de noyers, de peupliers, de mûriers, d'oliviers; nous nous croirions dans l'une des plus riantes vallées de la Provence. Après vingt minutes de repos, nous gravissons le mont Trilvs; nous en descendons le versant septentrional au milieu des rochers et par une gorge presque impraticable; nous sommes dans la ])laiii(' de Némée. Cette plaine, de peu d'étendue, est entourée de montagnes d'une médiocre éléxution; elle est fraîche, fertile et coiiNoi'te de nombi'eu\ troupeaux; le paysan y pousse encore devant lui Parair*^ pi-in)ilif. sans roues et à un seul manche. Nous passons près des ruiucs d'une cha])ellc

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