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5(j AT m: m: S.
|)ic. liiiidis (juc Irlinit [)il;i>liv ivsh'' \isil)leet saillant de ()"'.07, ;ui ccDlre (|c> triim<\\ii\. o>t lisso o\ poli. On voit aussi, sur le seuil de marl)i'e noir large de l"'..'i5. des entailles dcslini'es à recevoir le bas de ce revêtement
de bronze.
Ces clianibi-anles, ainsi que les portes de même métal, ayant été enlev('s il une épo(iii(' iiicdiiiiiie, avaient été remplacés par des pièces de marbre ^-rossièremenl taillées et appliquées. Un savant philologue prussien. M. Br)rlNli. nous apprend' que. vers le ii'' siècle après Jésus-Christ, un cei'Iain l''la\ius Sepliniiiis Marcellinus restaura à ses frais les portes de l'Acropole. M. Beulé pense qu'il s'agit des cinq portes des Propylées, et (|ue ce fut Marcellinus (( qui fit peut-être remplacer les bronzes par les chambi'anles de marbre dont une partie existe encore aujourd'hui. » Nous a\()ns ])eine à nous ranger à cette opinion, et à ne faire remontei' qu'au second siècle de noti'e ère, c'est-à-dire seulement au commencement de la décadence, cette restauration faite sans aucune espèce de soin et digne des époques les plus barbares du Bas-Empire.
Après avoir franchi les portes, on trouve un auti-c })ortique hexastyi(^ YV, formant la façade postérieure des Propylées 2 et regardant lOrienl et linlérieur de l'Acropole. Ce portique étant placé sur un terrain 1)1 us élevé que le ])ortique occidental, il en résultait que son fronton se trouvait également à un niveau supérieur. Cette différence devait être peu sensible i)oui' le spectateur placé au pied de l'escalier des Propylées, mais elle devait être choquante pour celui qui se trouvait sur les collines de l'Aréopage, des Nymphes ou du Pnyx. Ce n'est pas du reste la seule l)i/.ari-erie ([ui se présente dans la composition des Propylées, moninnent iKiii moins étonnant par l'audace de la conception qu'admirable par la
pei-lerlinn (le Tcxécution.
Le pi)rli(iiie oriental est profond de 6 mètres en dedans des colonnes et sa longueur, égale ii la largeur du vestibule, est de 17"\7(). Plusieurs tamboiii- (les coloimes ont été déplacés par l'explosion, mais aucun n'a été renversé, et I avant-dernière colonne à gauche a seule pei'dn son chapiteau. I.es antres cliapileaux sont, il est vrai, tous-plus ou moins endommagés. La prriiiirif colonne à droite, celle du nord, porte encore une
I. Dir Sl(i(ilsliiiiisli(illiiitii lier Alliriirr. ('.. I, (',. n" .'.'il. 'J. Viiy. la viKiif.tte en ti'to (lu ( liiiiiiiic.
l'OKTinri' ORIENTAI. DES l'HOlM L KH S. :i7
partie de Tangle de l'architi'ave avec les gouttes des triglyplies de la frise. Les deux colonnes voisines soutienneni l;i pircc |)ostérieure de l'architrave composée primitivement de trois blocs juxtaposés. Enfin, la dernière colonne à gauche est réunie à Tante par l'architrave. (|ui a conservé deux de ses marbres adossés riin à Tautre; le ti'oisième.' ((iii foi'mait la face extérieure, a disparu.
J.es six colonnes de ce portique reposent siu- un stylobate large de i"',G7 composé de deux degrés, le premier de 0"'.15, le second de 0"',32 de hauteui". De même qu'au portique occidental, chaque colonne pose sur une dalle entourée d'un bandeau saillant échancré d'un côté pour l'écoulement des eaux. La proportion des colonnes est la même. Dans le stylobate, entre les deux colonnes centrales, sont les trous de scellement d'une grille.
Le travail intérieur des tambours de marbi'e composant les colonnes des Pro))ylées est fort remarquable; il présente (juatre zones distinctes:
Cnupe horizontale d'um^ colonru'.
lapromiôre pnrfaitonient ])i)\\o ; la seconde légèrement pi((uée et la Iroisième fortement martelée; la (luatrième est un rond poli ayant au centre un trou carré de 0"',iO de côté et 0"',07 de profondeur. Afin de rendre parfaite l'adhérence des assises de la coloinie. on laissait légèremenl en saillie la zone extérieure i, cl le centre /i ; dans le creu\ ménagé à cel
Pivots on bois
elfct. ('lait plac(' an bloc infiM-icin' un dr de bois dur Ic'gèn^nicnl (■oni((n(\ perc('' d'un trou l'ond (|ui rcccxail un pi\ol adJK'Tonl à un autre di'placi''
o8 ATHÈNES.
dans le l)l()c sii|K'M'iciii'. (^ii pouvait alors faire tourner ce dernier comme une meule, d par Ir fiottnnciil on obtenait une adhérence telle qu'en bien des endroits il serait impossible de distinguer le joint. Plusieurs de ces pivots en bois sont conservés dans le petit musée de l'Acropole.
1'ii:di:si AL ue Vkms. Après avoir franchi le portique des Propylées par le passage central, on trouve aussitôt à droite, presque au pied de la première colonne, un piédestal rond 21, posé sur des chantiers, et qui
Piédestal de Vénus,
évidemment a été déplacé à l'époque de sa découverte. Brisé par le haut, il a la forme d'un lut de colonne de 0"\,75 de diamètre, conservant encore une hauteur de 0'",55. On y lit cette inscription :
KAAAIA[2 ANE0EKEN]
NIK [ES Ai:] OA [TMII] lASI
iiveiA Aïs
IS0MIA HENTAKIS
NEMEA TETPAKIS
nANABENAIA METAAA
« Caillas a dédié (cette statue) ayant été vainqueur aux jeux olympiques, deux fois aux jeux
pythiens, cinq fois aux jeux isthmiqucs, quatre fois aux jeux néméens
et aux grandes panathénées. »
()i'. Pausaiiias, parmi les monuments qui décorent l'Acropole, après avoir iii(]i(]iié la lionne de bi'onze, image symboliciue de la fameuse l.éiena, lamic et la complice d'Harmodius et d'Aristogiton, ajoute : « La slatuc (le \('iiiis (|ii(' l'on voit auprès est, dit-on. 'une offrande de Callias et a été faite par C;ilamis. » Ne pouvons-nous pas. d'après ce passage rap|)roché de I iiisci-iplioii. ix-gurder comme certain ({ue nous avons sous les yeux le piédestal de la statue coiLsacrée \\ Vénus par Callias, athlète célèbre fjni vivait dans la 77" olympiade [hl'-l à km avant Jésus-Christ).