Belxk. Acrop. C. I
3. Suivant cet oracle, le salut des Athéniens était derrière des murailles de bois. Tln'iiiistocle fit comprendre à la majorité f(ue, par ces mots, l'oracle désignait la flotte, mais (|iie!([ues-uus s'obstinèrent à rester dans l'Acropole en ajoutant à ses nun-ailles des ))alissadcs de bois. N'oici quelles avaient été les paroles de l'oracle de Delphes : « Quand l'ennemi se sera emparé de tout ce que renferme le pays de Cécrojjs et tles antres du sacré Cithéron, .liiiiiter, ((ui Miit tout, accorde à Pallas nue muraille de bois qui seule ne pourra être prise ni détruite; vous y trouverez votre salut, vous et vos enfants. » (UiatODOTi-, L. VU, c. 141.) La destruction d'Athènes avait déjà été prédite à la première nouvelle de l'expédition d('s Perses par un autre oracle de la Pythie : <( Athènes, avait-elle dit, sera (li'tiiiite de fond en comble, tout sera renversé, tout sera la proie di.'s llaniine--; el i(! redoutable Mars, mont('' sur un char syrien, l'uineia nos tours et vos forteresses. » Id. L. \ II, r. 1 i(l.
■'1. Dans une expédition des bmiens ('(iiitre les Lydiens, u le leniple di' (lybèle, di'esse du pays, avait
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honteuse de Xerxès, les Allu'niiMis. revenus dans leur patrie, n'avaient pas encore coinniencé à répai-er leurs désastres, quand ils furent forcés de Tahandonn.M- de nouveau. Les Perses, commandés par Mardonius, dcNcnus, dix mois après, une seconde fois maîtres d'Athènes déserte, complétèrent les dévastations commencées par Xerxès, « et, dit Hérodote, lorsque Mardonius soi'tit d'Athènes, il y mit le feu et fit abattre tout ce (jui subsistait encore, murs et édifices, tant sacrés ciue profanes *. » Il est vrai (iirib'rodote semble lui-même se contredire lorsqu'il dit ailleurs que, de son temps (vers ÙOO avant Jésus-Christ), on voyait encore les fers dont les Athéniens avaient chargé les prisonniers chalcidiens et béotiens, suspendus aii.v murailles de l'Acropole, en partie brûlées par les Mèdes^. Oiioi qu'il en soit, il est certain (jue ce fut a Tépocjne de la "•uerre médicjue (jne disparurent presque entièrement les murailles de l'Acropole, ouvrage des Pélasges.
Enceinte de Tiié.mistocle et de Cimon. Dès que les Barbares eurent évacué l'Attique, les Athéniens se disposèrent à relever leur ville et leurs mui-ailles. Les Lacédémoniens et leurs alliés du Péloponèse, jaloux du nMe hi-illant qu'Athènes avait joué dans la guerre des Perses, virent avec peine cette détermination, et envoyèrent une ambassade pour engager les Athéniens à renoncer à leur entreprise. Ceux-ci ne donnèrent d'abord (|ue des répouvses évasives, puis ïhémistocle demanda à être envoyé lui-même en ambassade à Sparte pour en conférer, et avant de partir il
(■•té coiihunii: avec la \ illc de Surdes, ot cet incendie servit d uis la suite, de prétexte aux Perses pour mettre le feu aux temples de la Grèce. » Hérodote. L. V, c. 102.
Il Les Barbares, toiiiliaut sur l'Attique, dévastèrent la campagne, renversèrent Athènes de f(iiul en comble et livrèrent aux flammes les temples des dieux. » Diodoue de Sicile. L. XI, § 14.
Il Ne pouvant rien centre les bonimcs avec le fer, Xerxès s'en prit aux édifices avec le feu. »
Justin. L. Il , c. 12.
I' Les Perses sont réservés aux dernières infortunes, digne prix de leur insolence et de leurs sacriléfres di'sseins. Ils n'ont pas craint, dans cette Grèce envahie, de dépouiller les dieux, d'incendier leurs temples. Les autels sont di'tinits; les statues ont été arrachées de leurs bases et brisées en morceaux. » Eschyle. Les Perses.
Il Quant au In'rant ipii estoit venu de la paît de Mardonius, Aristides lui nionstra le soleil et lui (lit : Tiit qnc ccst astre tournera à rciilom- du ninmle, les Athiniiens seront nioilels euueniis des Perses, pource qu'ils leur ont ili'siruii etgasté leur liais et ((u'ils ont jxillu et bruslé les temples de leurs dieux. » PurrAnQUE. Aristides.