‹ Athènes (volume 3)Chapitre 46 sur 234 · K. Beii.k. 1." Acropole (l'Ai hù lies. t. Il, p. "i · texte numérisé non relu

K. Beii.k. 1." Acropole (l'Ai hù lies. t. Il, p. "i

ç).i ATHKNKS.

ri-diitiiiis. \(»iis li'oiiNoiis ég-ahMiKMit ce fait ('>rit;-('> on n\o;!o par Vili"nvo : (( J.es chapiteaux di'^ colonnes, dil-il. étant terminés, et n'étant point j)()sés (le niveau, hien (|Li'étanl (rime égal(? proportion, les architraves (loixent être ti'acées de telle sorte que le renflement (|ui a été ménagé (lan> le st\l()l)ale se retrouve dans les membres supérieurs de l'éditicei. n

Knlin. il est un ti-()isi('mc genre de courbes (|ui se trouve également au Parthénon et dans les autres édifices grecs. La face de l'entablement forme une ligne concave sur chacun des cCAés de l'édifice, de sorte que les angles ne sont pas absolument droits, mais un peu aigus. Cette disposition avait évidemment pour but d'ajouter encore à la solidité du temi)le. en opjxisant à l'écartement une plus grande résistance vers le centre des grandes lignes.

Les colonnes sont cannelées à vive arête dans toute leui- hauteur, et les cannelures sont au nombre de vingt. Elles ne viennent pas, comme dans la plupart des autres temples grecs, se couper brusquement et à angle droit aux filets du chapiteau; elles se rapprochent plutcjt du système romain; seulement, au Parthénon, au lieu d'être terminées, comme en Italie, par im d(Mni-cercle, elles le sont par une sorte d'arc surbaissé.

Les joints des tambours (jm' composent les colonnes sont d'une telle perfection, qu'il faut la })lus grande attention pour les découvrir; ils n'ont souvent pas l'épaisseur du cheveu le plus délié. Du reste, dans tous ses détails, le Parthénon olfre la même pei'fection.

Les colonnes soutienn(Mit un entabh^ment ((ui a 3'". 25 de hauteur et (|iii n'est pas moins admirable par la Ix^iuté des marbres dont il est orné, que par le caractère mâle ([ui règne dans ses profils. Il paraît. conforMKMiient à la règle posée par Vitruve-, avoir été décoré de têtes de lion et d'antéfixes , dont on \oit (|uel(|ues échantillons au mus('e de Londres ^.

La face du triglyphe est exactement à l'aplomb de celle do l'architrave, règle (juc Leroy pense avoir été suivie à Athènes jusqu'au temps d'Au-

1. i( Capilulis perfectis deindp cohiiniuirmii, cl luin ad libellam, sed ad œqualem modulumcollocatis, ut qnœ adjectio in stylobalis fachi fnrril , in sitperiorihKs ineiiihris rcspondeat, episfylionim ratio sic est habenda » \\jn. L. ]|I, c. 5.

'2. <i In et/mis vapita leunina sunt scalpcnda. » Vitiu\k. I,. \\\.

'\. i:i<ii>i Saloan. \" :v,t|, liW. (Il- lion. ^'" liS't et ll'.M», antt-fixcs.

liXÏÉUlEUK DL l'ARTHÉNON.

guste . et dont les Grecs se seraient écartés alors . et ajirès eux les Romains, en faisant la surface du triglyphe en surploiiil) sur l'arciiiliave.

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Triglyplie liu Parthcnoii.

J.a hauteur des triglyphes du Partliénon est de i"'.70. leur largeur de 0"',85. On remarquera encore qu'ici, comme dans tous les temples doric[ues grecs, l'angle de la frise est flanqué d'un triglyphe. tandis que chez les Romains cet angle i-estait nu, et le triglyphe était placé à l'aplomb de l'axe de la colonne.

^h^\l?u tf il^

TU

Ans-'le di! f'i'i>0 ilu l'iirtli^rion.

Aiij,'lu (11' frise rnmainr.

T/entablemenI du Parthéiioii ne suit p;i- l;i forme pyi-aiiiid.ilr d.'s murs d(; la cella et des colonnes; au lieu (riiicHiier. coiiiiuc (mi\. vers le centre, iKse redresse et penche luème l(''gèiciii(Mil \."rs r.'\l.-iiciir du moimment. M. Beulé nous semlih^ avoir doiiiH' do cclto partictilarit.' roxplication la phis simple el en iiiéiiie leiiip- la pln< vrai(>. Si Teiitahlement renversé eu aiTii'i-e <'ùt lui Tn-il du >peeialcur. loiil rellel rù\ été perdu; ces ornenieuts hisseul (le\eiiii> ui\isil)les. daiitant plus ([iTau

ParthiMioii. coinme dans loiis les temples grecs, si tous étaient rehaussés de peintures 1. |)lusieurs étaient simplement peints et non sculptés, et par conséquent sans saillie-.

Nous avons déjà eu occasion de parler de l'emploi de la polychromie dans la décoration des édifices grecs ^. Certaines couleurs étaient, comme par tradition. alTectécs à certains membres d'architecture : le bleu aux triglyphes et an\ mutules, le rouge aux métopes et à la bande creuse qui sépare les mutules, etc.; les gouttes étaient dorées; le fond des frontons était généralement bleu , ainsi que celui .des caissons sur lesc|uels se détachaient des étoiles ou des rosaces d'or. La frise de la ci'lla du ParlJK'noa était surmontée de canaux alternativement rouges et bleus; au-dessous de la frise couraient un méandre^, sobrement peint et doré^, et des rais de cœur distingués par des filets rouges sur un fond bleu''; enfin, sur un chapiteau d'ante du posticum, M. Penrose dit avoir \u des oves blancs séparés par des fers de lance rouges, et des rangs de perles d'or sur un fond bleu ^.

M. Paccard et quelques autres ont cru voir sur les fûts des étalonnes des traces d'ocre jaime. Nous croyons, après examen attentif de l'espèce de croûte jaune qui recouvre en effet certaines parties du fût des colonnes, (lii'il ne faut y voir (|ii'une sorte d'oxydation du marbre produite par l'ardeur du soleil, d'autant plus que les parties les plus abritées, et oii par con.«;équent la peint me eût dû le mieux se conserver, sont justement celles où l'on en trouve le moins de traces.

Le porti(iue est double à chacune des façades du l\u'tliénon. et ce ne sera peut-être pas sans queUiue étonnement qu'on remar(iuera dans le plan ({ue les colonnes du second rang, exhaussées sur deux degrés et d'un plus petit diamètre que celles du premier, ne correspondaient pas toutes parfaitement à leur axe. Ces irrégularités, que la théorie de

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