XÉNOPii. Symp. Atiién. Deipn. L. IV
« Conte plutôt fjue tu courus sans laisser éteindre la torche. » Ai.isrorn. Les Guêpes.
4. (( Ce comhat poétique avait été institué par Périclès. Le sujet proposé était l'éloge d llariiuidius, d'Aristogiton et de Thrasybule, dont le courage luait délivré la patrie des tyrans (|ni r(ipi)riniaient. »
Pnu.osTR. l'(7. Aiioll. L. Vil, c. 4.
5. Les pièces de théâtre représentées étaient au nombre de quatre, ce qui avait fait donner à ce concours le nom de TeTfa/oyîa.
G. AniSTOPiiAME. Les Nuées, v. 08i.
7. (I Hippar(|ue fut le premier qui apporta h Athènes les pocîmcs d'Homère et qui obligea 1rs rapsodes aies cliaiilrraiix Panathénées. » jElikn. llisl. ilir. L. Mil, c. 'J.
Il est vrai ([ii'ailleurs (L. XIII, c 1 i) le même auteur dit cpie les poésies (rihinière furent rassemblées par Pisistratc, qui en forma VIliadc et VOdyssée.
Suivant Diogène Laërce, Solon fut le premier qui lit elianier les vers d'Homère dans les fûtes publiques.
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auquel diacune des tribus d'Athènes contribuait en fournissant un bœuf, et la chair des victimes ('tait distribuée dans un banquet public à l'assemblée entière^.
Revenons à la frise du Parthénon. dont cette digression, que nous avons ci'ue nécessaire, nous a écarté un moment. Les sculptures de la frise ont. comme nous l'avons dit. très -peu de relief, ce qui était admirablement calculé pour permettre de les voir d'en bas et sans se reculer beaucoup, ainsi que l'exigeait leur position sous un portique assez étroit. Stu;ui et Revett dessinèrent une partie considérable de ce qui exi.-lait encore de leur temps (1751-1753). lîn fragment, déjà séparé du monument, fut ap]:)orté en l'rance par M. de Choiseul. A son loin-, liird Elgin détacha une grande suite d'environ 77 mètres de long, et la transporta à Londres, Dans cette frise, des harnais, des armes et divers autres ornements étaient en métal , et on reconnaît encore facilement les trous des crampons qui servaient à les attacher. Ce n'était pas le seul genre de décoration appliqué à ces sculptures; beaucou}) de parties avaient été rehaussées de peintures dont on retrouve encore des traces, et. si l'on en croit M. Penrose, la composition tout entière se détachait sur un fond bleu ~.
Nous avons déjà dit, à propos de l'escalier des Propylées, que dans cette vaste composition il ne fallait pas voir seulement une représentation matérielle de la cérémonie des Panathénées. La présence des dieux, des demi-dieux, des héros, celle d'Aglaure, de Pandi'ose et d'îTersé, celle enfin des chars, (jui, ainsi que nous croyons l'avoir démontré, ne pouvaient arriver au sommet de l'Acropole, certains détails intimes (jui, évidemment, ne pouvaient appartenii' à la scène qui se passait en public, suffiraient pour faire comprendre que l'artiste s'est souvent livré à son imagination, et ({ue cherchanl, avant toutes choses, à introdinVe dans sa vaste composition la vari('M('^ c[ui devait en faire le ciiarme, il ne s'est guère préoccupé de la pensée de transmettre aux siècles futurs des renseignements précis sur l;i i^ompe des Panathénées, thème brillant sur le(|uel son ciseau avait brodé les plus riches viiiiatioiis. <( La comj)u>iti(jn mènic, dit M. Beulé. ne l'elrace ])as, connue on Ta dit souvent,
I. " Quand, dans la fiMc dos Panatliùnccs, ta t'es gorgé de viande i>
Anisinr-ii. /,f<; Xiii'os, v. rtS.'i.
'2. Prinriplea nf AlhpnifDi nfrlnln-lurr.
FRISE DU l'AKTIIKNU.N. 125
la seule procession des Panathénées. C'est l'ensemble de ces letes solennelles, depuis les cérémonies secrètes qui se célébraient la nuit dans le temple de Minerve Poliade, jusqu'aux courses de chars et de chevaux dont les bords do l'ilissus étaient le Ihéàtre. Ici les dieux assistent au triomphe de Minerve; là les jeunes Athéniens se préparent et revêtent leur costume dans le Céramique ou dans le Gymnase. Leurs esclaves amènent leurs chevaux, les brident, les caressent. Par un enchaînement habile, les principales scènes sont réunies malgré la ditïérence du Heu et des temps. La disposition môme de la frise aide l'artiste à leur donner l'unité et une impulsion commune^. »
Si les divinités avaient été réunies à la façade du Parthénon, les détails familiers avaient été réservés pour la frise qui. à l'occident, surmontait la porte de l'opisthodome, partie moins sacrée du temple. (< Oji dirait les coulisses d'un théâtre, et nous assistons aux préparatifs de la toilette des acteurs. (Quelques jeunes Athéniens déjà montés essayent leurs chevaux et vont rejoindre le gros de la marche qui court sur le côl(' du nord. D'autres se font amener leurs coursiers, contiennent leur fougue, les brident, les caressent. Quokiues-uns se parent pour la fête en eau-
Frise du rartliéiion.
sant avec leurs compagnons. H y a même des (hMails (riiiic inliiuih' et d'un naturel ({ui molliront ini arl hicn sur iUi lui-iiuMiic l ii \lli(''iiicn passe sa tunique de la même manièi'e que mitis passons nos chemises-,