‹ Athènes (volume 3)Chapitre 7 sur 234 · ENTRER DE L'ACROPOLE · texte numérisé non relu

ENTRER DE L'ACROPOLE

doriques qui, elles-mêmes, avaient eu pour modèle la porte égyptienne, est plus étroite dans sa partie supérieure ; son chambranle est formé de deux pieds-droits, chacun d'un seul morceau de marbre portant un linteau de 2'", 80 de longueur. Ce linteau et ces pieds-droits proviennent, comme le reste de la muraille, d'édifices plus anciens, ainsi que l'indiquent des trous de scellement sans objet dans la nouvelle construction. La hauteur de la baie est de 3'", 87 ; sa largeur, dans la pailie inférieure, est de i'",89, et dans sa partie supérieure de 4 '",73 seulement. « Le seuil de la porte, dit M. Beulé, le dallage sur lequel il repose, les trous carrés oii les gonds s'engageaient, le conduit ménagé pour l'écoulement des eaux, tout s'est retrouvé ; il y avait même encore dans les trous des gonds du plomb qui avait servi à les assujettir. »

Le mur est surmonté d'une sorte d'entablement haut de 2'", 57, formé de pièces rapportées. « Ce sont^ en effet, ajoute M. Beulé. des entablements d'édifices doriques placés de la même manière que les débris du vieux Parthénon sur le mur de Thémistocle. Les architraves de marbre pentélique supj^ortent une frise en pierre de tuf; des métopes en marbre blanc ont été glissées dans les coulisses des triglyphês. Ce sont des plaques sans traces de sculptures ni de couleurs. Au-dessus de la frise, on a mis une corniche de marbre qui appartenait à un autre monument, car les mutules sont d'une proportion sensiblement plus petite et ne s'arrangent point avec les triglyphês i. » Enfin, on a surmonté le tout d'un attique composé d'une espèce de seconde architrave terminée par une petite moulure très-peu saillante, en forme de corniche. Cette décoration pourrait bi(Mi être un lointain souvenir d(> la décoration primitive de rentrée de l'Acropole, et ce n'est pas sans vraisemblance ((ue M. Beulé suppose que les tours elles-mêmes ont |)u se terminer par une rangée de triglyi)hes, comme celle dont nous voyons encore que Mnésiclès avait couronné les murs des ailes des Propyh'cs.

Tous les fragments qui ont servi à composer la mui-aill(^ appai'tieniienl à 4fe'> des épo(jues difl'érentes, et (|u'il ne serait pas impossible de (l(''l<'rminer, approximativement pour queUpies-uns , avec certitude; pour ([U('l(|ii<'s autres. Kn examinant les trigly|)h(\-^ de la frise, on leiu' trouve la même proportion ramassée et les mêmes caractères archaïques (|uc Ton recon-

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