Voy. 'E7/;[j.efU àpxaio),OYiy.ri, Uvr
2. Ainsi, du mot Kûpie, seigneur, on a érrit sculi'nicnt la iironiièro ot la dernière lettre, Kl'^.
•1. 'Anô xTtTcwi; y.ôiî|xou. Ces dates reportent la cr/'ation du monde à rj.')08 ans avant Jésus-Christ, suivant l'ère juive adoptvn par les Grecs, et non pas ii iOOt ans, ronnne le fait notre chronolofiie.
KTAT ACTl'i:!. Dl l'A UT 11 K NON. 137
Ces iiisci'i|)tions eml)ras.senl une i)('rio(le de sept siècles, depuis If Ml' jusqu'au commencement du \iv". Les lettres ont des formes dillerentes, selon répo(iuo à hufuellc elles lurent tracées; les ])\u< anciennes sont les plus simples; les ])kis modernes sont plus contournées, plus ornées et beaucouj) ))Ius dilTiciles à lire.
A la première ('pixinc appartient cette inscription :
+ MOKTa)BPiœ)l&HM(X |lN-^ZeTe/ilQ09H
lAWAPCACOAn®
HMcniciç, eroYc
/ÎCB
" Le 15 du mois d'oftDhn', le prcinicr jour di' rindiction 7, est mort AndnS notre saint évèquc,
en l'an 0202 {Ap. J.-C. G9i). »
C'est à la dernière époque que doit être rapportée cette autre : o3i\^ ^i^ o y\f^ f/f a h^r ^ r cT
cruTXe
Il Est mort dans le Seigneur le serviteur de Dieu, Nicolas, prêtre et vicaire do la
sainte l'glise d'Athènes, au mois de juillet, le... et de l'indiotion...
le jour (|uatrième, en l'an 0822 {Ap. J.-C. Klli). »
Dans toutes ces in.scriptions. on trouve (h nom1)reus(\>^ l'aut(^s (rorlliograplie; mais on ne doit point s'en étonner, puistjue ces taules ne sont pas rares dans les inscriptions anliciues (|ui approchent le plus (\i'< pn»miers siècles du clu'islianisine, et (lu'oii en recoiniail nièuie dans celles des plus belles épo(|ues <i;rec(iues.
Les inscriptions (|ui nous occupent peuvent être di\isées en dc'U\ classes principales; les unes. eccl('siasli(|ues conmie (■ell(\s (jue nous avons citées, contenant la date du pa.ssage de ce monde en laulre d'évèques. Ènc/.oTvoi , arclievè((nes . y.zyu-\.r;y.''j-'ji . de nu-lropolitain-^ .
138 ATIIKNKS.
|j.7iTpoTCoXiTai, et d'autres personnages revêtus de dignités ou de fonctions ecclésiastiques, tels (jue prêtre, rpsG^uTspo; ; olficiant, 'XsiToupyoç; chargé du soin des orphelins, opçavoxpooo; ; diacre, ^taVjvo;; économe, otxovojj.o;; archiviste. yapToulapto; ou yapTO'puXa^; procureur. /.oupaTOjp ; sacristain'. Gx.cuo^Jlaç; secrétaire ou scrii3e , ypajxaaT'.xo; ; premier diantre. 7:p(o-o^};xXTr,ç ; moine. p.ova/o;; supérieur de couvent, r,yo'J[j.svo;; lecteur. àvayviOcTviç; chancelier, TTrpcdTOduyysT^o; ; archiprêtre, 7ipojTo-a-Traç; familier ou bedeau. f^cotxsaTtxoç; prêtre secondaire ou vicaire, Upsùç ^suTeps'Jtov,- doyen, f^s/.avwp; chanoine, xavovixo; ; abbé, àppaç, etc. Les autres inscriptions contiennent une prière à Dieu de se souvenir du défunt et de pardonner à son àme. Ce personnage n'est pas toujours un ecclésiasti(|ue; on trouve même le nom d'une femme appelée Anastasie. Ces inscriptions commencent invariablement par les mots en abrégé Mvfl'cOvîTi, Kupie, (( souvenez-vous. Seigneur, » etc.. comme celle-ci. cjui est double :
eiClCAHCMCÀ^HHlu
Il Sonvoncz-vous, Seigneur, de votre serviteur Grégoire, diacre et économe de réglisc d'Atliènes. »
" Seigneur, secourez votre serviteur, le diadre Cyriaque. Seigneur, secourez-le. »
Sur la Iroisième colonne, à partir de l'angle sud-ouest, au milieu de ces inscriptions anciennes accompagnées d'une foule de noms de voya-
\. Ce mot no n'pond pas aux fonctions subalternes de nos sacristains, mais au poste plus relevé du sacrisla des Italiens, qui nomnUMit ainsi le pri'iro chargé du soin et de la conservation des vases saTés, reliquaires, ornements, ctc , appartenant à l'église.
ÉTAT ACTLHL UL l'A HT 11 EN ON. 139
geurs de tous les pays et de toutes les époques, on en trouve une j)ien plus moderne , qui n'est pourtant pas sans intérêt, car elle rappelle une date malheureusement trop importante dans l'histoire de l'Acropole : (( Ducrocq , p/ulhellèiie , eitlré au fort avec le colonel Fahvier, le i?) décembre i8l2(). ^nrti le 5 juin 1827 [le tout, la citadelle étant assiégée par les Turcs). »
Le côté méridional, bien phis inlact que celui du nord- conserve encore en place onze colonnes complètes, six à l'ouest et cinq à l'est; les six autres n'ont plus que quelques assises. Les onze colonnes entières portent leur architrave et leurs triglyphes. mais c'est dans cette frise que sont surtout apparentes les dévastations sauvages de lord Elgin. Pour tirer les métopes de leurs coulisses, il a brisé en partie celles-ci, et il a renversé la corniche dont les débris jonchent le sol. Heureusement que. respectant, par hasard, l'extrémité du fronton qui protégeait la dernière métope à l'ouest, il a laissé celle-ci en place. Cette métope, la mieux conservée de toutes celles restées au Parthénon. représente le combat d'un Centaure et d'un Lapithe. et il n'y manque qu'une jambe de derrière du Centaure.
Dans les deux entre-colonnements du centre de cette aile du péristyle, les chrétiens avaient taillé dans les degrés deux petits escaliers BC, larges seulement de 0'". 78.
De ce côté du Parthénon. les assises des fondations, au-dessous des trois degrés du stylobate. étaient évidemment destinées k rester visibles, car cluu[ue i)ierre de l'avant-dernière assise est entourée d'une bande creuse taillée régulièrement et avec une certaine élégance ; au nord et à l'ouest, au contraire, les fondations (|ue nous avons signah'cs ne sont formées que de blocs grossièrement équari'is, et, do ce rapprocheiniMil. nous croyons pouvoir conclure, contrairement à l'oi^inion. si l'espectable d'ailleurs, de M. Pittakis, que celles-ci étaient destinées à rester à jamais cachées dans la Iciie.
En avant de la troisième colonne, à partit- de Tangle sud-ouest, existe dans le sol une casemate turciue iem})lie d'ossemenls des xictiuies de la guerre de l'indépendance.
Pour pénétrer dans rintt-ricnr du P.irlJH'nnn. rcvcnoiw ;i la facadi^ postérieure ou occidcnlalc Tentrée du Icnipli' par sa véritable façade ayant ('(('• su|)prini('(' |)ar le uiin- (ral)si(l(^ de l'église.
140 ATiii:.\i:s.
Après avoir IVanchi li\-^ escaliers dont nous avons parlé, on se trouve sous le péristyle du tem])le conservant encore en place de ce côté quatre des grandes poutres de marbre qui soutenaient le solTite.
On remarciue au pied dos colonnes un caniveau pour Fécoulement des eaux qu'un dallage postérieur a fait disparaître dans quelques parties.
Le posticiim était élevé de deux degrés comme le pronaos, et . en en faisant le porche de l'église, on avait entaillé dans ses degrés trois escaliei's (illl. dont un au milieu, et les deux autres dans les derniers entre-colonnements de droite et de gauche.
Une tour K. ajoutée par les Turcs pour servir de minaret, occupant l'extrémité méridionale du posticum entre le mur de façade, l'ante et les deux dernières colonnes, l'escalier I, dont la marche supérieure porte encore l'indication de l'ancienne existence d'une porte, devint inutile, car il n'aboutit })lus qu'à la muraille de la tour qui ne présente de ce côté aucune ouverture. Cette tour, formée d'assises de marbre, contient un escalier en vis fort délabré qui permet encore d'arriver au sommet (lu poiti(iue. On y pénètre de l'intérieur de l'opisthodome par une ouverture L, praticiuée violemment dans le mur de façade OL.
Les six colonnes du posticum existent encore, portant leur architrave et leur frise enrichie de ses bas-reliefs assez bien conservés dans ffuolques parties. Sur ces colonnes, comme sur celles du pronaos, on reconnaît les traces de scellement de la grille qui fermait les entrecolonnements dans toute leur hauteur.
Au fond (lu posticum s'ouvre la porte M de l'opisthodome, large de 5'", 20 à sa base, et un peu plus étroite au sonnnet, ayant encore à sa droite, sur la muraille, une peinture byzantine, la Madone ontro (Icu.r anges. Le seuil est élevé de 0'", 30; il n'en reste que les deux extrémités sur lesquelles reposent les pieds-droits ou jambages ^ de la porte, et où l'on v(jit encore les trous de ses pivots, qui ont près de 0"', 13 de diamètre 2. Les portes diu'riil rlic doubles, car en ai'rièrc de la pr(>- Miièrc on voit sur le pavé deux l'aiiuu'es NN, en cjuart de cercle, al)oulis>anl au milieu de la |)oi't('. mais dont le cenli'c n'est |)as le |)iv()t