Voy. la vignette à la lin du cliapitre. tJ. Page
MUSÉK DH L'ACROl'Ol.H.
Pirée, quelques débris d'autres vases, enfin trois espèces de lustres de diverses grandeurs, composés d'un cercle chargé de petites lampes de terre cuite . mais ne devant pas remonter au delà de l'époque byzantine.
En descendant l'oscalier du petit musée de l'Acropole, on se trouve en face du portique oriental de l'Ereclithéion, auquel le chapitre suivant va être consacré.
Tt*te flo Grtrpïne.
Portique des Caryatides.
CIIAPITUK IV
ERECHTHEION
)]ROTTE 1) AGLAURR. PIKUKSTAL DE MINEHVE PROMACIIOS. lONTAINE CLEI'SYDISE. GROTTE DE PAN.
OLS avons déjà paih' i)liisieurs fois do la
ï^xj f;mioii>(' dispiiti' (le Miiicrvi^ et (\o XcpliiiH'.
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devait être plus tard la principale sonrce de richesse de 1" \lli(|ne '.
1. '■ ErorlitlK^c, qu'on dit fils tic la 'Irnc, a, dans la citadcllf, tm temple où l'on voit un olivier, et une mer (Oà>aT<7a). Les Atln-nious prélendeiit ([uc Ne|itunc et Minerve I<'h y avaient plari's rnnimc un ténioitînane de la rontestation (|iii ^'l'tait l'Iev.'e entre en\ an sujet dn pays. «
lli i;r)i)0'M . I,. \ III , c. .'i,"i.
134 ATllKNES.
L(> lieu où se passa cette scène, la plus importante des légendes athéniennes, le lieu où se trouvaient encore l'olivier sacré i, l'empreinte du i rident sur le rocher et la source salée miraculeuse (|ui faisait entendre un bruit semblable à celui des flots de la mer, cjuand soufflait le vent du sud 2. devait avoir droit à toute la vénération des Athéniens; aussi fut-ce là sans doute que Cécrops éleva le premier simulacre de Minerve et son premier autel ^.
Erechthée, à son tour, environna cette terre sacrée d'un sanctuaire attenant à sa demeure, et c'est ainsi que prit naissance cet édifice complexe dont l'ensemble, conservant le nom de son fondateur, fut appelé VErechthéion. On le trouve aussi parfois désigné sous le nom de Cécropion, en l'honneur de Cécrops, c{ui y avait reçu la sépulture^. 11 est bien entendu que ce premier édifice fut loin de la perfection de plan, de la science de distribution, de la beauté d'architecture de celui dont nous admirons aujourd'hui les ruines si riches de détails, si élégantes de forme.
L'ancien lù'echthéion fut, comme tous les autres monuments de l'Acropole, incendié par les Perses; les vainqueurs brûlèrent jusqu'à l'olivier sacré •^; mais, dans la nuit même, de sa souche immortelle sortit une nouvelle tige haute de deux coudées, selon Pausanias*^, d'une coudée seulement suivant Hérodote ''.
Nous pensons cjue le temple, bien qu'ayant souffert de l'incendie, n'avait point été entièrement détruit, puisque Hérodote dit que Xerxès ordonna aux Athéniens d'aller à la citadelle et d'y faire les sacrifices suivant leur usage, et qu'ainsi il put être réparé et rendu au culte après le départ des ennemis. Cette hypothèse seule expliquerait comment ce sanctuaire, le plus vénéré de tous, ne fut rebâti que si longtemps après la guerre médiqne.