MUSÉE DE L'ACROPOLE
cernent de la guerre entre Octave et Antoine, dit ((ue la statue de Bacchus, faisant partie de la Cigantomac/iic lut enlevée de son piédestal et jetée dans \o théâtre qui se trouve en eltet au-dessous du mur de Cimon.
A l'angle sud-est de rAciopolc près de la bouche d'une énorme citerne en bi'i(iues, sans doute de cunslruction tui'(]ue, se trouve déposé un énorme tamhoui' dp colonne (ju'il est facile de reconnaître comme ayant dû a])])artenii' au Parthénon. Ce bloc si éloigné du temple auquel il était destiné, et resté près d'un bord à pic du rocher, n'est-il pas une preuve presque décisive à l'appui de l'opinion (jue nous avons émise, (jue les matériaux des monuments de l'Acropole ont élé élevés directement au moyen de machines, et non point traînés sur des chars par le plan iuchné de l'occident?
A l'angle nord-est de l'Acropole, on a établi nno terrasse (Plan de l'Acropole L). entourée de garde-fous, et ayant au centre une table de marbre portée par un lût auli(iuc. ])o ce belvédère l'œil embrasse un m"i\i'illt'U\ i)anorama^. Athènes j)res(iue tout entière avec ses monuments, la j)laine (|ni rentoure, les monts TTymette, Anchesme. Pentéliqne, Parnès, Saint-Klie. (pii cernent la vallée ouverte seulement sur les ports de Munychie. de Phalôre et du Pirée, sur la mer et l'île d'I'igine, s'étendent sous les yeux comme un immense plan en relief. On quitte à regret ce spectacle saisissant qui rappelle tant d'impérissables souvenirs, et, revenant vers l'occident , on passe sur remplacement du temple de Romo ol (TAugusto; on jotte un coup d'o-il dans rint('ri(^ur do la casomate turque, oii smil di'posés, atlciidaiit un musiV et ini cLi-^srincnl. (rinnombrablcs IVaguH'ul^. do^ statues, des bas-reliefs. (.\r> inscriptions (luo. faute d'un local. M. Piltakis. à sou grand regret, est obligé (renta.s.scr les mis siu" les autres, au fur et à mesiu-e de ji'ur d(''cuu\eile. ()uand ai'rivera le moment d'exijloiter cette mine pi'éi'ieuse. bien des |ivsoi-s ignorés n^paraîti'oiit ;i la lumièiv\ mais (|(''jà la tradition sera p(M-due. et bien habile sera celui (|ui pourra i'etrou\t'i- l;i pi'oM'uaiiee ou iu(li(|iier la deslinatiou première de ces mai'bi'es amouee|(''<.
MdslÎK OK l/Acnoi'OLK. V rCAô de la ca^-euLite. une maixiunetle -. il huiiielle on umule p;ii mie (''('helle à meuui<'i'. ;i reçu sur sou pLniclier
I. ' MontoiiR à rArnipolc; nniis y aiiiniis K' innnniiiia de lavilli'." ri(ii\. I.r l'i'ihriir. W. '2. l'iaii (le rAnnucl.' \.
inégal, ou sur des tablettes vermoulues, une foule d'objets et de fragments antiques de plus petite dimension, déposés sans ordre, au hasard, et la i)lupart sans aucune indication de provenance, sans un numéro se rapportant à un catalogue. Leur conservateur, M. Pittakis, est bien luimême un catalogue vivant; mais, après lui, que saura-L-on? Là |)oiu'tant se trouvent des objets du plus haut intérêt archéologique.
En première ligne se présentent les débris des monuments détruits pai- les Perses, et trouvés, pour la plupart, dans les fouilles faites dans les remblais au sud-est de l'Acropole, ou dans celles opérées, en 1836, autour du Parthénon.
Parmi les fragments qui par leur style paraissent avoir appartenu au vieux Parthénon. nous signalerons des tuiles, des antéfixes, des moulures portant des grecques et des palmettes bien conservées, et divers autres ornements d'architecture également couverts de peinture.
On attribue au premier Érechthéion des briques offrant sur leur tranche des guirlandes de laurier peintes en vert, et un masque de Gorgone'' colorié du style le plus archaïque, rappelant les fameuses métopes de Sélinonte conservées au musée de Palerme. Des figures d'applique en marbre de Paros proviennent de la frise du nouvel Érechthéion. Un caisson du sofTite des Propylées conserve au fond une étoile peinte, et un morceau de moului'o offre des oves tracés à la jiointe et coloriés. Une mosaïque byzantine a fait partie du pavé du Parthénon converti en église. Des vases, des ex-voto, ont été trouvés dans l'enceinte de Diane Brauronia. Des pivots en bois, tels que ceux dont nous avons déjà parlé 2, ont occupé le centre de la colonne d'angle du portique septentrional de riù'cchthéion. Signalons encore les crayons de plomb des architectes du Parthénon, lui vase de minium employé à l'ornementation de son architecture, un casque grec contenant encore le crâne du soldat qu'il n'avait pas sufTi à protéger, un morceau d'ivoire portant les traces d'un commencement de sculpture, et que rien n'empêche de supposer avoir été ébauché par Phidias et destiné à la statue de Minerve, de nombreux ex-voto en terre cuite, conservant des restes de couleur, une foule d'objets cai'bonisés. deux vases trouvés dans des fouilles faites au