‹ Athènes (volume 3)Chapitre 80 sur 234 · l'iilll (le l'AiTopolc · texte numérisé non relu

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2. Ilritish .][nseum, VJqui Sdlmni, n" Itl"'. C^Wr iiisi riiitidii iiuiiiciii uni' partir du lappnri (rmu' cominission nommée pour constater l'état (l'avaiici'iiu'iil des travaux dr riùnlitlK'ion, ipii sans doute étaitMit restés suspendiis pendant (picl(|ui's aiuir'cs, peut-être, CDMiiiir le sn|)piise M. lîi'uli', par suite des di'sastres de Sicile, et r(u'il s"a<^issait alors de repi'endre.

3. Cette opinion est celle adoptée piw Hi;um\\\ Hii i\iii, Allieti iiitil drr l'fhiiKinrs.

i. Nous aurons occasion de citer )>lus d'uue fois uue trés-curieuse inscriplieu tiiuivi'e eu |S!l(i dans ia Pinacotlièrpie, et (pii cdutieut les ciinipti's. pnur cette ainii'e 'i((7, des ti'a\au\ relatifs à la dé<'oration du nmuuineut.

r». I' L'anné'e suivante : Kl('>-'»07\ rernarcpialile par une l'clipse de lune arrivée le soir, et par l'incendie du vieux temple de Minerve, h Athènes, Pityas l'tant l'pliore et Callias étant aiTliunte »

llrlh',1. I,. I. c. (1.

156 ATHKNF.S.

. Converti en égiisc au vu" siècle, en même temps que le Partliénon, et consacré à la Mrre de Dieu, la llava'yta ©soto/.o;, l'Erechthéion, mutilé, comme nous le verrons, pour être approprié à cette nouvelle destination, fut, au moins pendant plusieurs siècles, préservé de la destruction; mais après la conquête d'Athènes par les Turcs, de nouveaux désastres allaient fondre sur lui. A l'époque du voyage de Spon et Wheler, un officier turc qui s'y était établi ne leur permit pas d'en visiter l'intérieur qui renfermait son harem.

Il est probable que, voisin du Partliénon, l'Erechtlieion eut comme lui beaucoup à souffrir du bombardement de l'Acropole par les Vénitiens. En ne réparant rien, en s'acharnant au contraire, selon leur usage, à la mutilation des sculptures, les Turcs continuèrent sa ruine. Au commencement du XVIII* siècle, Pococke le vit cependant encore, sinon en bon état, au moins conservant presque toutes ses parties constitutives; mais quand, environ trente ans plus tard, Leroy, Chandler, Stuart et Revett vinrent à Athènes, la destruction avait marché à grands pas; les parties supérieures du monument avaient presque disparu, des pans de muraille entiers s'étaient écroulés, les frontons n'existaient plus, et le sol autour du monument était jonché de ses débris. Les profanations de lord Elgin et le siège de l'Acropole en 1826-1827 achevèrent l'œuvre du temps et des barbares.

Jusqu'aux fouilles terminées seulement en 18/|2, rien n'était plus inexplicable que les ruines de cet édifice dont le plan , déjà bizarre dès l'origine, avait encore été modifié par les Byzantins, par les Turcs, et rendu impossible à relever sous les monceaux de décombres^. Aussi les systèmes les plus opposés avaient-ils été mis en avant, aussi les différentes parties de l'édifice avaient-elles été confondues au point que Stuart et après lui Legrand prirent le sanctuaire de Minerve Poliade pour riù-echthéion dont ils fir(Mit un temple consacré à Érechthée ou à Neptune, le Pandrosion i)()ur le temple de Minerve, et la tribune des Caryatides pour le Pandrosion. Enfin, un architecte pensionnaire de l'Ecole de J'"rance à Rome, M. Télaz. consacra un séjour de deux années qu'il fit à Athènes à l'étude de celte grande énigme de marbre dont, grâce

1. Leroy avait rcpenclaiit rocoiuiu la ditlérciicc do niveau des deux temples, tout en se trom]Kint •UT leurs dénominations respectives.

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