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L'ACROPOLE

LE PARTHENON. — L'ÉR ECH T H E lO N

Frise Est du Partliénon : Remise du péplos sacré.

C[u'un éléyant chef-d'œuvre d'archilecture, une magistrale réussite de combinaisons linéaires et plastiques. .Vvec elle, telle que Phidias l'avait définitivement parachevée, il devenait lui-même une personnalité éloquente, le « Parthénon », demeure de la Vierge irréprochable, sanctuaire édifiant de la Raison parée d'un charme virginal. Elle l'anima si bien de son esprit que celui-ci lui survécut. Après le départ de l'idole, les Byzantins, ayant fait du Parthénon une église, ne purent le désaffecter moralement : par un dernier hommage à Aihéna. ils le consacrèrent à la .Sainte-Sagesse. Maghia Sophia.

Lorsqu'ils contemplaient ce svmbole de l'Ptre dans sa plénitude, les Athéniens du V siècle étaient encore loin des réflexions que se permit plus tard l'irrévérence d un Lucien. Oui se fut risqué alors à leur dévoiler les dessous de cette magnificence, à leur insinuer qu'elle se réduisait après tout à un clinquant dispendieux plaqué sur une àme de bois vermoulue, échafaudée intérieurement par un fouillis de traverses chevillées.

Frise Est du l^arthcnon : Dieux et dignitaires du cortège.

l'hol.» .Mansi'll.

collées à la poix, en sorte que la « grande machine » de Phidias n'était qu'un nid à poussière, infesté d"araignées et de souris? L'idéalisme du grand siècle eût fait payer cher à son auteur ce paradoxe sacrilège : mais, au temps de Lucien', n'était-il pas lui-même un paradoxe démodé? La frise des Panathénées. — C'était comme une émanation de

Frise Ouest du Parthénon .partie droite; : préparatifs du cortège des cavaliers.

l'Athéna chryséléphantine que ce diadème de bas-reliefs couronnant les quatre faces extérieures du sécos. Sur ce ruban de marbre, long de i6o mètres. Phidias avait figuré la procession des Grandes Panathénées. Il enveloppait l'idole du sanctuaire d'un cycle giorifîcateur, comme les sculptures d'un jubé autour du chœur d'une cathédrale. C'était le plus solennel épi.sode du culte d'Athéna Dans une marche triomphale, la Cité tout entière s'acheminait au rythme des h}-mnes et de la musique

Frise Ouest du Parùienon (partie gauclie) : mise en marche du cortège des cavaliers.

sacrée vers le lieu saint, où elle devait offrir à la déesse le péplos tissé par les Arrhéphores et renouvelé tous les quatre ans pour habiller la statue en bois de l'Erechtheion. La pompe se déroule à travers une région idéale, où la réalité s'est transfigurée en apothéose de tout un peuple. Par une adaptation magistrale de la composition à la structure du monu-

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