‹ AthènesChapitre 47 sur 84 · AUTOUR DE L'ACROPOLE · texte numérisé non relu

AUTOUR DE L'ACROPOLE

L'Acropole entière apparlenail aux dieux. Ses flancs, comme le plateau supérieur, leur étaient réservés. Sous l'égide d'i\théna, diverses divinités avaient trouvé asile : une ceinture de sanctuaires annexes se développait dans les replis, dans les grottes, sur les pentes et contreforts du rocher, comme une zone de faubourgs sacrés autour de la cité sainte d'en haut. Leur orientation les répartit en régions mythologiques. Au couchant, c'est le C3^cle des divinités infernales et terriennes, limité au nord par le tombeau d'Erechthée. au sud ])ar l'héroon d'Egée ; il comprenait les enclos de la Terre Kourotrophos Xourricière d'enfants), de DéméterChloé (la Verdoj'ante, l'Eleusinion, le sanctuaire des Euménides et le rocher d'Ares (Aréopage). Au nord, les hautes roches qui regardent la plaine du Céphise. les défilés du Parnès et des Monts de Béotie et de Phocide Cithéron et Parnasse , étaient occupées par les divinités rurales abori-

gènes, devancières du couple Poseidon-Athéna, auxquelles s'adjoignirent le Pan du Citliéron et l'Apollon de Delphes. Le versant sud appartenait aux divinités dispensatrices du bonheur et de la santé : à Dionysos, à Asklépios, à Aphrodite

Il n"}- a rien à dire des sanctuaires de l'ouest. Leurs traces ont disparu ; on ne peut les localiser que par conjecture, d'après Pausanias. Ceux

.1 anhéologique aile

Les grottes d .\pollon et de F.in et i escalier de la Clepsydre.

du coté nord étaient logés dans les escarpements de.s Longues-Roches. Il va là, en contrebas des Prop^-lées et de l'Erechtheion. un front de cavernes, reliées au plateau par de longues fissures ou d'étroits boyaux. On y retrouve d'abord, à partir de l'ouest, la petite source Clepsj^dre, dont l'eau saumâtre alimentait la citadelle primitive et servait au v" siècle aux lustrations rituelles'. On y descendait par une poterne de l'enceinte supérieure, située près du local habité par les i\rrhéphores; de là un sentier abrité par une longue crevasse conduisait à la source. Les Byzan-

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