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MLÎSHE DE LACROPOLFC loq

femmes, dites sciiniciincs, engoncées et entravées dans un fourreau d'étoffes, souvenir des idoles primitives taillées dans un poteau et connues sous le nom de xoana.

La génération suivante, entre 550 et 500, est celle des disciples des maîtres ioniens et des praticiens du marbre des îles. La vie s'épanouit en joie sur les visages souriants; les formes s'amplifient: la coquetterie du costume et du geste se dégage de la convention hiératique, exprime avec esprit et saveur la réalité vivante. Toutes ces figures de korai, façonnées au naturel par le génie aimable et facile de l'Ionie, nous rendent les allures un peu maniérées des grandes dames du temps des Pisistratides.

entre 540 et 520. Ce sont les fruits verts de l'atticisme

Vers la fin du Vf siècle, cette formule ionienne verse dans la banalité. Alors, peutêtre sous l'influence des mai très doriens, l'école attiquc se ressaisit et se retrempe par l'essai d'un idéal nouveau Elle se met à exprimer, en un style nerveux et sobre, plus de conviction et de sérieux.

Les visages prennent de la gravité, le modelé plus de vigueur, la draperie plus de

simjilicité. Cette tendance se fait jour dans les œuvres exécutées entre 520 et 480, dans le beau fronton en marbre de l'Hékatompédon périptère avec sa douce figure d'Athéna (p. 39), dans l'exquise figure de jeune fille consacrée par Euthydikos et dénommée « la Boudeuse ». parce que le sourire ionien s'est mué sur ses lèvres en une moue charmante. A cette tête virginale correspond une admirable tète d'éphèbe au dessin très ferme, à l'expression juvénile et sérieuse. D'autres marbres encore, torses de cavaliers, d'éphèbes, reliefs de la Jiviniti' montant en char.

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L.i Koré d'Euthydikos, dite « ia Boudeuse " (.Musée de l'Acropole, N" 686),

et de VHcniu'S coiffe du pctase'- sont autant de chefs-d'œuvre d'un atticisme voisin de la maturité.

Celle-ci est représentée au musée par quelques beaux morceaux de la frise, des frontons et des métopes du Parthénon échappés au rapt, entre autres, un splendide fragment du torse de Poséidon et deux merveilleuses tètes de déesses provenant de la frise Est. Mais en fait, Phidias, exilé de cette Acropole qui était son œuvre, y est surtout admiré en moulages - ! Par contre, la série, récemment enrichie, des reliefs de la balustrade, du temple d'Athéna Xiké. et quelques figures, mutilées et énigmatiques, de la frise de l'Erechtheion sont là pour marquer la dernière étape de perfection où la souplesse des disciples de Phidias avait amené la rudesse des vieux tailleurs de tuf.

1. Ce sont ceux où l'on veut reconnaître des fragments de la frise ionique de l'Hékatompédon (Voyez p. 40).

2. Sauer a retrouvé récemment au Musée de l'Acropole les restes assez informes d'une statue de jeune homme qui faisait partie du fronton Ouest et s'intercalait entre le ' Cécrops » et <■ l'ilissos » (Atbenische Mitteilungen des K. arch. Instituts, XXX'V,

iqio. p. 65).

Le Mûschophore, statue en marbre de l'Hymelte ^Musée de l'Acropole'.

l'Ii.ilo Rhoniai.li!

Acropole côtij Sud, vu du Mouscion .

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