‹ AthènesChapitre 51 sur 84 · I. P. l'iiucart. I.c culte de Dionysos i-n At tique · texte numérisé non relu

I. P. l'iiucart. I.c culte de Dionysos i-n At tique

>. l. T. Il- plan, p 15. — DœrpfelJ veut situer ce quartier dans la dépression ([ui L'pare IWcnipole de la Pny.x (V. ci-dessous, p. 129).

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théâtre primitif que furent joués les drames d'Eschyle, de Sophocle et d"Euripide. ainsi que les comédies d'Aristophane.

Périclès compléta cet ensemble en construisant un Odéon, ou salle de concert fermée, pour l'exécution des dithyrambes dionj^siaques et des

rhoto Alinari.

Monument choragique de Lysicratc

concours musicaux des Panathénées: Xicias v ajouta vers 420 un temple nouveau, avec une statue du dieu par Alcamène .M.ais c'est seulement au IV" siècle que l'ancien théâtre en bois fut converti en un théâtre en pierres, achevé sous Ljxurgue (338-326;. La cavea, creusée dans le roc et soutenue par un gros mur circulaire, contenait 78 gradins, divisés en trois zones concentriques par des couloirs et en secteurs ou cunei par des escaliers ra5'onnants. A raison de o",4i par personne, il y avait place pour 17.000 spectateurs assis. Le premier rang, réservé aux dignitaires de la

AUTOUR DR L'ACKOPOr.E

cité, magistrats et prêtres, se composait de 67 stalles en marbre, à dossier, avec des inscriptions désignant leurs titulaires. Entre toutes se distingue la stalle du prêtre de Dionj^sos Eleuthéreus, placée juste au milieu en face de lautel ou thymclr : elle est ornée de jolis bas-reliefs archaï-

Grotte du monument chonigique de Thrasyllos et coloni

Dionysos.

"r.igiqiits (.'M

h.uit du tliéàtre de

sants, du 1'"'' siècle avant Jésus-Chrisi : leurs motifs orientaux et dionysiaques, lions héraldiques. Arimaspes et griffons, Satyres portant une grappe. Amours lançant des coqs de combats, se rapportent à la légende de Dionysos (p. 114 .

La scène construite ])ar I.ycurgue itjoutail un élément que n'avait pas connu l'ancien théâtre en bois. Au V siècle, la scène n'était qu'une liaraque foraine servant de coulisses ; les acteurs ne jouaient pas sur une

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estrade, mais sur le sol de l'orchestra où ils se mêlaient souvent au chœur. Au IV'^' siècle, on construisit les premières scènes à logcioii, c'est-à-dire avec une estrade surélevée pour les acteurs, les chœurs ayant disparu ou ne prenant plus part à l'action, dans les tragédies et comédies nouvelles. Néron agrandit la scène du IV"" siècle en pitlpitlim pouvant contenir un plus grand nombre d'acteurs. Le front de cette scène ou proscénion, encore déplacé en 224 après Jésus-Christ par l'archonte Phjedros, était décoré d'une suite de reliefs, dont une partie se voit en place ; ils repré-

L'Asklépieion.

sentent un Silène faisant office d'Atlante, et des épisodes de la légende de Dionysos : la naissance du dieu, le sacrifice qui lui fut offert par Icarios et flaira, l'hommage des divinités attiques au dieu nouveau dans son sanctuaire, en bas du Parthénon (p, 115 •

Les chorèges dont les chœurs étaient couronnés aux concours dionysiaques, recevaient en prix un trépied de bronze : ils consacraient d'ordinaire ce souvenir de leur libéralité sur un jx-tit monument dit « choragique », qui portait leur nom et la mention de leur victoire. Ces édicules votifs s'alignaient le long de la voie dite pour cela rue des Trépieds, qui reliait le théâtre au cœur de la ville en contournant le côté Est de l'Acropole. Quelques-uns de ces monuments subsistent. Le plus remarquable

AUTOUR l)K I. AU KO PO LE

est le Monniii<n/ choragique de Lysicratc, qui se dresse sur une place au pied de TArropole, à l'Est (p. 1 16). Au xv!!"" siècle, on lui donna le sobriquet ridicule de « Lanterne de Démosthène ». Il fut consacré par le chorège Lysicrate, couronné en 334 avant Jésus Christ à un concours de chœurs de garçons. C'est un charmant spécimen de l'architecture attique au iv° siècle . L'édicule forme un petit temple rond pseudopériptère monté sur un socle carré : la fausse cella est décorée de demi-

WioUi ili- M. A.l.-J. Itcina.li.

Substructions du tliéàtre de Dion\sos. Portique d'Eumène et OJéon d'Hérode Alticiis.

colonnes corinthicniK^s, cl d'une frise de trépieds en reliefs. Au-dessus de l'architrave une frise extérieure représente le châtiment des pirates tyrrhéniens changés en dauphins par Diony.sos Le trépied de Lysicrate se dressait sur le faîte du toit conique terminé par un bouquet d'acanthes à trois volutes. Un autre monument choreigique de la même époque, celui de Thrasyllos, vainqueur en 320 avant Jésus-Christ, décorait l'entrée d'une grotte consacrée à Dionysos au sommet de la cavea du théâtre : il formait une façade d'édicule avec piliers, architrave et attique. dont les fragments portant la dédicace sont >ur les lieux. Au-dessus de cette grotte, sur un ressaut du roc, .se dressent deux colonnes corinthiennes de style romain, supports votifs de trépieds choragiciues p. 117 .

Sur la longue terrasse contiguë au théâtre de Dionysos, à l'ouest, s'étend le sanctuaire d'Asklépios ou Asklcpieion (p i i8i. Le dieu guérisseur d'Epidaure fut introduit à Athènes après la peste de 429 et installé au pied de l'Acropole, près de Dionysos. Son succès fut tel qu'il fallut doubler son sanctuaire. C'est pourquoi l'on distingue le Nouvel Asklèpieion, voisin du théâtre, et V Ancien Asklèpieion qui le prolonge vers l'ouest. Chacun possède un petit temple, une source sacrée, dont l'une distille son

Façade de l'Odéon d'Hérode Atticus

eau fade au fond d'une grotte en forme de ruche, et des portiques d'incubation. Ceux-ci serv-aient de dortoirs sacrés, comme à Epidaure. Les pèlerins s'y endormaient dans l'attente du dieu compatissant qui les guérissait pendant leur sommeil. Par un ingénieux rapprochement, les Athéniens avaient ainsi installé côte à côte les deux dieux bienfaisants, dont l'un dissipait les chagrins par l'enthousiasme et la joie, tandis que l'autre soulageait les misères du corps.

En bas de cette terrasse, le roi de Pergame Eumène II 1 197-159 av. J-C), offrit comme abri et comme promenoir aux spectateurs du théâtre et au public des Anthestéries et des Lénéennes un portique à double gale-

AUTOUR DE I/ACROPOIJ-: 121

rie. long de 163 mètres. Le mur de fond, renforcé d'arcades pour mieux soutenir la terrasse supérieure, était masqué par des revêtements de marbre (p. 119).

L'opulent Hérode ^^-tticus. natif de Marathcni. rhéteur célèbre du temps d'Hadrien, compléta la décoration monumentale de ce flanc sud de l'Acropole par la construction d'un somptueux théâtre de stj^le romain

Cavea de l'OJéon d'IIcrode Atiicus.

11 le dédia à la mémoire de sa femme Résilia, morte en 101 après Jésus- Christ. L'édifice faisait pendant, à l'extrémité <)uest du portique d'I^umène, au théâtre grec de Lycurgue. C'était moins un théâtre démocratique qu'une luxueuse salle réservée au public choisi d'étudiants, de professeurs, d'artistes et d'amateurs de l'Athènes impériale. Le dispositif ressemble à celui du théâtre d'Orange. La cavea contenait 4 772 places. Il est question, dans Philostrate, d'un plafond de bois de cèdre qui la recouvrait : mais la restitution de cette toiture, en l'absence de toute trace de supports, est très problématique. La scène, tout au moins, était plafonnée. KUe avait la forme d'un profond pulpitum romain, adossé à un mur de

fond à quatre étages, décoré de colonnes d'applique encadrant des baies cintrées et d'un revêtement de marbres ip. 198). Le dallage de l'orchestra dessinait une marqueterie de marbre bleue et de cipolin. Sur la place, la façade extérieure présentait une ordonnance à trois étages dont les arceaux massifs contrastent un peu lourdement avec les colonnades des Propylées et du Parthénon qui les dominent. Elle était précédée d'un vestibule à portique et peut-être d'un vaste péristyle carré, entourant un jardin.

ril"tH .1.' .M A.l J Ile,

Odéon d'Hérode Atticus.

Aréopage (coté Sud). A droite, le « Théseion

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