‹ Athenes [microform], décrite et dessinéeChapitre 133 sur 276 · Créon, roi de Thèbes, oncle. d'CEdipe et de Jocaste · texte numérisé non relu

Créon, roi de Thèbes, oncle. d'CEdipe et de Jocaste

3. Fameux brigand qui, se tenant dans un défilé au nord et au fond du golfe d'Égine, précipitait les voyageurs à la mer, après les avoir dépouillés. Ce défilé, appelé depuis roches scironiennes, porte aujourd'hui le nom de Kakiscala. Suivant une autre tradition rapportée par Plutarque {Vie de Thésée)^ Sciron aurait été, au contraire, un homme vertueux et bienfaisant qui n'aurait été tué que beaucoup plus tard par Thésée, lorsqu'il s'empara d'Eleusis, occupée alors par les Mégariens, et en chassa Dioclès qui y commandait. Cf. Pompon. Mêla. De situ orbis. L. H, c, 3.

4. Crommyon était une contrée voisine de Corinthe, que ravageait cette laie, mère du sanglier de Calydon. Elle était connue sous le nom de Phéa, la noirâtre. « Toutesfois les autres ont escrit que cette Phœa estoit vue brigande, meurtrière et abandonnée de son corps, laquelle destroussait ceux qui passoyent par auprès du lieu appelé Crômyon, où elle se tenoit; et qu'elle fut surnommée laie pour ses mœurs dcshonestes et sa meschàte vie pour laquelle finalement elle fut tuée par Theseus. »

Pl,ltarq€e. Vie de Thésée.

5. Suivant une tradition conservée par Plutarque {Vie de Thésée), le Minotaure n'était pas un homme à tête de taureau, comme on le représente ordinairement, mais un général de Minos nommé Taurus, qui, par son caractère, s'était rendu odieux aux Cretois et à Minos lui-même, qui fut enchanté d'en être délivré.

C. « Theseus, qui ne vouloit pas demeurer sans rien faire et quand et quand desiroit de gratifier au peuple, se partit pour aller côbattre le taureau de Marathon, le(.uel faisoit beaucoup de maux aux habitans de la contrée de Tetrapolis; et, Payant pris vif, le passa à trauers la ville, afin qu'il fust veu de tous les habitans, puis le sacrifia à Apollo surnômé Delphinien. »

Plutarqce. Thésée.

7. Cercyon, ou Sinis, selon Plutarque et Lucien, qui fait même de Cercyon un autre personnage,

ATHÈNES

4" Peut-être Thésée et Procuste ^.

Il y a lieu de croire, d'après les paroles de Pausanias, que ces sculptures du style le plus élevé doivent être, comme nous l'avons dit, l'ouvrage de Micon, non moins habile sculpteur que peintre et architecte. (( Elles prouvent, dit Dodwell 2, que la sculpture était presque arrivée à la perfection qu'elle atteignit au temps de Phidias, et qui depuis ne fut jamais surpassée ni même égalée. »

Thésée et le Taureau de Marathon.

Sous le péristyle oriental, au-dessus de l'entrée du pronaos ^ est une grande frise longue de 11"', 31 sur 0"', 78 de hauteur, sculptée de bien plus

brigand qui désolait Tisthme de Corinthe, avait été surnommé Pityocampte, courbeur de pins (de mTV!;, pin, et xàjiTcru), courber), parce qu'il attachait ses victimes à deux arbres courbés qui les déchiraient en se redressant. Thésée lui fit subir la peine du talion. Alexandre, dit Plutarque {Vie d'Alexandre)^ infligea le même supplice à Bessus, l'assassin de Darius.

« MoMis : Si Thésée, allant de Trézène à Athènes, ne se fût occupé, comme passe-temps de voyage, à châtier les malfaiteurs, comme il appartenait à ta providence de le faire, ô Jupiter! rien n'eût empêché Sciron, Pityocampte, Cercyon et autres bandits de vivre tranquilles et de s'amuser à égorger les voyageurs. » Lucien. Jupiter tragique.

« Thésée: Si je laissais une telle oftense impunie, le brigand Sinis, qui infestait l'isthme de Corinthe, ne s'avouerait plus mis à mort par moi et m'accuserait d'une vaine jactance; et les rochers que la mer vit naître des ossements de Sciron ne témoigneraient plus que je suis le fléau des méchants. » Euripide. Hippolyte.

Cf. Properce. L. III, élég. 22.

i. Brigand fameux par le lit sur lequel il couchait ses hôtes, leur coupant les jambes si elles dépassaient, les étendant de force s'ils étaient trop petits. (Voy. Plutarque. Vie de Thésée.) On sait que le lit de Procuste est passé en proverbe.

Sur les divers exploits de Thésée, voy. Ovide. Héroides, ep. 2; Métam. L. VII, v. 433; Ibid., v. 400-, et Stage. Thébaïde. L. XII, v. 575.

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