PORTIQUE DES ÉPONYMES
constructions on voit enclavée une granéi jarre de terre cuite, un dolium. Plusieurs fûts de colonnes d'un faible diamètre et de marbre du mont Hymette ont dû appartenir à l'église byzantine, devenue mosquée, qui avait remplacé le Sénat, et dont on reconnaît encore quelques traces.
Trois fragments de sculpture sont conservés dans la maison du gardien des ruines ; ce sont une statuette de femme drapée dont la tête manque, un beau torse de jeune homme, et une moitié de bas-relief représentant la partie supérieure du corps d'un Satyre.
Portique des Éponymes. Entre le Pœcile et le temple de Thésée, dans la rue des Éponymes, se trouve une assez vaste enceinte récemment fouillée où s'élèvent les restes d'un monument considérable dont il est presque impossible de reconstruire le plan. Son existence était depuis longtemps indiquée par deux piliers en partie enterrés^ et qui aujourd'hui sont entièrement dégagés. M. Pittakis^ avait décrit ces ruines sous le nom de monument de Phorbas ^ ; mais depuis qu'on est fixé sur la position du BouT^eur/lptov, du Sénat, on a une précieuse indication qui peut conduire à la vérité. Pausanias, en efl'et, nous apprend que c'était dans le voisinage de cet édifice que se trouvait le portique des Éponymes où étaient affichés les décrets et les annonces publiques ; nous savons que ce portique était orné des statues des héros éponymes ^. Ces statues
i. « Dans une maison, on montre deux caryatides colossales; ce sont deux hommes nus, à genoux, dont le corps se termine en queue de poisson. La sculpture en est assez mauvaise. »
Bloiet et Ravoisier. Expédition scientifique de Morée.