‹ Athenes [microform], décrite et dessinéeChapitre 167 sur 276 · T. I, pi. XXXl · texte numérisé non relu

T. I, pi. XXXl

ATHÈNES

qui formait l'angle NO du péristyle. L'une des colonnes fut renversée en 1780; la moitié d'une troisième a été retrouvée dans les fouilles faites en 1835 pour les fondations de la caserne.

Le mur M, qui prolonge la muraille au delà de l'ante H, se termine par le piédroit et une partie du linteau de la porte E. A l'époque de l'expédition de Morée, la partie inférieure de la colonnade F H était enterrée; et si les constructions qui étaient venues s'y appuyer avaient disparu en laissant des traces de leur existence*, on y voyait encore dans l'angle H une petite église byzantine, qui a également été démolie, ainsi qu'une arcade construite au sommet de la colonnade et servant de clocher, lorsqu'on a dégagé l'édifice antique. La porte de l'église était formée par l'espace compris entre l'ante H et la colonne isolée N, restée debout à l'angle du péristyle. Au pied de la troisième colonne 0, on voit quelques restes des constructions de l'abside. Enfin, l'existence de r église est encore rappelée par des traces de peintures chrétiennes existant encore sur la muraille de marbre.

Dans celle-ci, de nombreux trous ont été pratiqués dans les bas siècles pour extraire les crampons de bronze qui unissaient les blocs, ainsi qu'on le fit aussi au Colisée et à la plupart des monuments de Rome.

Le mur du nord AC, formé de grosses pierres du Pirée, est assez difficile h voir à l'intérieur par-dessus les étaux de bouchers qui lui sont adossés, et encore plus à l'extérieur, où il est entièrement masqué par des échoppes ; mais , de ce côté , en entrant dans la petite cour qui existe derrière la plupart de celles-ci, il est facile de s'assurer que le mur existe dans une grande partie de sa longueur, et l'on voit quelques arrachements PQ d'un hémicycle R d'environ 10 mètres de diamètre, et un reste U d'un autre hémicycle S, qui lui faisait pendant. Ces hémicycles ont tout le caractère des exèdres dont parle Vitruve, et il est présumable qu'ils contenaient des sièges pour les promeneurs qui fréquentaient le portique. Au centre de la muraille était une grande niche quadrangulaire T, qui a été percée, si toutefois, comme le pense

1. « Cette façade est encombrée de maisons, de magasins et de boutiques qui y ont été adossés et qui en obstruent la vue au point de rendre la disposition générale de l'édifice entièrement méconnaissable pour ceux qui se trouvent au niveau de la rue ; ils en cachent même encore une grande partie au spectateur placé dans la situation la plus favorable. Ces magasins et ces boutiques sont occupés par des fabricants de savon; il y en a ici un grand nombre, et le savon est un des principaux articles du commerce d'Athènes. » Stuart. Antiquités d'Athènes. T. I, p. 63.

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