‹ Athenes [microform], décrite et dessinéeChapitre 199 sur 276 · To «pàvapiov toû Ar,(jLo<T6£vou · texte numérisé non relu

To «pàvapiov toû Ar,(jLo<T6£vou

L'origine de cette absurde dénomination est dans la croyance que c'était dans ce réduit que Démosthène se retirait pour étudier. Nous verrons qu'il n'y avait ni porte ni espace qui rendissent cette supposition possible. Nous n'accepterons pas davantage l'hypothèse de Spon : « L'ornement qui

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2'",80 de diamètre hors œuvre; il est formé de six colonnes portant un entablement et une calotte, un tholus, surmonté d'un élégant fleuron.

L'édicule, tout entier de marbre pentéhque, repose sur un soubassement carré à moitié enterré, composé de trois degrés, hauts chacun de 0%33, légèrement en retraite les uns au-dessus des autres et formés de pierres

Coupe du piédestal.

du Pirée. Les joints du piédestal sont accusés par un léger refend; sa corniche de marbre de THymette, haute de 0"%32, est des plus simples. On a voulu fouiller ce soubassement et on y est entré par une ouverture pratiquée violemment sur Tune des faces; on n'y a trouvé qu'une cavité irrégulière, haute de 2^,30, large de 0-,70 à 0"s90, et qui évidemment n'avait été réservée que pour économiser les matériaux. Sur l'architrave du monument on lit cette inscription :

ArSIKPATHS ArSIOEIAOr KIKrNEYS EXOPHFEI

AKAMANTIS HAIAÛN ENIKA 0EîiN HTAEI ArSIAAHi: A0HNAIOS EAIAAXKE ETAINETOS HPXE

« Lysicrate de Cicyne, fils de Lysithides, était chorége.

La tribu Acamantide avait remporté le prix du chœur d'enfants.

Théon avait joué de la flûte i ; Lysiade, Athénien, avait composé la musique 2;

Évaenète était archonte. »

L'archontat d'Évaenète remonte à la seconde année de la 3^ olympiade (355 avant Jésus-Christ), époque du passage d'Alexandre en Asie.

est au-dessus, dit-il, est comme une lampe à trois becs, ce qui lui a peut-être fait donner le nom de lanterne, quoique, apparemment, cela n'aifété mis que pour l'embellissement. >» (T. II, p. 172 ) On a parlé aussi quelquefois de Lanterne de Diogène, mais alors ce n'est plus qu'une simple allusion à la forme du monument et non pas une appellation prétendant pouvoir être justifiée.

1. Le musicien qui accompagnait les chœurs avec la double flûte était nommé choraules ou choraula, xopaûXn;, tandis que celui qui jouait seul de la flûte, le soliste, comme on dirait chez les modernes, se nommait aulœdus, àuXwôo;.

2. Nous savons que, dans les inscriptions choragiques, on traduit ordinairement le mot èSiÔoaxs

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Nous sommes donc fixés sur la date de l'édifice qui nous occupe, et nous trouvons en lui le plus ancien exemple que nous possédions d'un monument d'ordre corinthien ^ La base est absolument ionique. Le chapiteau, haut de 0"',495, est du reste bien différent de celui qui se trouve aux monuments corinthiens d'époque plus récente. Les six colonnes, auxquelles

chapiteau.

deux gradins circulaires formés d'autant d'assises monolithes servent de stylobate, ont leurs fûts également d'un seul morceau de marbre; elles ont 3°%55 de hauteur, compris la base et le chapiteau, et leur diamètre est de 0"',33. Les cannelures descendent très-bas sur le fût et elles se terminent dans la partie supérieure par une espèce de feuille d'eau dont on chercherait vainement un autre exemple dans l'antiquité. Entre les cannelures et le chapiteau est une bande en creux qui paraît avoir du contenir un ornement, sans doute de bronze doré, formant collier. Les colonnes sont presque à moitié engagées dans un mur circulaire formé d'autant de panneaux de marbre épais de 0"',i7 dont elles cachent le point de jonction. De ces panneaux, un seul, celui qui regarde le nord, est intact; celui qui lui est diamétralement opposé est complet, mais fendu; h deux autres

par fut le-poëte, et que, par extension, on disait 8ioà(TX£tv Spâjia, faire jouer une pièce, parce que l'auteur montrait aux acteurs comment ils devaient jouer (Alexandre. Dict. grec), le véritable sens du verbe ôtôâcnta) étant apprendre, enseigner. Puisqu'il s'agit ici de musique, il nous semblerait assez juste que sur l'inscription choragique, à côté du joueur de flûte qui accompagnait les chanteurs et leur donnait le ton, on eût fait figurer le compositeur, le maestro, qui les avait instruits et dirigés, plutôt que l'auteur des paroles qui, en réalité, avait peu contribué à la victoire. Nous trouvons une preuve à l'appui de notre opinion dans une autre inscription choragique que nous aurons bientôt occasion de citer. Du reste, Chandler (T. H, p. 425) paraît s'en rapprocher également lorsqu'il traduit £Ôiôà«Txe par fut l'instituteur, i. Voy. p. 209, note 4.

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il manque quelques parties, et les deux derniers sont remplacés par des murs modernes en maçonnerie. En haut de chaque panneau, entre les chapiteaux, étaient sculptés en bas-relief deux trépieds en forme d'autels portatifs ^.

L'intérieur du monument, n'étant pas destiné à être vu, n'a jamais été ravalé, les chapiteaux n'y sont que massés, et les colonnes, ayant toujours été engagées, ne sont point cannelées en dedans. Le réduit circulaire que contient l'édicule n'avait d'ailleurs que i'^^Sli de diamètre, et aucune entrée n'avait été ménagée 2. Si on y a pénétré autrefois, ce n'a été qu'en brisant un des panneaux dans l'espoir d'y découvrir un trésor ^

La partie supérieure du monument accuse dans son auteur plus de goût que de science, plus de tendance à la richesse, à l'élégance, que de respect pour les règles de l'art; aussi a-t-on pensé, et selon nous avec raison, que cet édicule est l'œuvre d'un sculpteur plutôt que d'un archi- • tecte. M. Pittakis ayant trouvé dans le voisinage un fragment de marbre portant les mots nPASiTEAHs ehoihsen, « Praxitèle a fait, )> croit pouvoir en conclure que cet illustre sculpteur fut l'auteur ou l'un des auteurs du monument de Lysicrate ; mais cette conjecture aurait besoin d'être appuyée sur des preuves plus solides et plus concluantes. M. Pittakis n'a point indiqué à quelle partie du monument eût dû appartenir l'inscription, qui d'ailleurs a pu tout aussi bien faire partie de quelque autre œuvre de Praxitèle, telle par exemple que le Satyre qui se trouvait justement dans la rue des Trépieds ^.

L'architrave et la frise du monument de Lysicrate étaient d'un seul morceau de marbre évidé en forme de couronne, haut de 6^,58, sur

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