‹ Athenes [microform], décrite et dessinéeChapitre 198 sur 276 · C. XXII. De VAvarice · texte numérisé non relu

C. XXII. De VAvarice

3. « Héliodore avait écrit un traité sur les trépieds choragiques d'Athènes. »

Harpocration. Lexicon.

* De Phrear, bourg de l'Attique, voisin du Pirée, dans la tribu Léontide. ** Archonte, l'an 477 avant J.-C.

ATHENES

tous aux deux côtés d'une rue située au pied et à Test de TAcropole et qui en avait pris le nom de rue des Trépieds, XpixoSsç; elle partait du Prytanée et venait aboutir au théâtre de Bacchus ^.

Monument ciioragique de Lysigiiate. C'est en effet sur l'espace autrefois occupé par cette rue que se trouve le plus complet et le plus charmant monument de ce genre qui soit parvenu jusqu'à nous. Près de l'emplacement d'une église aujourd'hui démolie, qui sous l'invocation de la Panagia Candeli avait, suivant M. Pittakis 2, succédé au temple d'Apollon et de Diane, sur un sol occupé naguère par le jardin d'un hospice de capucins français^, s'élève un petit édifice^ circulaire vulgairement appelé la Lanterne de Déniosthène ^^ mais dont le véritable nom

Plan du monument de Lysicrate.

est celui de monument choragique de Lysicrate. C'est une espèce de temple monoptère, haut de 6°, 33 compris l'amortissement, et large de

1. « Les Trépieds sont une rue qui vient du Prytanée; on lui donne ce nom à cause de quelques petits temples sur lesquels sont des trépieds de bronze, et qui contiennent des statues d'un trèsgrand prix. » Pausamas. Alt. C. XX.

Parmi ces statues ét*it le Satyre de Praxitèle, connu chez les Grecs sous le nom de ïlEpi^oTiTo?, le Célèbre (Hesych. Lex. V. "OviQTwp.).

Quelques-uns de ces monuments étaient en effet de petits temples consacrés à Bacchus qui présidait aux jeux de la scène; mais nous verrons cjuMl est impossible de reconnaître un temple dans le monument de Lysicrate, non plus que dans certains autres monuments choragiques.

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