‹ Athenes [microform], décrite et dessinéeChapitre 201 sur 276 · Havocyia SurjXtoTio-iTa de «TTCTiXaiov, caverne · texte numérisé non relu

Havocyia SurjXtoTio-iTa de «TTCTiXaiov, caverne

MONUMENT CHORAGIQUE DE THRASYLLUS. 277

pentélique, et sur Tarchitrave aujourd'hui brisée et gisant sur le sol on avait gravé cette inscription :

GPASTAAOS 0PASYAAOr|AEKEAEErS ANE0HKEN XOPHION NIKHIAS ANAPASIN innOGOONTIAI ci>rAEI EÏIOS XAAKIAErS HTAEI NEAIXMOS HPXEN KAPXIAAMOI 20TI02 EAIAAIKEN

« Thrasyllus, fils de Thrasyllus de Décéleia i, a dédié (ce monument),

ayant vaincu en qualité de chorége avec ïes hommes de la tribu Hippothoontide.

Évius de Chalcis jouait de la flûte; Néaechmus était archonte;

Carchidamus, fils de Sotis, avait composé la musique. »

L'archontat de Néaechmus répond à la première année de la li5" olympiade (320 avant Jésus - Christ) . Cette date est donc celle que nous devons assigner au monument dont nous voyons aujourd'hui les faibles restes. Le frontispice, élevé de 8"M0, large de 7'%70, reposait sur

Monument de Thrasyllus restauré d'après Stuart.

deux degrés de marbre, hauts de 0'",31. Deux pilastres, larges de 0'",70 aux extrémités, et un troisième au milieu, large seulement de 0*", 52 2, portaient un entablement composé de l'architrave, oii se lisait l'inscription, d'une frise ornée de onze couronnes de laurier et d'une corniche fort simple. Malgré l'absence de triglyphes et de mutules, le caractère général du monument était dorique.

\. Bourg de la tribu Hippothoontide.

. 2. « Entre les pilastres, dit Leroy, sont des marbres qui ont été mis après coup, et qui ne faisaient pas partie du monument. »

Il reste quelques fragments de ces marbres auprès du pilier central.

ATHÈNES

Au-dessus de la corniche régnait un attique qui, interrompu par trois degrés, formait aux extrémités de la façade des espèces de piédestaux qui, portant des trépieds de bronze, avaient reçu sur leur face deux autres inscriptions choragiques à une époque postérieure. A gauche on lisait celle-ci :

0 AHMOS EXOPHTEI nrOAPATOl HPXEN

AroNoeETHi: ePAsrKAHi oPAsrAAor aekeaeeys innoeoQNTis itaiaqn enika

eEQN 0HBAIO2 HTAEI nPONOMOS GHBAipS EAIAAIKEN

« Le peuple remplissait les fonctions de chorége ; Pytharatus était archonte ;

Thrasyclès, fils de Thrasyllus de Décéléia, était agonothète *.

La tribu Hippothoontide vainquit dans le concours des enfants.

Théon le Thébain jouait de la flûte.

Pronomus le Thébain avait composé la musique *. »

L'archontat de Pytharatus date de la deuxième année de la 127^ olympiade (271 avant Jésus-Christ). Cette inscription, brisée en deux morceaux et renversée, est couchée sur le sol, à gauche de l'entrée de la grotte. Nous avons vainement cherché quelques traces de celle qui se lisait sur le piédestal de droite, et que nous sommes forcé d'emprunter à Stuart, qui avait vu le monument en assez bon état, avant qu'en 1827 il eût été détruit par les boulets turcs.

G AHM02 EXOPHFEI nr0APATOS HPXEN ArQNOeETHS 0PASÏKAHS ePASÏAAOr AEKEAEETS

IIANAI0NI2 ANAPÛN ENIKA NIKOKAHS AMBPAKHITHS HVAEI

Arsinnos apxas eaiaaske

u Le peuple a rempli les fonctions de chorége; Pytharatus était archonte;

Thrasyclès, fils de Thrasyllus de Décéléia, était agonothète.

La tribu Pandionide vainquit dans le concours des hommes.

Nicoclès d'Ambracie joua de la flûte ; Lysippe l'Arcadien avait composé la musique. »

1. Agonothète, àYwvoôÉTTjç * (de àywv, jeu^ combat, et Tt6r,(ii,' ji*gfer, diriger)^ magistrat qui présidait au jeux et à l'observation de leurs règlements, et jugeait les concours. On lui donnait aussi le nom d'hellanodice, éXXavoSixr,; (d"'EX).yiv, Grec, et ôixy), jugement)^ lorsqu'il s'agissait des jeux Olympiques communs à toute la Grèce.

« Lycincs : Est-ce que tu t'es assis quelquefois auprès des agonothètes?

« Herhontimus : Oui; par Jupiter! dernièrement, aux jeux Olympiques, j'étais à la droite des hellanodices. » Lucien. Hermotimus.

2. Dans l'inscription choragique de Lysicrate (p. 271), nous avons déjà cru devoir traduire le * PoLLUx. Onom. L. III, c. 30, g 1.

MONUMENT CHORAGIQUE DE THRASYLLUS.

La présence de ces deux inscriptions, postérieures de cinquante et un ans à la première, ne doit nullement étonner, puisqu'elles consacrent le souvenir de victoires remportées sous la direction du fils même de Thrasyllus , qui avait érigé le monument.

Les degrés qui partageaient l'attique servaient de piédestal à une statue assise qui, dès 1676, avait perdu la tête et les bras*. Ces parties n'avaient jamais été sculptées dans le même bloc; elles avaient été ajou-

Monument de Thrasyllus au xyiii^ siècle, d'après Stuart.

tées et fixées^ par des tenons, circonstance qui a du contribuer à leur chute et à leur destruction. Cette figure était, suivant Stuart 2, une personnification de la tribu victorieuse; suivant Chandler^, une Niobé; suivant Leake^ et le catalogue du Musée Britannique, c'est un Bacchus, et cette

mot èôiûàcrxe par : a composé la musique, et non par : fut le poète. Nous trouvons ici la preuve que, dans un concours de chœurs, c'était bien en effet au compositeur et non au poëte qu'on rapportait l'honneur de la victoire, et qu'en outre la musique n'était pas nécessairement nouvelle et composée pourla circonstance. Pronomus le Thébain était en effet un musicien non moins célèbre par son talent que par la longueur de sa barbe *, et qui était mort depuis plus de cent ans , quand la tribu Hippothoontide remporta le prix en exécutant sa musique.

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