COLONNES CHORAGIQUES. ODÉON DE PÉRICLÈS
dernière supposition est justifiée par la peau de bête féroce qui fait partie des ajustements. *
Pausanias ne fait pas mention d'une statue, mais bien d'un trépied qui avait surmonté le monument de Thrasyllus ^ ; mais Leake affirme avoir reconnu sur les genoux de la statue mutilée les traces du trépied qu'elle aurait été destinée à soutenir. Cette figure, enlevée par lord Elgin, fut engloutie près de Cérigo^ avec le navire qui la portait; mais elle a été repêchée avec plusieurs autres antiquités, et elle est aujourd'hui au Musée Britannique^.
Nous avons dit que le frontispice élevé par Thrasyllus, en avant de la grotte, avait été détruit par les boulets turcs. Aujourd'hui, à peine en reste-t-il quelques débris mutilés qui jonchent le sol.
Monument de Thrasyllus, état actuel.
La grotte est profonde de près de 15 mètres. A gauche, en entrant, dans une fissure du rocher, on remarque deux belles couches horizontales de carbonate de chaux cristallisé produites par des infiltrations, r Quelques constructions grossières, quelques peintures byzantines presque effacées datent de l'époque de la conversion de la grotte en chapelle. A droite se trouve un sarcophage brisé de marbre blanc ; mais comme il ne porte aucune espèce d'ornement, et que ce n'est, à proprement parler,
1. « Vers le sommet du théâtre et dans le rocher, au-dessus de la citadelle, est une grotte sur laquelle est un trépied où sont représentés Apollon et Diane tua^^t les enfants de Niobé. »
Pausanias. AU. C. XXI.