‹ Athenes [microform], décrite et dessinéeChapitre 228 sur 276 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

u sud- ouest de l'Acropole s'élèvent dans la plaine quelques col- ^^S^ Unes dont plusieurs, telles que I eclles des Nymphes et de Musée, -• peuvent presque rivaliser de hau- ^■Ar^mr^^" teur avec elle. A ces collines aussi

Tombeau de Musée.

se rattachent de grands noms, de grands souvenirs, et la plus petite de toutes nous rappelle à la fois

les plus curieuses traditions des temps héroïques, et Tune des plus

glorieuses institutions de l'antiquité grecque.

ATHÈNES

Au pied et à l'ouest du rocher de Minerve, se creuse une étroite vallée qui contenait un bois et un temple consacrés aux Ewménides et aux autres divinités infernales*. Quand tout autre témoignage nous manquerait, celui de Plutarque - suffirait seul pour assigner à ce bois et à ce temple leur véritable situation. « Des sacrilèges, dit-il. s'étaient réfugiés dans le Parthénon. 1/ archonte Mégaclès leur persuada de se soumettre au jugement de l'Aréopage : ils y consentirent ; mais pour conserver l'inviolabilité que leur assurait l'asile, ils attachèrent un fil h la statue de la déesse^ et se mirent à descendre de l'Acropole, se dirigeant vers l'Aréopage. Ils étaient arrivés près du temple des Déesses vénérables (l'un des noms euphémiques des Furies), quand le fil se rompit de luimême. Alors Mégaclès et ses collègues se saisirent d'eux sous prétexte que la déesse leur refusait sa protection, et plusieurs furent lapidés. »

Aréopage. C'est en effet de l'autre côté de la vallée que s'élève en pente douce une colline au sommet de laquelle se dresse brusquement le rocher de l'Aréopage •'^, ainsi nommé, si l'on en croit Pausanias, parce que Mars y fut jugé le premier^; mais nous verrons que, suivant

1 . « Près de TAréopage est le temple des déesses connues à Athènes sous le nom de Semnœ, lejxvaî , sévères, et qu'Hésiode, dans sa théogonie, appelle Erinnyes, 'Epiwûç. Eschyle est le premier qui les ait représentées avec des serpents enlacés dans leurs cheveux; mais leurs statues, ainsi que celles des autres divinités infernales placées dans le temple, n'ont rien d'effrayant. Ces divinités sont : Pluton, Mercure et la Terre. Tous ceux qui ont été absous par l'Aréopage, étrangers ou citoyens, offrent un sacrifice dans ce temple. Le tombeau d'Œdipe est dans son enceinte; mes recherches m'ont appris que ses os avaient été apportés de Thèbes. » Pausanias. Att. C. XXVIH.

Dans les Euménides d'Eschyle, ce temple est promis aux Furies comme compensation de l'absolution d'Oreste. « Votre temple, leur dit Minerve, sera l'objet de la vénération des enfants d'Érechthée, et les honneurs dont vous combleront aux jours de fêtes et les hommes et les femmes, nulle paît dans le monde vous n'en obtiendrez de comparables. »

Les Euménidies, EO(X£vîôeia, ou fêtes des Semnœ^ Sejjivwv âopTai, se célébraient tous les ans. Les Athéniens n'admettaient à ces cérémonies que les citoyens les plus recommandables par leurs vertus et leur intégrité , et dix prêtres ou Upouoioi offraient aux déesses des sacrifices de brebis pleines, des libations de vin et de miel, et des gâteaux pétris par un jeune homme appartenant à l'une des premières familles de la ville.

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