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Trebellius Pollion. Les Dexix Galliens. C. II

2. Les archontes, àpxovte;, étaient les principaux magistrats d'Athènes; ils entraient en fonction au mois d'hécatombéon (juillet). Cette dignité fut d'abord perpétuelle et concentrée dans la famille de Codrus, après la mort duquel elle avait été instituée; en 754 avant J.-C, sa durée fut restreinte à dix années (Velleius Patercllls. Hist, rom. L. I, c. 8), et enfin, en 684, elle devint annuelle et fut partagée entre neuf Athéniens choisis, par l'assemblée du peuple et le conseil des cinq cents, parmi la noblesse, les Eupatrides, puis, après Solon, parmi les plus riches Athéniens; enfin, une loi portée par Aristide (Thucydide. L. II, c. 37) permit de les prendre indifféremment dans toutes les classes de citoyens. Plutarque {Vie d'Aristide C. XXII) nous a conservé le texte même de cette loi: « Kotvriv eivai ttjv uoXiTeiav, xat toùç àpyovxaç è$ 'AÔTrjvaiwv TiàvTwv aipeiCTÔat. Le gouvernement est commun et les archontes sont choisis parmi tous les citoyens d'Athènes. » On vit môme, à l'époque de la décadence de la puissance athénienne, des étrangers admis à siéger parmi les archontes. Le premier archonte était nommé éponymej èttwvujjlo; , parce qu'il donnait son nom à l'année. « Cette dignité, dit Plutarque {Vie d'Aristide)^ était réservée aux familles les plus opulentes et qui composaient la classe des citoyens appelés pentacosiomedimnes (7revTaxo«Tio(i.éôi(jLvoi, qui ont un revenu de 500 medimnes). » Le second était V archonte-roi, ^aaiXcù;, chargé du soin des sacrifices confiés jadis aux rois. Le troisième était \e polémarque, 7co>i[jiapxo?i niui avait l'administration militaire; enfin les six autres portaient le titre de thesmothètes^ 6e(7ji,o6éTai, ou législateurs, parce qu'ils étaient chargés de la promulgation et de l'exécution des lois ( Polllx. Onomast. L. VIII, c. 8). A l'expiration de leur charge, les archontes, à moins d'avoir démérité, étaient de droit membres de l'Aréopage. Leur conduite ne devait pas être moins irréprochable que celle des aréopagites; il y avait peine de mort contre x»kxi qui était surpris en état d'ivresse. ( Diog. Lvert. In Sal.)

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