‹ Athenes [microform], décrite et dessinéeChapitre 244 sur 276 · TOMBEAU DE CI MON · texte numérisé non relu

TOMBEAU DE CI MON

sont, sur le sol , les traces d'un édifice dont le plan semblerait être celui d'une sorte de temple, avec son pronaos. Trois trous ronds, de G"', 14 de diamètre, creusés dans le rocher, sur la limite occidentale de son enceinte, paraissent avoir reçu des poteaux dont la destination serait difficile à déterminer. Je croirais volontiers cette cdnstruction postérieure à l'époque où l'on en revint à l'ancien Pnyx; car sa présence eût encore diminué l'espace déjà si restreint destiné au peuple dans le Pnyx de Thémistocle. Les citoyens n'avaient même pas ici, comme à l'ancien Pnyx, la ressource de prendre place sur le sommet du rocher; car, à partir de ce sommet, la colline descend vers le sud-ouest, où bientôt elle est coupée par des restes assez considérables de l'ancienne muraille de la ville, composée de blocs de grand appareil en pierres du Pirée.

Colline de Mlske. Cette colline fait suite à celle du Pnyx, dont elle était séparée, ainsi que de l'Aréopage, par une vallée qu'occupait un des quartiers les plus populeux d'Athènes, celui que sa position avait fait nommer Cœléj, .coiV/i, le creux. Là, entre le Pnyx et le Musée, se trouvait la porte Mélitide, dont l'emplacement est indiqué par la petite église de «S. Dimitri Lombard hari.

La colline doit son nom à un disciple d'Orphée, au poëte Musée, fils d'Antiphème, né à Eleusis, qui vivait au xiii*' ou au xiv'' siècle avant Jésus-Christ, et mourut dans une extrême vieillesse en ce lieu où il fut inhumé*. Ses ouvrages étaient presque tous perdus dès le temps de Pausanias, et on ne possédait plus de lui qu'un hymne à Cérès^. Nous avons vu que son- portrait était au nombre des peintures que l'on conservait dans la Pinacothèque des Propylées.

Démétrius Poliorcète qui, après avoir délivré Athènes de ses tyrans, voulut y dominer à son tour, avait fortifié le Musée ^, et n'en fut chassé

1. u Le poëte Musée chantait, dit-on, ses vers sur cette colline, et, quand il mourut de vieillesse, il y fut enterré. » Pausanias. AU. C. XXV.

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