‹ Athenes [microform], décrite et dessinéeChapitre 245 sur 276 · Palsamas. Ait. C. XXH · texte numérisé non relu

Palsamas. Ait. C. XXH

Cet h3'mne même n'est pas parvenu jusqu'à nous, mais nous connaissons les titres de plusieurs autres ouvrages de Musée, tels que les Préceptes adressés à son fils Eumolpe, une Théogonie, la Titanographie, des poëmes sur la Sphère "et sur les Mystères et Initiatiotis. On a publié sous son nom un joli poëme d'Héro et IJandre qui, évidemment, appartient à une époque bien moins reculée. Il est très-probable qu'il ne fut composé que vers le iv* siècle de l'empire par Musée le grammairien.

3. « Démétrius, fils d'Antigone, ayant rendu la liberté aux Athéniens, ne leur rendit cependant pas le Pirée aussitôt après la fuite de Lacharès, et, les ayant vaincus quelque temps après, il mit une

qu'avec peine par Olympiodore à la tête de quelques Athéniens*.

Cette colline était en grande partie renfermée dans l'enceinte de la ville, et la muraille antique la coupait par le milieu, suivant à peu près les irrégularités de son sommet.

ToMBKvu DE CiMON. Au bas du Musée, à son extrémité nord-ouest, et regardant le nord, se trouve le tombeau attribué à Cimon. Sa position s'accorde en effet très-bien avec ce qu'Hérodote nous apprend du tombeau de Cimon, père de Miltiade. .

« Cimon, dit-il, fut enterré devant la citadelle, au delà du chemin qui traverse le Cœlé, et vis-à-vis de lui sont enterrés ses chevaux, qui avaient gagné trois fois le prix aux jeux olympiques ^. » Le tombeau étant double, la tradition veut qu'il ait aussi reçu le corps du grand Cimon, fils de Miltiade. Si rien n'est certain dans cette conjecture, nous devons dire aussi qu'aucun témoignage positif ne vient la contredire. Nous conserverons donc à ce monument son nom populaire, heureux que nous sommes de la pensée d'avoir peut-être sous les yeux la demeure dernière d'un des plus nobles fils de l'antique Athènes •'^.

garnison dans leur ville même et fortifia à cet efl"et le Musée, colline située en face de la citadelle, dans l'ancienne enceinte de la ville. » Palsamas. Att. C. XXV.

« Adonc voyant Démodés l'orateur que le peuple jettoit de grands cris de joye à la louange de Démétrius, et que les orateurs, à l'enui rvn de l'autre, montoyent à la tribune aux harengues pour fui décerner tous les iours de nouueaux hôneurs à qui surpasseroit son compaignon , il proposa un décret qu'on mist et livrast entre les mains du roy Démétrius les ports et haures de Pyreus et de Munychia pour en faire à son bon plaisir. Ce qui lui ayant esté accordé et passé par les voix du peuple, lui-mesme encore de son auctorité priuée mist une grosse et puissante garnison dedans le fort appelé MussRum, de peur que delà en auant le peuple ne se rebellast contre lui et ne le destournast d'autres entreprises. » Plltarque. Vie de Démétrius.

Cf. DiODORE DE Sicile. L. XX, § 45.

i . « Quelques Athéniens, étant venus dans la suite à réfléchir sur la gloire de leurs ancêtres et sur la prééminence que leur patrie avait perdue, prirent à l'instant même Olympiodore pour général; comptant beaucoup plus sur leur bonne volonté que sur leurs forces réelles (ils n'étaient que treize en tout, Ibid. C XXIX), il les conduisit tous sur-le-champ, jeunes gens et vieillards, contre les Macédoniens; ces derniers étant venus à sa rencontre, il les défit et prit le Musée où ils s'étaient réfugiés; c'est ainsi qu'Athènes fut délivrée du joug des Macédoniens. »

Palsamas. Att. C. XX\1.

Page 1