‹ Athenes [microform], décrite et dessinéeChapitre 246 sur 276 · HÉRODOTE. L. VI, c · texte numérisé non relu

HÉRODOTE. L. VI, c

3. « Cimon, fils de Miltiade, mourut dans l'île de Chypre, et l'historien Thucydide fut tué dans la Thrace; mais les restes de ces deux illustres Athéniens furent transportés dans le lieu destiné à la sépulture de leur famille. » CHA^DLER. Voya{ies en Grèce. T. II, p. 482.

« Les sépultures qu'on appelé iusques auiourdhui Cimonia, tesmoignët que ses cendres et ses os furet raportez en Attique. » . . . Plutarqle. Vie de Cimon. ,

Ajoutons avec Leake que ce lieu est contigu au quartier du Pnyx qu'habitait Cimon.

326 ATHÈNES

Ce tombeau est creusé dans le flanc du rocher naturellement vertical en cet endroit. Sa façade présente une sorte d'encadrement, haut de de 1™, 73 et long de 3'", 48, dont la feuillure aurait reçu une décoration monumentale portant les inscriptions. Au-dessous, le rocher a encore une

Tombeau de Cimon.

hauteur de 0'",16. L'ouverture du sépulcre a 2™, 55 de longueur et l'",17 de largeur. En arrière du frontispice elle avait reçu une seconde clôture dont les traces sont surtout visibles sur la paroi de gauche, et qui n'était formée que d'une dalle de champ, épaisse de 0'",12. Un trou de scellement existe dans l'appui sur lequel elle reposait.

La chambre sépulcrale a 2'", 45 de profondeur, et c'est au-dessous du niveau de son ouverture que se trouve, également creusé dans le roc, le sarcophage, large de i'",35 et long de 2'", 30. C'était, comme nous l'avons dit, un cercueil double, un bisomum^y conservant encore une partie de la cloison qui le divisait. Une saillie qui règne tout autour avait du recevoir le couvercle, formé de deux ou trois énormes dalles de 0'",33 d'épaisseur, dont on voit encore les traces sur la paroi. Dans sa partie supérieure, le monument est surmonté d'une espèce de toit en appentis soigneusement taillé dans le roc, nouvelle preuve de l'ancienne existence d'une décoration monumentale.

A la droite du tombeau, on voit dans le rocher l'indication d'un escalier qui conduisait au sommet de la colline entièrement couvert de vestiges de constructions taillées dans le roc, chambres, escaliers, citernes, etc..

i. Bisomum, mot assez mal composé du latin bis y deux fois, doublement, et du grec «rwjxa, corps.

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