Voy. la lettre en tête du chapitre
5. Views and descriptions of cyclopian or pelasgic remains in Greece and Italy.
siste en une seule pierre de 4'", 80 de longueur, 2 mètres de hauteur et l'",20 d'épaisseur. Les portes pliantes, et qu'on assujettissait par des barres, jouaient sur des pivots dont les tourillons, d'environ 0'",08 de
Porto des Lions.
profondeur, sont encore visibles sur la surface intérieure du linteau. Cette porte doit surtout sa célébrité au bas-relief qui la surmonte et qui lui a donné son nom.
Bas-relief.
Ce bas-relief, sans doute le plus ancien exemple que nous possédions de l'art des âges héroïques qui ont précédé la guerre de Troie, est sculpté dans une pierre triangulaire, encastrée au-dessus de l'architrave, large de â'",20 à la base, haute de 2'",90 et épaisse de i'",70 4.
Au centre du bas -relief s'élève une sorte de pilier semi-circulaire,
1. Ce bloc a été pris tour à tour pour un marbre ou pour un basalte vert. « C'est une erreur, dit M. Blouet. aussi bien dans un cas que dans Tautre. C'est un calcaire très-fin et semblable à ceux qu'on trouve encore en Messénie et en Arcadie. »
xMYCÈNES. 357
qui oiTrirait quelque analogie avec Tordre dorique, n'était que, à l'inverse de l'usage , il diminue sensiblement de haut en bas. Le chapiteau est composé de trois annelets, à quelque distance les uns des autres; l'abaque est celui de l'ordre dorique ; il supporte quatre corps ronds , qui sont à leur tour surmontés d'un second abaque semblable au premier. La base consiste en un simple tore reposant sur un soubassement composé de deux plinthes séparées par une scotie. Aux côtés du pilier se dressent deux animaux qui semblent servir de supports, et qu'en terme de blason on désignerait par l'épithète de rampants. Les pattes de devant s'appuient sur le soubassement du pilier, tandis que les pattes de derrière reposent sur l'architrave de la porte. Les queues, à la vérité, ressemblent peu à celles des lions; les têtes manquent et ont, sans doute, été brisées à l'époque de la destruction de Mycènes par les Argiens, de sorte qu'on ne peut connaître si elles étaient tournées d'un côté ou de Tautre, ou si elles étaient de face. Cependant il serait impossible d'adopter l'opinion de Clarke, qui croit y voir des tigres ou des panthères*. Quand même les preuves tirées du symbohsme, que nous donnerons plus loin, ne sembleraient pas satisfaisantes, les restes de crinière que l'on reconnaît encore à l'animal de gauche, les pattes qui sont parfaitement accusées, suffiraient pour détruire toute espèce de doute. D'ailleurs Pausanias dit en termes précis, et c'est Clarke luimême qui le cite : « Il reste encore une partie de l'enceinte et une porte sur laquelle sont placés des lions ^. »
Quoique cet antique bas-relief ait été fait au marteau et paraisse un peu roide et lourd de forme, il n'en a pas moins un caractère sévère qui produit une vive impression. 11 paraît difficile d'indiquer d'une manière certaine la pensée qui a présidé à cette singulière composition; mais, en examinant les restes de sculptures mithriaques de la Perse, tels que nous les connaissons par les ouvrages de Tavernier, Chardin, Thévenot, Ker-Porter, etc., on trouve dans quelques-uns de leurs symboles tant de ressemblance avec ceux représentés à Mycènes, qu'il est impossible de ne pas reconnaître une donnée unique, une origine commune. Partout on retrouve ce même pilier, qui évidemment n'est autre chose