Corinth. C. XVI
que l'autel du feu, le Trupaiôetov, Vatschdan qu'on retrouve sur les médailles des rois perses de la dynastie des Sassanides, inédailles si connues par Fexcellent ouvrage de notre savant ami Adrien de Longpérier*.
Médaille d'ArUxerce l*"'
On sait que c'était sous une forme analogue que les Perses représentaient souvent le soleil comme emblème du principe générateur. A Amyclée, un pilier était de même l'image symbolique d'Apollon. Le lion est bien connu pour être l'emblème de Mithra2, et il est sans cesse répété dans les sculptures persanes. Les prêtres de ce dieu, selon Porphyre, portaient même le nom de lions. Ces divers symboles, dit Diodore, avaient été empruntés à l'Egypte.
Des relations intimes existèrent longtemps entre les Spartiates et les Argiens, et il est avéré que les rites religieux des premiers, en ce qui touchait le culte du soleil, étaient les mêmes que ceux des Perses ; car les Spartiates sacrifiaient à ce dieu des chevaux sur le Taygète, comme c'était aussi la coutume des Perses ^ Ce culte fut probablement introduit dans la Grèce lors des premiers rapports qui existèrent entre les deux pays, suivant Hérodote et Xénophon, ou par les premières colonies égyptiennes. Dodwell suppose même que le bas-relief qui nous occupe pourrait avoir été apporté par elles des bords du Nil, comme une sorte de palladium. Cette conjecture nous paraît démentie par le style même de la sculpture, qui diffère très -notablement de l'ancien style égyptien.
Resterait à expliquer les quatre boules ou plutôt les quatre disques qui surmontent le pilier ; car, ainsi que le fait remarquer Dodwell, ces objets présentent une surface plane et non sphérique. On a voulu y voir
1. Essai sur les médailles des rois perses de la dynastie Sassanide. In-4°, 1840.