‹ Athenes [microform], décrite et dessinéeChapitre 32 sur 276 · NIK [E^AÏ · texte numérisé non relu

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IieMIA HENTAKIS

NEMEA TETPAKIS

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« Callias a dédié (cette statue) ayant été vainqueur aux jeux olympiques, deux fois aux jeux pythiens, cinq fois aux jeux isthmiques, quatre fois aux jeux néméens

et aux grandes panathénées. »

Or, Pausanias, parmi les monuments qui décorent l'Acropole, après avoir indiqué la lionne de bronze, image symbolique de la fameuse Léaena, l'amie et la complice d'Harmodius et d'Aristogiton, ajoute : « La statue de Vénus que l'on voit auprès est, dit-on, une offrande de Callias et a été faite par Calamis. » Ne pouvons-nous pas, d'après ce passage rapproché de l'inscription, regarder comme certain que nous avons sous les yeux le piédestal de la statue consacrée à Vénus par Callias, athlète célèbre qui vivait dans la IT olympiade (472 à 469 avant Jésus-Christ),

et sculptée par Calamis, ce vieux maître qui, le premier, si l'on en croit Quintilien ^ et Cicéron 2, commença à s'éloigner de la sécheresse archaïque des artistes qui l'avaient précédé.

Piédestal de Nésiotès. En pendant avec ce piédestal, à gauche du passage, en est déposé un autre 22, ou plutôt une plinthe sur la tranche

piédestal de Nésiotès.

de laquelle on lit cette inscription en très-anciens caractères :

« Alcibius le joueur de lyre a consacré. Nésiotès (a fait). »

A quelle divinité était consacrée la statue que portait ce piédestal ? Nous l'ignorons ; mais le genre de talent du donateur ne semblerait-il pas indiquer un Apollon plutôt que toute autre divinité? Quant à son auteur, Nésiotès, l'un des plus habiles sculpteurs de l'antiquité grecque, il est un des quatre artistes cités par Pline comme ayant été les contemporains et les rivaux de Phidias ^.

Piédestal de Minerve Hygiée. Au pied de la dernière colonne du portique oriental des Propylées est encore en place un troisième piédestal 23, également de marbre pentélique, celui de Minerve Hygiée.

(( Il auint, dit Plutarque, pendant qu'on les bastissoit (les Propylées) , un accident merueilleux qui monstra bien que la déesse Minerve ne réprouvoit point cette fabrique, ains l'avoit pour bien agréable ; car le

1. « Les statues de Gallon et d'Hégésias sont d'un style dur et approchent de la manière étrusque. Celles de Calamis ont déjà moins de roideur, et l'on trouve dans Myron nn air encore plus aisé que dans Galamis. » Que^tilien. Inst. orat. L. XII, c. 10.

2. « Est-il un connaisseur qui ne sente que les statues de Ganacus ont une roideur qui nuit au naturel? Celles de Galamis, avec de la dureté, ont cependant quelque chose de plus moelleux. »

GicÉRON. De Claris orat. XVIII.

3. « Dans le même temps, ses émules furent Alcamène, Critios, Nésiotès et Hégias. »

PuNE. XXXIV, 19, 1.

La plupart des textes de Pline portent, par une erreur évidente, Critias et Nestodès; cependant on trouve Nésiotès dans l'ancien manuscrit de Bamberg, et cette correction a été reproduite dans les classiques de Nisard.

atiii:nes.

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