E. Breton. Pompeia, 2'^ édition, p
TEMPLE DE LA VICTOIRE APTÈRE. 69
la base et le chapiteau, 3%8àa. Les bases, au temple de la Victoire, ne sont pas moins singulières que les chapiteaux; elles ont OMSi de hauteur.
Base des colonnes.
Les colonnes d'angle du portique A étaient réunies aux antes B , par un mur à hauteur d'appui, un pluteus, dont la trace est encore visible, sur les bases qui sont seulement dégrossies dans la partie qu'il couvrait. Ce plutens était surmonté d'une grille qui achevait de fermer le portique par ses deux extrémités.
Tout l'édifice était couronné par une frise haute de 0°',a5, et entièrement couverte de bas-reliefs non interrompus. La corniche qui la surmontait a disparu ainsi que les frontons. Malheureusement les côtés sud et ouest de la frise n'ont jamais été entièrement perdus ; compris dans la construction d'une poudrière turque , ils purent être dessinés en partie en 1764 par Pars, compagnon de Revett et Chandler, et publiés par Stuarti. C'est de là que lord Elgin les a enlevés pour les porter en Angleterre 2, et ainsi, lors de la restauration du temple, ils n'ont pu, comme les autres bas-reliefs, reprendre leur place primitive. Des copies en terre cuite furent alors envoyées de Londres ; mais la frise du sud a seule été mise en place; celle de l'ouest a été brisée par les ouvriers.
Placés à une faible hauteur , rendus fragiles par la petitesse même de leurs proportions, ces bas-reliefs ont, plus que tous les autres, été exposés aux injures des Barbares qui, tour à tour, ont été maîtres de l'Acropole ; aussi toutes les saillies ont-elles été brisées et presque toutes les figures ont-elles perdu leurs têtes, leurs bras et leurs jambes. Il en reste cependant assez pour que nous puissions reconnaître que, par leur style, ces sculptures simples et sévères ont la plus grande analogie