Pausanias. Élid. L. I, c
i. Les Grecs donnaient à la frise le nom de JJwopopoç, porte-ammaux , parce que, suivant une tradition orientale, les sculptures des frises des plus anciens monuments étaient composées de suites d'animaux. Les Latins avaient emprunté ce mot, et on trouve dans Vitruve zophorus, employé dans ce sens.
FRISE DU PARTHÉNON
de 159'", 80. M. Brôndsted évalue à 320 le nombre des figures qu'elle devait contenir et dont les groupes variés représentaient la grande fête
des Panathénées.
Ces fêtes en l'honneur de Minerve ou Athéna, établies vers l'an 1496 avant Jésus-Christ par Érichthonius S sous le nom d'Athénées, ievfvaca, furent renouvelées en 1313 par Thésée, qui leur donna celui de Panathénées, navaOrlvaia {Athénées universelles), après qu'il eut réuni en une seule cité tous les peuples des dèmes de l'Attique^. Ces fêtes, les plus importantes de toutes celles qui se célébraient à Athènes, ne duraient dans le principe qu'un seul jour, mais plus tard on ajouta deux autres journées. Il y avait les petites et les grandes Panathénées : les petites, |ii)cpà navae-/îvaia, avaient lieu tous les trois ans, le vingtième ou vingt et unième jour du mois de Thargélion (mai^) ; les grandes, t^eyaXa navaOyîvaia, ne revenaient que tous les cinq ans au deuxième jour du mois d'Hécatombéon (juillet^). A cette époque on distribuait des couronnes d'or aux citoyens qui avaient bien mérité* de la République, et les prisonniers obtenaient
une liberté provisoire.
La principale cérémonie des grandes Panathénées consistait à con-
4 . « Érichthonius, le premier, célébra les Panathénées et attela un char. »
IsTER. Atthid. m, 7. .
2. « Theseus appela tout le corps de la ville ensemble Athènes; puis institua la feste générale et le sacrifice c5mun appelé Panathenea. » Plltarque. Thesee,