Harpocration et Siidas. In verb. ïlavaer^vaia
4. Nous profitons de cette occasion pour donner dans leur ordre la liste des mois athéniens que nous aurons souvent occasion de citer dans le courant de cet ouvrage, faisant remarquer toutefois qu'ils ne répondent pas rigoureusement aux nôtres :
Hécatombéon ,
'ExaTOii^aitov,
juillet.
Métagitnion,
MsTttYeiTVitov,
août.
Boédromion,
Boyiôpo{i.ia)v,
septembre.
Memactérion ,
MaiitaxTTjpitov,
octobre.
Pyanepsion ,
Iluavetî^iwv,
novembre.
Posidéon,
no(7£iS£tov,
décembre.
Gamélion,
rajxYiXiwv,
janvier.
Anthestérion ,
'AvÔEçnpiwv,
février.
Elaphébolion ,
'EXaçTjpoXiwv,
mars.
Munychion,
Mouvvxttov,
avril.
Thargélion,
BapYTl^iwv,
mai.
Scirophorion ,
Sxtppoçopiwv,
juin.
ATHÈNES
FRISE DU PARTHÉNON
sacrer à Minerve un vêtement de couleur jaune S et non pas blanche, comme l'ont avancé quelques auteurs, nommé péplus, 7rér)co;2, sur lequel les prêtresses, aidées de deux jeunes filles âgées seulement de sept à onze ans, les Arréphores, Àpp-z^çocpot, avaient brodé, outre les images des dieux protecteurs d'Athènes, les principales actions de la déesse, celles de Jupiter^ et des héros fameux par leur valeur. De là l'expression proverbiale de a^tot izénlou, dignes du péplus^, appliquée aux citoyens qui s'étaient distingués dans les combats et avaient bien mérité de la patrie. Le péplus qui devait, jusqu'aux Panathénées suivantes, orner l'antique simulacre de la déesse conservé dans le temple de Minerve Poliade, était porté suspendu au mât d'un vaisseau mû sur terre par un
mécanisme caché ^.
La procession se composait de personnes des deux sexes et de tout âge ; elle était dirigée par des vieillards et des femmes âgées portant des branches d'olivier et appelés Thatlophores, 0a\).o<popoi, porteurs de
i. De couleur de safran, xpôxivoç, ainsi que le dit Euripide {Hécube, v. 4G8).
1, Neque nisi quinto anno quoque posse invisere
Urbem, atque extemplo xnde, ut spectavisset péplum Rus rursutn confestim exigi solitum a pâtre.
Plaute. Mercator. Acte T*', se. l'», v. 66.
« Il ne lui était permis de venir à la ville qu'une fois tous les cinq ans, et il n'avait pas plus tôt vu le péplus sacré que son père le renvoyait à la campagne. »
Sed magno intexens, si fas est dicere, peplo QimUs Erechtlieis olim portattir Atlienis Débita quum eastœ solvuntur vota Minervœ.
Virgile. L'Aigrette {Ciris), v. 21.
« Mais s'enveloppant, s'il est permis de le dire, dans un large péplus tel que celui qui était porté autrefois dans la ville d'Erechthée, quand tous payaient la dette sacrée de leurs vœux à la chaste Minerve. »
3. « Dans la ville de Pallas, sur le voile à la couleur de safran de Minerve au beau char, représenterai-je rattelage de ses coursiers sur un tissu nuancé des plus riches couleurs, ou la race des Titans que Jupiter, fils de Saturne, a foudroyés de ses flammes étincelantes. »
Euripide. Hécube, v. 468.
« Les Athéniens arrestèrent en côseil de ville, qu'au voile ou bannière sacrée en laquelle estoyent les images des dieux, patrons et protecteurs de la ville, pourtraits de broderie, on y feroit encore pourtraire les figures d'Antigonus et de Déniétrius... mais les dieux monstrèrent par plusieurs signes et présages qu'ils en estoyent offensez : car la bannière en laquelle, comme il auoit esté ordonné, on auoit fait pourtraire les images d'Antigonus et de Démétrius auec celles de Jupiter et de Minerve, ainsi côme on la portoit en procession par la rue du Céramique, il se leua un orage et tourbillon de vent si impétueux, qu'il la deschira en deux par le milieu. » Plutarque. Vie de Démétrius.
Cf. DiODORE DE Sicile. L. XX, S ^6.
4. « Gloire à nos pères! Ils furent dignes de leur patrie et des honneurs du péplus. »
Aristoph. Les Chevaliers^ v. 503.
5. Harpocr. fn lïeuX. Hkuoo. /Ethiop. L. I. Philostratk. In Sophist. L. II.
branches^; venaient ensuite des citoyens armés 2, suivis des étrangers établis à Athènes, les Métœques, Mizoiy.oi\ vêtus de rouge, portant de petits vaisseaux, emblèmes de leur origine étrangère, remplis d'eau et de mieH; on les surnommait pour cela Scaphéphores, Sîta^Yicpopot ^ porteurs de nefs. A la frise du Parthénon, ce ne sont que des espèces d'auges. Leurs femmes étaient nommées Hydriaphores, tSpia(p(^pot e, parce qu'elles portaient des vases remplis d'eau. De jeunes garçons couronnés de millet chantaient des hymnes en l'honneur de la déesse 7; de jeunes vierges, choisies parmi les premières familles d'Athènes ^ les