‹ Athlètes canadiens-françaisChapitre 42 sur 44 · ADRIEN RICHARD · texte numérisé non relu

ADRIEN RICHARD

Dans la catégorie des poids légers, immédiatement après notre champion Treiublay. se place un lutteur /à qui il manque bien peu de cliose pour occuper la i première place.

[ L'athlète dont je veux parler est d'une niusculaf^ ture splendide, il connaît la lutte libre à fond, il est d'im sang-froid imperturbable, il est intéressant à ^ voir lutter et surtout il est d'une souplesse et d'une "agilité telle qu'il a été surnommé lliomme caoutchouc.

Cet athlète, tous les amateurs de lutte le connaissent et l'admirent, c'est un des favoris du public, j'ai nommé Adrien Richard.

Quel que soit l'endroit où Richard lutte, on peut être certain qu'il y aura une bonne salle, car la lutte avec lui est toujours remjjlie d'imprévu.

Richard est encore un jeune homme: il est né le 4 avril 1885, à L'Islet. C'est à 17 ans, qu'il commença la pratique de la lutte. Depuis, il n'a pas cessé de monter dans l'estime des connaisseurs, car ' il a rencontré avec un rare bonlieur plus d'une centaine d'adversaires.

Voici quelques-uns de ses matchs les plus remarquables :

En 1904, il prit part au tournoi des amateurs à , Toronto pour le titre de champion du Canada et il arriva aisément bon premier. Cependant, le titre lui fut refusé parce qu'il avait lutté avec des professionnels auparavant. En trois circonstances di liérentes, il s'est mesuré avfc Jack Miller, le '' Flying

Diicchman ^' (|ui pèse 1T2 et ce dernier n*a pu tomber notre couipatriote.

A l'automne de 19i)o, Ti-einhlav s'étant blessé à Fépaule durant une joute avec Ackerman, on substi- i tua Richard au champion pour une lutte handicip */ de trois quarts d'heure. Richard fut déclaré vain- -^^ cjueur, parce que son terrible antagoniste ne fut pas/ capable de lui coller les épaules au tapis en 45 mi^ nutes. ^

Dans une rencontre avec un Japonais, venu à j Montréal pour démontrer la supériorité du Jiu-Jitsu • j sur les autres genres de luttes et qui s'était vanté de j terrasser tous nos athlètes, Richard fit demander grâce à l'arrogant Xippon.

Enfin, lorsque Tremblay, au mois de mai 190T, s'offrit pendant deux semaines à renverser tout venant, en quinze minutes, au Théâtre Royal, Richard se présenta trois fois, et trois fois il sut résister victorieusement aux prises puissantes, habiles et cruelles même du champion. ^ /^

Voilà des faits qui se passent de commentaires et ' qui suffisent, à mon avis, pour étayer la réputation d'athlète non ordinaire que s'est acquise Adrien Richard.

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