DIFFÉRENCES RELATIVES
iliaques sont moins déjetées en dehors et les fosses du même nom sont plus creuses, ce qui donne au bassin de l'hùmme moins d'évasement, et, par suite, une saillie moins prononcée des hanches. Ainsi, le détroit supérieur, qui représente grossièrement la flgure d'un cœur de carte à jouer, a tous ses diamètres moins étendus que ceux qui leur correspondent sur le bassin de la femme ; l'excavation est moins large et plus profonde, et le détroit inférieur, partout plus étroit, se distingue particulièrement par un écartement moins grand des deux lubérosités ischiatiques et par plus de proéminence et de longueur de] la symphyse pubienne. Enfin, la forme ovalaire des trous sous-pubiens et le rapprochement plus marqué des deux cavités cotyloides s'ajoutent encore à toutes ces conditions de structure dont l'ensemble a pour but de donner au bassin de l'homme plus de solidité et à la marche de celui-ci plus d'assurance.
2° Dans i.'enfance (fig. 2), le bassin est formé d'os dont le développement n'est point achevé; ceux-ci sont composés de pièces distinctes réunies par des cartilages temporaires, et ils ne sont pas complètement conformés comme ils le seront plus tard chez l'adulte, .\insi, les crêtes iliaques ne sont point encore contournées en S italique, et les empreintes musculaires, plus ou moins marquées, sont, pour la plupart, revêtues de cartilages épiphisaires; de plus, les articulations qu'ils forment sont en partie mobiles, et les ligaments de celles-ci sont faibles et lâchement fixés aux os : toutes dispositions qui rendent le bassin de l'enfant compressible et peu sujet aux fractures. Mais ce qui distingue surtout à cet âge cette partie du squelette, c'est la disproportion manifeste qui existe entre le développement de sa cavité intérieure et celui des autres cavités qui l'avoisinent. Le bassin est en effet très petit relativement à l'abdomen, circonstance qui ne fait que mieux ressortir la saillie que le ventre présente normalement dans les premières années de la vie. Pourtant il faut dire que ce défaut de développement de la cavité pelvienne ne porte pas indistinctement sur tous ses points, et qu'il semble subordonné au développement des organes que certains de ces points renferment. En effet, le grand bassin, qui supporte presque tous les organes digestifs, est plus développé et s'élargit plus vile que le petit bassin, qui est destiné aux organes génitaux dont l'évolution est tardive, et qui ne sont appelés à entrer en fonctions que longtemps après les organes chargésde lanutrilion de l'individu.
Quant à sa forme générale, le bassin, qui jusqu'à l'âge de la puberté n'offre aucune différence dans les deux sexes, ressemble, avant cette époque, plus au bassin de l'homme qu'à celui de la femme. Ainsi.