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C. Face postérieure de la gaine fibro-synoviale largement

ouverte.

1 et 3. Artère et nerf collatéraux internes.

2 et 4. Artère et nerf collatéraux externes.

Médius.

A. Coupe de la peau.

B. Coupe du tissu cellulo-graisseux sous-cutané.

APPLICATIONS A LA PATHOLOGIE ET A LA MÉDECINE OPÉRATOIRE

Cette planche est bien propre à faciliter l’intelligence des divisions que l’on a établies à propos de l’inflammation des doigts, c’est-à-dire du panaris. Mais auparavant, disons un mot des lésions physiques de ces organes.

Par leurs usages et par leur nombre, les doigts sont fréquemment le siège de blessures. Des plaies par instruments piquants, tranchants, contondants, se montrent souvent sur les doigts.

Toutes ces plaies sont variables par leur siège, par leur complication. Les plaies par instruments piquants sent en général sans gravité et sans complications. Néanmoins, si l’instrument est souillé, comme dans les piqûres des anatomistes, si la plaie n’est pas soignée, il peut survenir des accidents graves, tels que la phlébite, l’angioleucile, le phlegmon et l’érysipèle. Ces accidents s’expliquent très-facilement par la présence des réseaux lymphatique et veineux, qui sont très-riches.

Les plaies qui siégeront sur les parties latérales seront presque toujours suivies d’hémorrhagies, parce que les artères collatérales seront coupées. Les plaies par écrasement sont ici très-fréquentes, parce que les doigts sont facilement pris entre les dents d’une machine ou entre deux corps. Ces plaies sont traitées avec avantage par les irrigations froides.

Les plaies par arrachement sont souvent observées sur les doigts. Ces plaies s’accompagnent de déchirure de tendon, sur laquelle nous insisterons plus loin.

Pendant que l’on manie un instrument Irès-lranchant, on risque beaucoup de se couper, mais il est arrivé quelquefois que tout le lambeau a été détaché. Ici, plus qu’ailleurs, la réunion du lambeau réappliqué a réussi. On en connaît quelques observations. Cette réussite s’explique très-bien par la grande richesse vasculaire et nerveuse des tissus.

Au point de vue de l’inflammation, remarquons que les divisions établies sont légitimées par la différence des tissus atteints. Ces inflammations peuvent atteindre : 1° la peau, 2“ le tissu cellulaire sous-cutané, 3° la gaine synoviale des tendons, 4° le périoste, 5° l’os, 6° les articulations.

Quant aux lésions organiques, nous citerons les tumeurs fibreuses, les tumeurs graisseuses, les kystes, les verrues, les tumeurs blanches, les maladies des os, telles que la carie, l’ostéite ou la nécrose.

Figure 2. — Gaine des fléchisseurs et disposition réciproque des tendons.

A. Coupe de la peau.

B. Coupe du tissu cellulo-graisseux sous cutané.

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