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Coupe du petit nerf sciatique

APPLICATIONS A LA PATHOLOGIE ET A LA MÉDECINE OPÉRATOIRE

La ligure 1 de la planche que nous avons sous les yeux se prête à des considérations et à des applications pour la désarticulation de la hanche. A cet égard, on peut constater tout de suite que l’articulation est plus rapprochée de la peau du côté interne, et que, par conséquent, c’est de ce côté qu’il est préférable d’ouvrir l’articulation. En agissant ainsi, il est vrai que l’on coupe tout de suite les vaisseaux les plus gros et que l’on a immédiatement une hémorrhagie considérable ; mais rien n’est plus simple que de remédier sur-le-champ à cet accident par la ligature de l’artère fémorale. Cela fait, on continue la désarticulation. Il faut avouer que pour la résection de la tête fémorale, opération dans laquelle on cherche avant tout à respecter les organes importants comme l’artère, on n’aurait plus le même droit d’agir ainsi. C’est pour cela que dans cette opération on attaque l’articulation par la région fessière. Mais revenons à la désarticulation de la hanche. Quand on emploie la méthode à lambeau antérieur, il est nécessaire que les vaisseaux soient compris dans ce lambeau. Or, en jetant un coup d’œil sur notre ligure 1, on voit nettement que le paquet vasculaire correspond au diamètre horizontal de l’articulation. De là résulte que si l’on dirige le couteau horizontalement après l’avoir fait passer derrière les vaisseaux, on vient se heurter contre la tête fémorale. Pour éviter cet inconvénient, tout en conservant l’avantage de passer en arrière de l’artère fémorale, il est nécessaire de soulever avec la main gauche toute la masse charnue qui est au devant de l’articulation, et de faire décrire à la pointe du couteau un arc de cercle pour contourner le segment supérieur de l’articulation. Il va sans dire que la pointe du couteau ne doit sortir qu'à l’extrémité de la ligne horizontale qui traverse la cavité eotyloïde et la divise en deux parties égales. Ce n’est qu’en observant ces règles, que le lambeau antérieur renfermera l’artère dans son épaisseur et aura assez de surface pour recouvrir le moignon. Du moment que l’artère est dans le lambeau, un aide peut immédiatement arrêter l’écoulement de sang en le comprimant directement entre les doigts. Cette manœuvre prompte et facile permet au chirurgien de poursuivre son opération, et d’épargner ainsi des douleurs considérables à son malade.

Une fois que la désarticulation est faite, il s’agit de pratiquer rapidement la ligature des vaisseaux. La coupe que nous avons représentée indique tout de suite ces vaisseaux et l’ordre dans lequel ils doivent être liés, d'après leur importance de volume.

Le vaisseau le plus volumineux est l’artère fémorale. C’est par elle qu’il faut commencer ; on la trouvera dans la partie interne et à la face inférieure du lambeau coupé non transversalement, mais en bec de flûte. Cette section exige donc une petite précaution de la part du chirurgien, s’il veut être assuré que le fil constricteur porte réellement sur toute la circonférence du vaisseau, et non sur l’extrémité seule de l’artère taillée en bec de plume. Quelquefois la veine fémorale fournit beaucoup de sang, surtout quand la respiration est gênée et la circulation troublée, fonction toujours un peu dérangée par le chloroforme. Dans cette circonstance, il ne faut pas hésiter à porter immédiatement une ligature spéciale sur la veine elle-même.

Après que le bout de l’artère fémorale est fermé, le sang peut continuer à couler dans son voisinage par des branches de la fémorale profonde. On doit procéder à la ligature de tous ces troncs et de toutes ces branches venant de cette artère.

On procède en second lieu à la ligature de l’artère ischiatique (2), puis à celle des branches de l’artère fessière (6, 7,8); on lie enfin quelques branches musculaires, telles que celles qui viennent de la fessière (4) ou celles qui sont fournies par l’obturatrice.

Figure 2. — Région fémorale.

Coupe transversale de la cuisse vers sa partie moyenne.

EXPLICATION

A. Coupc de la peau limitant la région.

B. Coupe du tissu cellnlo-graisseux sous-culané.

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