Coupe du nerf sciatique
APPLICATIONS A LA PATHOLOGIE ET A LA MÉDECINE OPÉRATOIRE
Nous avons, à propos de cette figure, à nous occuper avant tout de ce qui concerne les amputations de la cuisse. Nous avons, à cet égard , deux points à étudier : 1° la nécessité de prévenir et d’arrêter l'hémorrhagie ; 2" les conditions qui permettent de recouvrir les os.
Pour prévenir l’hémorrhagie, il convient de faire la compression de l’artère fémorale sur la branche horizontale du pubis ; mais en outre de cette condition nécessaire et indispensable, il est quelques précautions à prendre dans ce but, et ces précautions sont nécessairement variables suivant la méthode d’amputation. S'il s’agit de la méthode circulaire, l'artère sera coupée transversalement et offrira son orifice béant à la ligature. Mais si l’on emploie la méthode à lambeau, il est nécessaire de se prémunir contre un accident possible. On voit, par exemple, que si l’on taille un lambeau antérieur, l’artère devant être dans l’épaisseur de ce lambeau, on doit avoir soin de soulever les parties molles pour les ramener au devant du fémur. Si l’on viole cette règle, on risque de percer l’artère et d’en laisser l'ouverture fendue dans l’angle du lambeau. Si l’on taille deux lambeaux latéraux, l’artère court de plus grands périls encore. Ainsi, en faisant pénétrer le couteau d’avant en arrière pour tailler le lambeau interne, on peut traverser l’artère vers la base du lambeau, ou bien la tailler en bec de (lùte sur une très-grande longueur. Si dans ce cas on lie seulement l’extrémité libre de l’artère divisée, on est sûrement exposé à une hémorrhagie mortelle. C’est surtout à cause de cet accident que je regarde la méthode à deux lambeaux comme détestable. Ai-je besoin maintenant d’indiquer les vaisseaux qui doivent être liés après l'amputation de la cuisse? Il suffit de jeter les yeux sur la figure 2 pour voir qu’il y a trois vaisseaux principaux et quelques vaisseaux musculaires.
Pour recouvrir l’os, les chirurgiens ont employé divers moyens, et c’est pour cela qu’ils ont inventé tant de méthodes, tant de procédés. Le procédé delà quadruple incision est aujourd’hui généralement employé ; c’est aux leçons de M. Malgaigne que nous devons sa vulgarisation Ainsi, pour avoir suffisamment de parties molles, on incise : 1° la peau, 2° les muscles jusqu’à l’os, 3° les muscles restés adhérents ; 4° on détache ensuite les muscles de la surface de l'os jusqu’à une hauteur convenable; 5° enfin on coupe l’os au niveau des chairs préalablement rétractées avec une compre-se.
B J. BÉRAUD ANAT CHIRURG
Région «lu genou.
EXPLICATION
A. Coupe de la peau limitant la région.
B. Coupe du tissu cellulo-graisseux sous-culaué.