Nerf fourni par le ganglion oph
thalmique allant se ramifier dans la glande lacrymale et suivant le même trajet que l’artère lacrymale.
APPLICATIONS A LA PATHOLOGIE ET A LA MÉDECINE OPÉRATOIRE
La face externe de la région orbitaire nous présente sur son premier plan la capsule fibreuse de la glande lacrymale. La glande lacrymale s’enfonce plus ou moins profondément dans l’orbite. Si elle reste superficielle, l’extirpation peut être faite sans danger, parce que. la cavité orbitaire proprement dite ne sera pas ouverte. Si elle est trop profonde, cette opération sera difficile et souvent dangereuse. Aujourd’hui, on ne peut du reste penser à cette extirpation que pour des cancers ou des hypertrophies de cette glande. Le chirurgien qui la ferait pour remédier à un épiphora, comme on l’a proposé, serait blâmable.
Du reste, par la face externe cette région est efficacement protégée, de sorte que ses blessures sont très rares, et si elles pouvaient avoir lieu, ce serait le muscle droit externe qui recevrait la première lésion. Le muscle droit externe reçoit à lui tout seul un nerf spécial, c’est le nerf moteur oculaire externe ; aussi est-il moins sujet que les autres muscles aux troubles nerveux, et le strabisme externe est-il plus rare. Quand il existe, il est souvent dû à la paralysie du muscle droit interne qui reçoit ses nerfs de la 3e paire.
La section du muscle droit externe doit être faite un peu au-dessus de la commissure palpébrale. Souvent, après la section, le redressement ne s’opère pas ou reste incomplet, il faut alors couper le petit oblique, et pour cela il suffit d’agrandir l’incision en bas et en arrière. Pour favoriser la section de ces deux muscles, il faut recommander au malade de regarder le bout de son nez, c’est-à-dire de porter son œil en dedans.
Figure 2. — Région orbitaire.
Face externe. Plan profond.
A. Le globe oculaire.
B. Muscle droit externe coupé.