Nerf facial
APPLICATIONS A LA PATHOLOGIE ET A LA MÉDECINE OPÉRATOIRE
Cette figure fait comprendre quels sont les dangers qui menacent le chirurgien qui extirpe en totalité la parotide et qui a pénétré jusqu’au fond de la loge parotidienne. Il est évident que la carotide externe et la plupart de ses branches collatérales et terminales sont dans la même loge que la glande, et par conséquent difficiles à éviter. Il en est de même du nerf facial. Mais le fond de cette loge est séparé par une aponévrose assez résistante d’organes très importants, tels que la veine jugulaire interne, le spinal, le pneumo-gastrique, le glosso-pharyngien, le grand hypoglosse et la carotide interne un peu plus éloignée cependant de la glande par l’interposition des muscles styliens. L’artère occipitale et ses veines est aussi en dehors de la loge. Il suffit de signaler ces rapports pour qu’il ne soit pas nécessaire de dire combien il est important de ne pas franchir celte membrane fibreuse.
Les rapports profonds de la parotide avec les parois latérales du pharynx expliquent parfaitement pourquoi certaines tumeurs de la loge parotidienne font à la fois saillie au dehors et du côté de la cavité pharyngienne. Quand il en est ainsi, il faut s’attendre à de grandes difficultés et à de graves dangers pendant l’extirpation de la tumeur.
On a fait la compression sur la glande parotide (Desault) dans le but de l’affaisser et de l'atrophier, et de guérir ainsi certaines fistules salivaires. Malgré le succès obtenu par Desault, il est douteux que ce procédé puisse être regardé comme d’une certaine valeur. En effet, la parotide est d’un volume trop considérable et trop enfoncée dans la loge pour qu’elle n’échappe pas à la compression.
A. Coupe de la peau et du fascia graisseux sous-cutané.
B. Coupe sur la ligne médiane du corps du sphénoïde.