Veine faciale
A. Veine accompagnant l’artère faciale.
5, 6, 7. Vaisseaux lymphatiques.
8, 9. Rameau nerveux du facial.
APPLICATIONS A LA PATHOLOGIE ET A LA MÉDECINE OPÉRATOIRE
La présence de la glande accessoire dans la région génienne explique pourquoi des fistules salivaires venant non du conduit parotidien, mais de ses grains glanduleux, peuvent exister dans ce point comme au niveau de la région parotidienne, et peuvent guérir par les mêmes moyens. Cependant, il faut le reconnaître, les fistules salivaires de la région génienne seront presque toujours des fistules du canal de Sténon. Ces dernières fistules sont plus rebelles au traitement, et diverses méthodes ont été instituées pour les guérir; ce sont: 1° l’oblitération directe de l’ouverture fistuleuse ; 2° la dilatation du conduit naturel; 3” la création d’un conduit nouveau; 4° l’atrophie de la parotide elle-même.
Les plaies du canal de Sténon sont ordinairement produites par des instruments tranchants qui divisent complètement ce canal. Les deux bouts de cette section n’ont pas une grande tendance à s’écarter, ce qui fait que si on les maintient en rapport, on aura souvent une réunion, et la fistule salivaire ne s’établira pas. Pour éviter les fistules consécutives à ces faits, Boyer se conduisait ainsi lorsque la plaie pénétrait dans la cavité buccale. Il plaçait dans la moitié interne de l’épaisseur de la plaie, vis à-vis de l’ouverture accidentelle du canal, une mèche retenue par un fil qui embrasse sa partie moyenne, et qui, traversant le point le plus élevé de la plaie, sera fixé sur la joue à l'aide d’agglutinatifs. On laisse cette mèche jusqu’à ce que l’ouverture interne soit en quelque sorte rendue celluleuse et convertie en fistule interne ; l’externe se cicatrise promptement. C’est là aussi ce que l’on fait pour créer une voie artificielle à la salive quand la fistule est établie. (Procédés Déguisé pcre et de Monro.)
A la suite de brûlures ou de gangrène de la bouche, il se forme dans la joue des cicatrices qui, en se rétractant, amènent les mâchoires au conctat et les empêchent de s’écarter, de sorte que les malades finissent par ne plus pouvoir mâcher les aliments et parler. On a proposé divers moyens pour remédier à cet état. On a d’abord pensé à couper la cicatrice en travers et à introduire entre les arcades dentaires, ou en dehors de ces arcades, un coin de bois pour les écarter durant la cicatrisation nouvelle. Mais, à mesure que celle-ci s’opère, la rétraction du tissu cicatriciel suit son cours et reproduit le même degré de rapprochement. Carnochan, ayant cherché à abaisser la mâchoire après la section de la cicatrice, fractura l’os et essaya d’obtenir une pseudarthrose ; mais la consolidation s’étant opérée, il proposa la résection partielle du maxillaire, et cette idée fut réalisée par MM. Essmarch, Wilms et Dittl. De son côté, M. Rizzoli avait réussi après la section simple.
La section ou résection de l’os ne doit être tentée qu’après l’excision des cicatrices, et nous pensons que l’artieulatio temporo-maxillaire n’étant pas ankylosée, si l’on procède avec ménagement, on ramènera peu à peu les mouvements dans cette articulation et la souplesse dans les muscles qui l’environnent.
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Figure 1. — Région labiale.
Plan superficiel.
EXPLICATION
A. Coupe de la peau.
B Coupe de la couche sous^culanée.
Z. Fibres musculaires superficielles de l’orbiculaire de la lèvre inférieure.
. Fibres musculaires superficielles de l’orbiculaire de la lèvre supérieure.
E Fibres musculaires de l’orbiculaire des lèvres se dirigeant vers la cloison du nez.
F. Entrecroisement des fibres musculaires du grand zygo-
matique et du muscle orbiculaire des lèvres au niveau de la commissure labiale.
G. Muscle grand zygomatique dans la région labiale.
H. Fibres supérieures du triangulaire des lèvres et du peau-
eier s’entrecroisant avec les fibres de l’orbiculaire des lèvres.