‹ Atlas d'anatomie descriptive du corps humain (volume 2)Chapitre 46 sur 88 · Tome 111. PI · texte numérisé non relu

Tome 111. PI

tO CO

Emile Beau.adnaturam del

Offic litho. Auguste Bry, a Paris

(Suite de l'explication de la planche 49.)

au sommet et sur les bords du coccyx, par des fibres qui confondent leurs insertions avec celles de l’ischiococcygicn.

Muscles de l’urèthre. — De l’angle de réunion des deux racines du corps caverneux, et de la partie correspondante de la paroi supérieure de l’urèthre, naît une masse fibreuse et aréolaire, traversée par un grand nombre de vaisseaux et spécialement de veines de tout calibre, qui se porte en arrière, passe sous la symphyse en lui adhérant, et se prolonge jusqu’à la prostate et au col do la vessie. Cette masse épaisse, qui remplit l’intervalle compris entre la paroi supérieure de l’urèthre et la symphyse, a été désignée par M. Jarjavay, sous le nom de corps (ibro-spongieux. Elle se compose de deux parties étroitement unies : l’une supérieure, aréolaire, traversée par de grosses veines (plexus veineux de Santorini), dont les parois adhérentes restent béantes sur les coupes, et simulent des trous d'éponge; l’autre, inférieure, plus dense, purement fibreuse, qui donne insertion aux muscles de l’urèthre. La partie supérieure du corps fibro-spongieux, celle qui est traversée par le plexus veineux, a été enlevée; on l’étudiera sur la planche 41 (II). Sa partie inférieure constitue le raphé sus-uréthral, et est seule représentée sur notre figure.

Le raphé sus-uréthral forme une arcade fibreuse qui s’insère en avant, 13, sur la paroi supérieure delà portion spongieuse de l’urèthre, au niveau de la réunion des deux raeiues du corps caverneux, en arrière, 14, sur le ligament inférieur de la symphyse pubienne, et qui, dans toute sa longueur, se confond avec le bord inférieur du corps fibro-spongieux ; il repose sur la face supérieure du bulbe et de la portion membraneuse de l'urèthre. Linéaire en avant, au -dessus du bulbe, il s’élargit en 'arrière, en formant une bandelette horizontale presque aussi large que la portion membraneuse de Furèthrc; on n’aperçoit sur la figure que le bord droit de celte bandelette, celui qui s’insère au-dessous du pubis droit; l’autre bord, qui s’insère de la même manière au-dessous du pubis gauche, n’est pas visible, et son insertion postérieure a d’ailleurs été divisée pour les besoins de la préparation.

L’arcade fibreuse que nous décrivons sous le nom de raphé sus-uréthral, donne insertion dans toute sa longueur à des fibres musculaires; au niveau du bulbe, 13, elle donne naissance aux fibres moyennes du bulbocaverneux, 13 (comparez avec la pl. 47, fig. I, 9). Une partie de cette insertion est masquée sur la figure par un plan musculeux, 16, qui n’est pas constant, mais qui est très-fréquent, et qui a été déjà représenté sur la figure I de la planche 47 (12). C’est le muscle retractor urelhræ, qui vient de l’ischion, 1 7, et qui a été considéré à tort comme faisant partie du bulbo-caverneux. Le retractor urelhræ s’insère quelquefois sur les côtés du bulbe, et non sur le raphé sus-uréthral.

Muscle orbiculaire et muscle de Wilson. — Les fibres du bulbo-caverneux, recouvertes ou non par celles du retractor urelhræ, occupent d’avant en arrière un peu plus de la moitié de la longueur de l’arcade sus-uréthrale ; le reste de cette arcade donne insertion aux fibres du muscle orbiculaire de l’urèthre, 18. Ces fibres, nées des deux bords de cette arcade, et aussi de sa face inférieure, descendent sur les deux côtés de la portion membraneuse de l’urèthre, se recourbent sur sa face inférieure, et vont s’entrecroiser sur la ligne médiane, eu prenant part à la formation du raphé sous-uréthral (voy. pl. -48, fig. II, 6). Elles forment donc autour de la portion membraneuse, dans toute sa longueur, une sorte d’étui musculaire à double raphé, qui fait partie intégrante de la paroi uréthrale, et qui mérite le nom de muscle orbiculaire de l’urèthre (Jarjavay). La partie la plus postérieure de ce muscle, 19, insérée sur l'arcade sus-uréthrale, dans le point où elle adhéré à l’arcade pubienne, a été décrite comme un muscle particulier par Wilson, qui n’avait pas vu le reste du muscle orbiculaire. D’autres anatomistes, cherchant à vérifier la description de cet auteur, ont pensé que le muscle de Wilson n’était que le faisceau le plus antérieur du rclcveur de l’anus, confusion d’autant plus facile que le bord antérieur du releveur (9), et le bord postérieur du muscle de Wilson, se touchent dans une grande partie de leur trajet (on les a écartés sur la figure pour montrer la face latérale de la prostate) ; mais ils sont séparés par une lame aponévrotique, et d’ailleurs, lorsqu’on étudie la terminaison de ces muscles, on reconnaît que le muscle de Wilson est entièrement distinct du releveur, et qu’il fait partie de l’orbiculaire de Furèlhre.

FlG. II. — Le releveur de l’anus et le rectum.

Cette figure est uniquement destinée à montrer la continuité des fibres du releveur avec les fibres longitudinales du rectum; pour cela, on a dû détruire les autres connexions de ce muscle, et bouleverser tous les rapports des organes. 11 serait tout à fait superflu de décrire les diverses coupes qui ont été faites sur le releveur, pour disséquer et isoler les diverses couches et les divers faisceaux de ce muscle ; il faudrait une description longue et inutile pour mettre le lecteur en mesure de rétablir par la pensée des rapports qui ont été sacrifiés à la démonstration d’un détail tout spécial.

A, vessie; B, vésicule séminale et canal déférent du côté gauche; C, angle du pubis ; D, branche descendante du pubis renversée et retournée; E, la verge coupée à sa racine; F, la saillie du bulbe recouverte par le bulbocaverneux; G, face latérale gauche du rectum.

1, fibres du releveur encore en place et se continuant avec les fibres longitudinales du rectum ; 2, lambeau du releveur, obtenu au moyen d’une dissection qui a séparé les fibres les plus superficielles de ce muscle de scs fibres profondes; 3, faisceau qui se continue avec les fibres longitudinales du rectum; 4, faisceau qui passe en dehors du rectum et va se jeter, 3, dans le raphé ano-coccygien du releveur; 6, autre lambeau du releveur de l’anus, envoyant un faisceau, 7, sur la paroi musculeuse du rectum.

SPLMKMOLOGIE.

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