GÉNITO-URINAIRES
LE PÉRIMÉE DE L’HOMME. - COliCIIES PROFONDES.
FlG. I. — Le releveur de l’anus et les muscles de l’urèthre.
Vue latérale ; côté droit. On a conservé deux fragments du squelette pour montrer quelques insertions musculaires; mais ces pièces osseuses ne sont pas restées en place; ou les a disposées de manière à laisser voir autant que possible les connexions des muscles. Ainsi la face antérieure de la symphyse du pubis A, se trouve tournée vers le côté droit, et l’ischion B, qui aurait masqué la région de. la prostate, a été fortement attiré en arrière. On a détaché l’ischion par deux traits de scie qui n’ont pas besoin d’explication. Le reste de la branche ischiopubienne a été enlevé au moyen d’un trait de scie vertical C, pratiqué à 1 centimètre environ adroite de la symphyse; un autre trait de scie horizontal, et par conséquent perpendiculaire au précédent, D, a permis d’enlever la partie inférieure du pubis du côté droit, en conservant l’épaisse couche de tissu fibreux, qui remplissait l’angle de la symphyse. Ce second trait de scie a séparé de l’os un fragment anguleux qu’on n’aurait pu laisser eu place sans masquer l’insertion du releveur de l’anus, et du muscle orbiculaire de l’urèthre, mais on a conservé le périoste qui le recouvrait. La petite lame blanche qui se détache du bord inférieur de la symphyse, et qui est représentée eu E, se compose de ce périoste et de la partie correspondante du ligament inférieur de la symphyse, et reçoit l’insertion des fibres musculaires qui s’implantaient sur le fragment osseux détaché du pubis.
F, la verge relevée et vue de proGI ; G, face latérale droite du corps caverneux ; H, coupe de la racine droite du corps caverneux ; cette racine a été amputée au niveau de sa réunion avec la racine gauche; I, la racine gauche du corps caverneux ; on évitera de la prendre pour l’urèthre ; elle paraît, sur la figure, passer sous la symphyse pubienne, mais on a déjà dit que cette symphyse a été retournée; K, l’angle de réunion des deux racines du corps caverneux, donnant insertion au ligament suspenseur de l’urèthre; L, la portion pénienne de l’urèthre; le bulbe de l'urèthre et la portion membraneuse sont cachés par les muscles; mais on aperçoit en M une partie de la face latérale droite de la prostate, entre le bord postérieur du muscle orbiculaire de l’urèthre, et le bord antérieur du releveur de l’anus; N, l’ouverture anale ; la peau a été incisée circulairemeut autour de cette ouverture, et attirée en bas avec des épingles, afin de montrer la face latérale du sphincter.
Sphincter de l'anus. — 1, la moitié droite du sphincter de l’anus, vue par sa face externe; 2, fibres superficielles constituant le sphincter cutané; ces fibres, placées immédiatement sous la peau, s’entrecroisent de droite à gauche en avant de l’anus, et forment un petit faisceau médian, 3, qui se termine en pointe dans le fascia super (icialis du périnée, 4, sans s’entrecroiser avec les fibres du bulbo-caverucux, qui sont sur un plan plus profond ; les fibres profondes du sphincter, 5, s’entrecroisent au-dessus des précédentes, et vont se jeter dans le raphé central du périnée, 6, où elles s’entrecroisent avec les fibres postérieures du bulbo-caverneux. Ce raphé et cet entrecroisement se font sur la ligne médiane, et ne sont pas visibles sur les vues de profil. (Voy. les pl. 47 et 48.)
Releveur de l’anus. — Lorsqu’on dissèque ce muscle par le bassin, on aperçoit sur la face interne de l’os coxal, après avoir enlevé le péritome, une arcade aponévrotique à peu près horizontale, qui commence en arrière sur le bord antérieur de l’épine sciatique, qui passe au-dessus du bord supérieur du trou obturateur, suit la face postérieure de la branche horizontale du pubis, et va se terminer en avant, tout près de la ligne médiane, sur la partie inférieure de la face postérieure du pubis. Dans son trajet curviligne, cette arcade est exactement appliquée sur la paroi du bassin, mais elle est séparée du squelette dans sa partie moyenne par l’aponévrose du muscle obturateur interne, sur laquelle elle s’insère. C’est sur cette arcade que le muscle releveur de l’auus prend son insertion supérieure ou insertion fixe.
Sur la figure, le muscle releveur de l’anus, du côté droit, a été préparé par sa face latérale externe. On a enlevé la branche horizontale du pubis et sa branche descendante, le muscle obturateur et son aponévrose; l’arcade d’insertion du releveur de l’anus, détachée de son insertion sur l’épine sciatique, a été isolée dans toute sa longueur; son extrémité postérieure, 7, celle qui s’insérait sur l’épine sciatique, a été attirée en arrière avec un crochet; son extrémité antérieure, 8, est restée attachée au pubis par l’intermédiaire du périoste. Presque toutes les fibres du releveur de l’anus naissent sur cette arcade; toutefois, les plus antérieures, 9, s'implantent directement sur la partie inférieure de la face postérieure du corps du pubis. Ces fibres antérieures semblent former un faisceau distinct sur la figure, parce qu’on a dû les rejeter un peu en arrière pour montrer la face latérale de la prostate, et pour séparer le releveur de l’orbiculaire de l’urèthre (ou muscle de Wilson) ; avant que ce faisceau eût été écarté, les deux muscles se touchaient par leur bord et paraissaient se confondre ; on sait que beaucoup d'auteurs ont considéré le muscle de Wilson comme une dépendance du releveur de l’anus.
Les fibres du releveur, nées comme on vient de le voir, descendent sur les côtés du bassin, en se dirigeant vers la ligne médiane, et décrivent une courbe dont la concavité est tournée en dedans et en haut. La plupart de ces fibres s’entrecroisent sur la ligne médiaue avec celles du muscle du côté opposé; les deux muscles réunis forment ainsi une large sangle musculaire, qui passe au dessous de la vessie et de la prostate, et qui est traversée par l’extrémité inférieure du rectum. Les fibres les plus antérieures, ou prêrectales, 9, passent sous la prostate, en s’entrecroisant au devant du rectum avec celles du côté opposé. Les suivantes, ou recto-vésicales, 10, se portent sur les côtés du rectum, et se réfléchissent de bas en haut pour se continuer avec les fibres longitudinales de cet intestin (voy. fig. II); d’autres se réfléchissent de la même manière, en se jetant sur la face inférieure du col de la vessie, et en se continuant avec les fibres longitudinales de cet orgaue. Plus en arrrière, les fibres précoccygiennes, 1 1, qui constituent la plus grande partie du releveur, remplissent tout l’intervalle qui sépare l’anus du coccyx, et s’entrecroisent sur la ligne médiaue avec celles du côté opposé, en formant un raphé fibreux, connu sous le nom de ligne blanche ano-coccygienne ; l’extrémité antérieure de ce raphé se continue sans ligne de démarcation avec le raphé postérieur du sphincter anal. Enfin, les fibres les plus postérieures, 42, vont s’insérer
t. s. v. p. au sommet
l’orne III . PI. C9
Emile Beau ad naturamdel
Oflîc Luho. Auguste Bxy, à Paris