‹ Atlas d'anatomie descriptive du corps humainChapitre 12 sur 65 · IM · texte numérisé non relu

IM

APPAREIL DIGESTIF

VAISSEAUX 1)E LA LAAGUE^

’ig. I . Aiicres et veines de la langue.

A, coupe de la mAchoire inrérieure ; B, coupe de la mâchoire supérieure; C, grande corne de l’os hyoïde; 1), carlilage Ihyroïtie; E, membrane thyro-lhyoïdienne ; F, apophyse slyloïdc; G, face dorsale de la langue; H, muscle génioglosso ; J, J, muscle hyoglosse coupé pour laisser voir le passage del’arlére linguale; K, muscle slyloglosse; L, L, deux petites glandes sous-muqueuses situées sur les parties latérales de la hase de la langue.

1, artère carotide primitive; 2, 2, artère carotide interne; 3, artère carotide externe; 4, tronc de la carotide externe coupé ; sur ce sujet, la bifurcation de la carotide primitive s’opère plus haut que de coutume; il eu résulte que la carotide externe est très-courte, que l’artère linguale et l’artère faciale naissent par un tronc commun, ;i, et que l'artère linguale, au lieu de se diriger en haut à son origine, est obligée de descendre pour reprendre sa situation normale au-dessus de la grande corne de 1 os hyoïde; 6, 6, arlère linguale ; cette artère est horizontale le long du bord supérieur de la grande corne de l’os hyoïde ; à ce niveau, elle passe immédiatement au-dessous du muscle hyoglosse, puis elle redevient ascendante, gagne la face inférieure de la langue et redevient de nouveau horizontale, 7, en prenant le nom à.’ artère ranine. Dans son trajet, l’artère linguale fournit deux branches principales (jui ont reçu des noms particuliers; ce sont : l’artère dorsale de la langue, 8, et l’artère sublinguale, 9. dette dernière artère, destinée surtout à la glande sublinguale, a été coupée près de son origine, lorsque cette glande a été enlevée par la dissection.

tO, artère faciale ou maxillaire externe, naissant d’un tronccommun avec la linguale, et coupéeprès de son origine ; 1 1, artère palatine inférieure, branche de la précédente ; 12, vaisseau pharyngien; 13, rameau palatin proprement dit, ou mieux staphylin; 14, artère thyroïdienne supérieure.

15, veine jugulaire interne; 10, veine faciale, attirée cubas et en arrière pour laisser voir le reste de la préparation. Cette veine, au moment de se jeter dans la jugulaire interne, reçoit ordinairement les veines de la langue.

17, veines linguales profondes, ou veines satellites de l’artère linguale; ces petites veines, au nombre de deux de chaque côté, accompagnent exactement l’artère dans ses flexuosités, et l’enlacent par leurs anastomoses transversales; 18, veines ranines-, ces veines, comparables aux veines superficielles des membres, n’accompagnent aucune artère, elles sont beaucoup plus volumineuses que les précédentes; placées immédiatement sous la muqueuse dans la plus grande partie de leur trajet, elles occupent en avant la face inférieure, et plus en arrière le bord de la langue; au nombre de deux ou trois de chaque côté, elles décrivent des flexuosités très-étendues, s’anastomosent largement entre elles, et, parvenues sur les côtés de la base de la langue, se réunissent en un tronc commun, 19. Ce tronc s’accole au nerf lingual, passe en dehors du muscle hyoglosse, et va se jeter le plus souvent dans la veine faciale.

Fig. 11. Distribution des artères à la face inférieure de la langue.

A, carotide primitive; B, carotide externe; C, thyroïdienne supérieure; D, os hyoïde; E, pointe de la langue ; F, .slyloglosse ; G, hyoglosse détaché de l’os hyoïde et attiré en haut et en dehors ; 11, muscle lingual profond; 1, muscles génioglosses coupés.

1, artère linguale; 2, origine do l’artère dorsale de la langue. Cette arlère, ascendante dans la première partie de son trajet, monte cuire l’hyoglosse et le lingual profond pour atteindre les bords de la base de la langue {voy. lig. III); 3, artère sublinguale coupée à peu de dislance de son origine; 4, rameau hyoïdien provenant tantôt de celte artère et tantôt du tronc môme de la linguale; ce rameau se dirige en bas vers le corps de l’os hyoïde, puis se recourbe en dedans et s’anastomose en arcade avec son homologue, au-devant des insertions hyoïdiennes des muscles génioglosses ; 5, artère du filet, naissant du rameau sublingual, et gagnant le frein de la langue; fi, arlère ranine ; cette artère, profondément placée dans l’épaisseur delà langue, occupe le fond du sillon qui sépare le muscle génioglosse du muscle lingual profond ; elle parcourt ce sillon dans toute sa longueur et s’anastomose en arcade avec son homologue, près de la pointe de la langue. Presque tous les rameaux que fournil celte arlère naissent de son côté supérieur et externe; ils sont nombreux et pénètrent dans la substance de la langue, où ils se distribuent.

Fig. III. Artères dorsales de la langue.

A, muqueuse linguale ; B, V lingual; C, ouverture supérieure du larynx ; l), épiglotte; E, amygdale attirée en dehors ; F, muscle glosso-staphylin .

t, arlèrelinguale; 2, portion verticale de l’artère dor.iale delà langue; parvenue sur les côtés de la base de la langue, cette artère passe en dedans du muscle glosso-staphylin, se rétléchil et devient à la fois transversale et horizontale; elle se place dans l’épaisseur de la couche musculaire la plus superficielle delà base delà langue, cl s’anastomose avec son homologue par une ou deux arcades transversales, 3, 3. Les artères du dos de la langue proviennent de ces arcades : les unes s’enfoncent dans l’épaisseur de la langue; d’autres se dirigent en avant et parviennent obliquement à la muqueuse, en avant du V lingual; d’autres enfin gagnent directement la muqueuse de la base de la langue, et se distribuent principalement dans les glandules de celte muqueuse.

O ra P O ^ ô

Page 1