DES GLANDES SALIVAIRES
La plupart îles figures de celle planche représenlent des pièces finement injectées. Les injectinns ont élé complètes, c’est-àdire que le liquide ronge injeclc dans les artères a rejoint, dans les capillaires, le liquide hlcu poussé dans les veines. 11 en résulte que les capillaires les plus rappioelies des veines sont bleus, et ijiie ceux iiui avoisinent les artères sont rouges; mais cette ditièrence de couleur n’imp!i([ue pas une dillérence de structure, et les expressions de capillaires artériels^ capillaires veineux, qui seront employées dans l’explication de cette planche, sont toutes conventionnelles.
Fig. 1 . Fragment de la muqueuse qui tapisse la face interne des joues ; sujet adulte. Grossissement, 12 diamètres. Les vaisseaux sont nianirestement disposés en deux couches; presque partout les veines sont plus superficielles que les artères. Les dernières veinules, c’est-à-dire les petites veines qui succèdent immédiatement aux capillaires, constituent un réseau fort riche et fort irrégulier dont les mailles laissent apercevoir les artérioles de la couche profonde. Les veines sont beaucoup plus nombreuses que les artères. Les capillaires, tant artériels que veineux, ont partout le même calibre et présentent A, H, G, des sinuosités très-nombreuses et très-régulières.
Fig. 2. Muqueuse labiale du même sujet. IG diamètres. Les veinules sont plus superficielles que les artérioles; leur prédominance est encore plus marquée que sur la lig. 1. Files formeut un réseau assez régulier, dont les mailles sont très-longues et très-étroites. Elles cachent presque complètement la couche artérielle. Les capillaires, visibles seulement sur les limites de la préparation. A, sont légèrement sinueux.
Fig. 3. Follicules muqueux de la langue, en arrière du V lingual. 8 diamètres. A, B, deux cryptes ou follicules muqueux. Leur orifice, plus rétréci que leur cavité, est entouré d’un bourrelet circulaire. 1, 1, veinules de la muqueuse linguale; 2, 2, artérioles situées sur un plan un peu plus profond, accompagnant les veinules. Les vaisseaux longent les bourrelets qui entourent les cryptes et donnent deux ordres de capillaires. Les uns, 3, 3, destinés à la muqueuse proprement dite, s’anastomosent en mailles larges, quadrilatères ou pentagonales; les autres, 4, 4, destinés aux follicules, forment un réseau beaucoup plus serré. Ils sont presque rectilignes, généralement perpendiculaires à la direction du bord correspondant du follicule. Parvenus à la partie la plus saillante du bourrelet, ils se réüécbissent et pénètrent avec la muqueuse dans le crypte vers le fond duquel ils convergent.
Fig. 4. Grosses pupilles ou papilles à calice. Par une disposition qui n’est point rare, il existe ici deux papilles, A et B, dans le meme calice. On n’aperçoit que l’extrémité libre, brusquement tronquée de ces papilles, l eur extrémité adhérente, beaucoup plus étroite, s’insère dans le fond du calice. C, rebord circulaire qui entoure le calice. Ce rebord est constitué parun pli de la muqueuse. On voit, en D, E, F, le pli principal se diviser en plusieurs plis secondaires que séparent des sillons concentriques. Des dépre.-sions moins profondes. G, H, perpendiculaires aux plis précédents, les subdivisent à leur tour en petits mamelons. L’exagération de cette disposition donne naissance aux petites papilles. 1, K, papilles coniques. 1, vais, seaux de la muqueuse autour du calice; ces vaisseaux devenus capillaires forment sur le bourrelet qui entoure le calice, 2, un réseau à mailles arrondies. Ils se réfléchisent sur le bord de ce bourrelet et pénètrent dans le calice; parvenus à l’extrémité adhérente de chaque papille, ils remontent sur sa surface externe pour venir constituer sur son extrémité libre l’un des réseaux les plus fins et les plus serrés de l’économie.
Fig. 5. Petites papilles de la partie moyenne de la langue. 12 diamètres. A, extrémité antérieure de la préparation; B, son extrémité postérieure. Les petites papilles sont naturellement renversées en arrière et imbriquées les unes sur les autres. G, 1), papilles cylindriques ou filiformes. E, papille fungiforme. 1, extrémité adhérente ou pédicule de cette papille; 2, son extrémité libre, renllée. Les vaisseaux de ces difl'érentes papilles sont capillaires, très-nombreux, superficiels, parallèles à l’axe de la papille, et forment, par leurs anastomoses, des réseaux à mailles étroites et longues.
Fig. G. Amygdale grossie trois fois. Elle a été retirée de l’excavation amygdalienne. A, B, plis de la muqueuse autour de l’amygdale- G, l), orifices des grands cryptes ou follicules muqueux, en tout semblables à ceux qui existent à la base de la langue et qui sont représentés sur la fig. 3 ; E, F, orifices des petits cryptes amygdaliens; G, dépression irrégulière qui existe au sommet de l’amygdale, et dans laquelle viennent s’ouvrir en 11, 1, les cryptes profonds de cette masse glanduleuse. Gette dépression n’existe pas chez tous les sujets; d’autres fois elle est tellement prononcée que l’amygdale a la forme d’une poche dans laquelle s’ouvrent tous les follicules muqueux.
Fig. 7. Gluudules salivaires labiales. 8 diamètres. A, muqueuse labiale vue par sa face profonde ou adhérente; B, G, D, glandules labiales. I, branches vasculaires destinées aux glandiiles et à la muqueuse. Ges branches sont à peu près parallèles au bord libre de la lèvre; les glandules sont placées sur leur trajet. Les artères sont en général situées en avant des veines, c’est-à-dire plus profondément qu’elles par rapport à la muqueuse ; il n’y a qu’une veine pour chaque artère. 2, 3, vaisseaux nourriciers des glandules pénétrant dans leur épaisseur par un point de leur face profonde. Les plus grosses de CCS glandules, B et G, reçoivent en des points dill’érents deux paires de vaisseaux nourriciers. 4, réseau capillaire profond de la muqueuse labiale.
Fig. 8. Portion de la glande parotide, grossie deux fois. On a injecté du mercure par le'canal de Sténon jusque dans les dernières cavités de la glande ; une substance rouge, .solidiliable, a été poussée par-dessus le mercure; les viCisseaux ne sont pas injectés. A, l’un des troncs excréteurs qui par leur réunion constituent le canal de Sténon; B, G, ramifications de ce tronc par voie dichotomique ; l), E, lobes ou lobules de la parotide. 1, 2, ’3, petits conduits excréteurs des lobules. Ges conduits pénètrent dans l’épaisseur de chaque lobule et s’y ramifient par voie dichotomique. Quelques-unes de leurs ramifications, 4, 5, plus superficielles que les autres, sont visibles à la surface des lobules; G, petites saillies globuleuses que produisent à la surface des lobules les vésicules glandulaires distendues par le mercure.
Fig. 9. Coupe d’un lobule de la parotide, IG diamètres. 4, conduit excréteur central du lobule; 2, 3, ses ramifications qui se subdivisant à leur tour plusieurs l’oi.s, ib-viennent microscopiques et se continuent insensiblement avec la cavité des vésicules glandulaires; 4 5, vésicules glandulaires.
appareil digestif.