STRUCTURE DE LA RATE
Fio. Vl-X.
La rate est une glande sanguine dont la structure est presque aussi inconnue que les fonctions. Elle possède une capsule fibreuse dont la face profonde donne insertion de toutes parts à une multitude de trabécules ou cloisons incomplètes. Celles-ci s’entrecroisent à l’infini dans l’épaisseur de la rate, dont elles forment en quelque sorte le squelette, et elles interceptent des aréoles inégales, irrégulières, qu’on a prises pour des cavités, et qu’on a désignées sous le nom de cellules de la rate. Ces prétendues cavités communiqueraient toutes les unes avec les autres, communiqueraient aussi avec les veines, et renfermeraient une sorte de bouillie de couleur lie de vin, la boue splénique. Ce sont là autant d’erreurs résultant de ce qu’on a étudié des rates altérées par le ramollissement cadavérique ou par des injections. A l’état normal, il n’y a point de boue splénique; la substance contenue dans les aréoles est solide, quoique fort molle. Quehjues heures après la mort, surtout chez les individus qui ont succombé à des fièvres continues, elle se ramollit et devient dilfluente; elle se transforme ainsi en boue splénique : celle-ci ne communique nullement avec la cavité des veines; mais si l’on vient alors à pousser une injection, soit par l’artère, soit par la veine, le liquide injecté rompt les parois des vaisseaux, se mêle à la boue splémque, et parait pénétrer dans des caviiés qui cependant n’existent pas. Une injection d’eau poussée pendant vingt-quatre heures entraîne toute la boue splénique et ne laisse que le squelette de la rate, sous la forme d’un tissu décoloré, aréolaire, comme spongieux,
T. S. V. P. qu’i
Jome lli. PI. 35
P Broca ad naturam def Emile Beau Lith
Ofiic Lilho AujÇustt BT],a?am
{Suilc de l'exjiticalion de la planche 3C.)
ramène le sang du tissu cellulaire et des ganglions situés sur le rôle gauche de l’aorte cl de la colonne vcrtéhra'e ; dans l’intérieur de la glande, la grande veine surrénale chemine au sein de la substance médullaire, suivant l’axe de l’organe, recevant ohliquementde nomhieuses veinules dont la disposition presque régulière rappelle celle des barbes d’une plume.
Fie. V-Xll. — Ktriii’tnre luicroscopiiiiie «le» Hiirri'iiales.