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LÉSIONS PARASITAIRES DE LA PEAU

Par son contact avec les agents extérieurs, la peau est, plus que tout autre organe, exposée au traumatisme et au parasitisme. Si le traumatisme de la peau ne doit pas nous occuper, il nous est impossible de passer sous silence l'un des groupes les plus naturels des affections cutanées, celui des lésions parasitaires. Ces lésions présentent plusieurs types nettement distincts, dont quelques-uns sont fournis par les observations suivantes :

PI. aa fig. 4 ^^^' («CCXV. Phchisie palmonalre ef pityriasis ▼ersieolor. — L .., âgé de vingt-

et i. sept ans, cultivateur, est admis le 4 0 juin 1 870 à THôtel-Dieu, salle Sainte-Agnès, n" 4,

pour une affection de poitrine qui a débuté il y a environ une année. Cette affection se traduit par de la toux, de Texpectoration et les différents signes indicateurs de cavernes pulmonaires. Outre son affection thoracique, ce malade présente une altération d'une assez grande étendue de la surface cutanée. Toute la région antérieure du thorax offre des taches irrégulières, d*un jaune sale, café au lait, de la largeur d'une lentille, couvertes d'une légère exfoliation épidermique. Les parties latérales de la poitrine, le dos et les épaules, sont le siège de taches semblables, mais plus confluentes et plus étendues. Ces taches se retrouvent encore au niveau des coudes et de la région antérieure de Tabdomen. Des squames épidermiques qui en proviennent, après raclement de l'épiderme, laissent voir çà et là, entre les couches épithéliales, des amas de spores arrondies de plusieurs centièmes de millimètre de diamètre, et quelques filaments cylindriques, rares, courts, non articulés ( Microsporoii furfur, Ch. Robin). Le 2i juin, le malade quitte l'hôpital pour la maison de convalescence de Vincennes.

Le champignon parasite observé dans ce cas, encore connu sous le nom de Mycoderma Eichstadtii^ peut vivre pendant longtemps à la surface du corps ; il est transmîssible de l'homme à Thomme et ne serait, d'après Rallier, qu'une des formes (forme Achorion) de VAspergillus glaucus, qui végéterait et produirait des conidies entre les cellules du réseau muqueux de Malpighi. Ce

2*, »• et 2'.

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